Le président français Emmanuel Macron a proposé, dimanche 18 janvier 2026, que l’Union européenne active son « instrument anti-coercition » en réponse aux menaces américaines liées au Groenland. Cette décision fait suite aux déclarations du président américain Donald Trump, qui a menacé d’imposer des surtaxes douanières à plusieurs pays européens s’ils s’opposaient à son projet d’acquisition de l’île arctique, une région stratégique pour la sécurité en Arctique.
Un outil inédit au service de la riposte européenne
L’« instrument anti-coercition » est un mécanisme puissant adopté par l’UE en 2023, mais jamais encore utilisé. Conçu comme une mesure de dissuasion, il permet à l’Union de répondre aux pressions économiques jugées abusives de pays tiers, en imposant notamment des restrictions sur les importations, l’accès aux marchés publics, ou encore certains investissements. Selon le commissaire européen au commerce, Valdis Dombrovskis, cet outil permettra à l’UE de « défendre avec plus d’assurance nos droits et intérêts légitimes ».
D’après les textes européens, la coercition économique se caractérise par une mesure ou menace affectant le commerce ou les investissements, dans le but d’interférer dans les choix souverains de l’Union ou d’un État membre. L’activation de ce mécanisme, proposée par Emmanuel Macron, survient alors que Bruxelles met en garde contre tout risque d’escalade commerciale.
Huit pays européens unis face aux menaces américaines
Face aux menaces de surtaxes douanières brandies par Donald Trump, huit pays européens — la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Finlande, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède et le Danemark — ont publié dimanche un communiqué commun affirmant leur solidarité avec le Danemark et le peuple groenlandais. Ils ont souligné leur engagement, en tant que membres de l’OTAN, à renforcer la sécurité de l’Arctique, un intérêt stratégique partagé entre l’Europe et l’Amérique du Nord.
Ces pays ont par ailleurs annoncé leur participation à la mission militaire « Arctic Endurance », un exercice organisé par le Danemark avec des alliés de l’OTAN, destiné à assurer la stabilité dans la région.
Tentative de déminage diplomatique
Dans ce contexte tendu, Giorgia Meloni cherche à préserver son alliance avec Trump tout en maintenant des liens solides avec l’Europe. La cheffe du gouvernement italien a notamment exprimé son désaccord avec l’idée d’augmenter les droits de douane contre les pays européens impliqués dans la sécurité du Groenland.
En déplacement à Séoul, elle a dénoncé une « erreur » et une « mauvaise interprétation » des intentions européennes par Washington. Selon elle, la présence militaire européenne ne vise pas à s’opposer aux États-Unis, mais à sécuriser une zone face à des acteurs jugés potentiellement hostiles, comme la Russie ou la Chine.
Pour clarifier la situation, Giorgia Meloni a indiqué avoir contacté directement Donald Trump par téléphone, tout en annonçant qu’elle s’entretiendra prochainement avec les autres dirigeants européens pour coordonner une réponse commune.
R.B.H











5 commentaires
Vladimir Guez
Le but premier n’est pas le Groenland. Il peut l’annexer quand il le veut personne ne pourra s’y opposer.
L’objectif est la dislocation de l’UE a un moment ou elle est affaiblie par la signature du mercosur malgré l’opposition de la France (lachee par l’Italie soit dit en passant).
Les allemands ont gros a perdre dans une guerre commerciale avec les EU. C’est le maillon faible sur lequel les US vont jouer.
HatemC
La sortie honorable se dessine déjà pour Trump
Déplacer le débat du “rachat” à la “sécurisation”
L’Europe refuse toute cession territoriale (ligne rouge respectée)
Mais acceptera un accord de sécurité arctique renforcé USA–UE–Danemark
Trump peut dire :
“I didn’t buy it, I secured it.”
L’Europe peut dire :
“Nous avons défendu la souveraineté.”
On verra se pointer des concessions possibles du côtés Européens:
– Extension officielle des bases américaines existantes
– Commandement opérationnel OTAN confié aux États-Unis en Arctique
– Priorité aux entreprises américaines pour certaines infrastructures
– Accès renforcé aux données de surveillance arctique
CONTROLE REEL SANS TRANSFERT DE PROPRIETE et le Danemark OUT.
Sortie élégante :
Trump annonce une “suspension conditionnelle” des surtaxes
L’UE suspend l’instrument anti-coercition (sans l’activer)
Les deux camps parlent de désescalade responsable
Aucun camp ne “recule”, chacun “ajuste”.
La sortie honorable existe si l’Europe accepte une vérité simple :
On ne gagne pas contre Trump en l’humiliant.
On s’en sort en lui donnant une victoire contrôlée … c’est de la diplomatie
La diplomatie, la vraie, c’est ça il me semble
– ne pas humilier l’adversaire
– lui offrir une victoire qu’il peut vendre
– tout en protégeant ses intérêts réels
C’est du Machiavel pur, … HC
HatemC
L’Europe (de quelle Europe on parle ? ) répond avec des outils… pas avec une stratégie.
L’activation de l’instrument anti-coercition, telle que présentée par Macron, révèle une chose très inquiétante …..
L’Europe traite Trump comme un différend commercial, alors que Trump parle de puissance, de territoire et de sécurité.
Activer l’instrument anti-coercition, sur le papier, c’est « puissant ».
Mais dans la réalité il n’a JAMAIS été utilisé donc aucune crédibilité dissuasive.
Trump lui agit en jours, l’UE en mois, là on peut dire que cet outil n’est pas dissuasif pour Trump
L’instrument anti-coercition est très difficile à activer …
CE N’EST PAS UN BOUTON ROUGE QUE MACRON PEUT PRESSER TOUT SEUL
Il faut une majorité qualifiée des États membres, Giorgia Meloni est très claire, même si elle reste polie, elle refuse l’escalade commerciale, elle parle directement à Trump contrairement à Macron, elle cherche le compromis, pas la confrontation, elle a déjà dit NON à Macon poliment …
Elle signera peut-être des communiqués de solidarité … mais elle ne soutiendra pas une vraie activation punitive de l’instrument.
La Pologne, les pays baltes, l’Europe de l’Est …. silence très calculé ?
Ces pays ont une logique simple :
Les États-Unis = garantie de sécurité face à la Russie
Trump ou pas Trump, Washington reste vital
Donc :
Ils ne contrediront pas Macron ouvertement … mais ils ne s’aligneront jamais contre Trump
ATTENTION
Macron apparaît isolé… et c’est dangereux pour la France
Macron adopte une posture …
– très moralisatrice
– très frontale
– très médiatique
Mais :
– sans coalition solide
– sans levier réel
– sans plan B économique
Résultat :
La France risque de payer le prix d’une ligne dure que les autres n’assumeront pas.
En Résumé
L’instrument anti-coercition est une arme trop lourde, trop lente, trop divisive
– L’Italie ne suivra pas
– La Pologne et l’Est ne suivront pas
– L’Allemagne hésitera
– Macron risque de parler fort … seul
Une sortie honorable des deux côtés est possible, mais elle exige d’abandonner les postures publiques et de revenir au réalisme diplomatique …. HC
a.naamani
Malheureusement la politique de Trump n’arrange personne même lui ainsi que son propre pays les états unis , parce que ça risque de finir dans le sang ? Peut-être ça arrange Poutine parce que si jamais ça dégénère en Europe entre européens et états-uniens bien sur c’est le rêve du russe qui aura les mains libres pour finir son travail c’est à dire la reconstitution de l’union soviétique et qui aura la suprématie rêvée
Gg
Trump fait du Trump avec excès.
Il vise à diviser l’Europe, à la fragiliser.
Etrange comportement vis à vis de son allié le plus important, stratégiquement et économiquement.
Le plus important est peut être qu’il prend le risque de casser aussi la confiance indéfectible qui jusqu’ici lie les US et l’Europe, y compris au sein de l’OTAN.
Comprends pas…!
D’autant que par des accords commerciaux il pourrait faire l’économie de ce bras de fer.