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Éducation : Noureddine Nouri rêve de robotique et de clubs artistiques dans les écoles

Par Nadya Jennene

Le ministre de l’Éducation, Noureddine Nouri, a récemment exposé sa vision pour transformer l’école tunisienne en un espace créatif et stimulant, dépassant les seules leçons et examens. « Nous ne souhaitons pas que l’école soit seulement un espace pour les leçons et les épreuves », a‑t‑il déclaré jeudi 15 janvier 2026, promettant des activités culturelles, artistiques et scientifiques capables de révéler les talents des élèves et de favoriser leur développement personnel.

Le ministre a salué l’excellence de certains élèves dans des clubs scientifiques, la robotique ou les programmes technologiques, évoquant même des performances reconnues à l’international. Pourtant, ces succès concernent une minorité, souvent dans des établissements mieux dotés ou des zones urbaines privilégiées, laissant de côté des milliers d’élèves qui peinent à accéder aux conditions minimales d’apprentissage.

Briser le cloisonnement entre enseignement théorique et activités extra-scolaires est, pour lui, essentiel : ces activités permettent aux élèves de découvrir et d’exploiter leurs talents dans les arts, la culture, les sciences ou la technologie, tout en renforçant des compétences transversales comme la créativité, le travail en équipe et l’esprit critique, selon ses dires.

Si cette déclaration met en avant un idéal séduisant, elle semble décalée par rapport aux réalités du terrain. Les élèves tunisiens continuent de faire face à des conditions matérielles souvent précaires. Dans de nombreuses écoles rurales, les infrastructures sont insuffisantes, certains établissements ne disposant même pas de salles de classe adaptées. Le manque de ressources pédagogiques et de personnel qualifié reste criant, rendant toute ambition de réforme difficile à mettre en œuvre.

L’accent mis sur les activités extrascolaires, si pertinent sur le plan pédagogique, ne peut compenser les défaillances structurelles du système. Le décalage entre les annonces ministérielles et la réalité quotidienne — violences scolaires en hausse, manque de sécurité, classes surchargées — met en lumière l’urgence d’une réforme concrète et pragmatique, qui priorise l’amélioration des infrastructures et des ressources avant de rêver de laboratoires de robotique et d’ateliers artistiques. 

N.J

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Commentaire

  1. Mhammed Ben Hassine

    16 janvier 2026 | 16h52

    Mais laisser le rêver à ma connaissance rêver n’est interdi