Une cérémonie d’hommage a été organisée vendredi 16 janvier 2026 au siège du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), en l’honneur de la journaliste Chadha Hadj Mbarek, quelques jours après sa libération.
En présence de journalistes, de syndicalistes et de proches, Chadha Hadj Mbarek a pris la parole pour exprimer sa gratitude envers celles et ceux qui l’ont soutenue tout au long de cette épreuve judiciaire. Elle a tenu à remercier ses confrères journalistes, le SNJT pour son accompagnement constant, ainsi que son avocat, saluant son engagement et les efforts qu’il a déployés dans la défense de son dossier. « Je n’ai pas comploté contre le pays. Je me suis défendue, j’ai me suis battue pour mon innocence et je continuerai à me défendre devant la Cour de cassation », a-t-elle déclaré, affirmant sa détermination à poursuivre les voies de recours prévues par la loi.
Un geste fort de solidarité envers la liberté de la presse
Au cours de la cérémonie, un bouquet de fleurs lui a été remis par Zied Dabbar, président du SNJT, en signe de solidarité et de reconnaissance. Ce geste symbolique a été salué par l’assistance comme un message de soutien à la journaliste et, plus largement, à la liberté de la presse et à l’indépendance du travail journalistique.
À l’aube du mercredi 14 janvier 2026, la chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a confirmé la décision rendue en première instance pour l’ensemble des prévenus, à l’exception de Chadha Hadj Mbarek. La peine prononcée à son encontre, en lien avec les poursuites pour atteinte à la sûreté extérieure de l’État, a été allégée et ramenée de cinq ans de prison ferme à deux ans de prison avec sursis.
La juridiction a également prononcé un non-lieu en faveur de la journaliste concernant plusieurs chefs d’accusation particulièrement graves. Il s’agit notamment des poursuites liées à la tentative de modification de la forme de l’État, à l’incitation à l’armement entre citoyens, ainsi qu’à la provocation du désordre, du meurtre et du pillage sur le territoire national. Ces faits relevaient des dispositions de l’article 72 du Code pénal, qui concerne les crimes portant atteinte à la sûreté de l’État.
N.J











Commentaire
zaghouan2040
ET a part ses collègues et avocats, qui mesure la tragédie personnelle que vit cette journaliste ??