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En photos et vidéos – Fortes pluies, inondations et chaos routier : la Tunisie face à des intempéries majeures

Service IA, Business News

Depuis le 19 janvier 2026, plusieurs régions du Nord de la Tunisie, notamment le Grand Tunis et Nabeul, sont en proie à des intempéries d’une intensité rare, avec des pluies torrentielles, des inondations massives et une mobilisation des autorités pour faire face à la situation.

Des pluies diluviennes frappent le Grand Tunis

Ce lundi, de fortes précipitations se sont abattues sur le Grand Tunis, provoquant l’inondation de nombreuses artères urbaines et perturbant la circulation dans plusieurs quartiers. Les routes ont été submergées, des véhicules bloqués et des habitants ont eu des difficultés à se déplacer, comme le montrent de nombreuses vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

Cité Ennasr

La Marsa

Cité Ettadhamen

Kheireddine – La Goulette

Des eaux boueuses ont envahi les rues sur de longues distances, isolant des quartiers entiers et laissant véhicules et habitations encerclés par les flots. L’ampleur des inondations témoigne de la violence des intempéries qui ont frappé la région.

Menzah 8 – Ariana
Menzah 8 – Ariana

Par ailleurs, la protection civile de Ben Arous est intervenu lundi 19 janvier 2026 au soir pour secourir des personnes prises au piège par les eaux, notamment un groupe d’élèves dont le bus avait été envahi par l’eau. Les équipes de secours ont assuré leur sécurité avant de les ramener à leur domicile.

Avenue du 14 janvier 2011, Sidi Daoud, La Marsa

Le gouvernorat de Nabeul frappé de plein fouet

Dans le gouvernorat de Nabeul, les pluies torrentielles ont envahi les rues, transformant certaines routes en véritables torrents. À Soliman Erriadh, les habitants ont dû lutter pour quitter leurs domiciles face à des axes complètement impraticables. La crue de l’oued Seltane, a submergé la route d’El Dhahari à l’entrée de Soliman (axe Tunis).

Sur le littoral d’Hammamet, la mer fortement agitée a vu ses vagues déferler jusque sur la corniche, rendant les zones littorales dangereuses pour les passants et les automobilistes.

Des habitations submergées et des rues noyées témoignent de la force des intempéries, alors que l’eau s’est immiscée jusque dans le quotidien des habitants.

Grombalia – Les fortes pluies ont également provoqué l’inondation de plusieurs habitations. Des maisons ont été envahies par les eaux, causant d’importants dégâts matériels et plongeant de nombreuses familles dans la difficulté, tandis que les autorités poursuivent leurs interventions sur le terrain.

Menzel Temime – Une vidéo montre une submersion marine, où la mer a temporairement dépassé son niveau normal, envahissant les routes côtières. Cette élévation des eaux, provoquée par les fortes vagues et les précipitations intenses, illustre l’impact direct des intempéries sur les zones littorales.

Beni Aïchoun (Korba) – Une vidéo relayée sur les réseaux montre deux personnes en grande difficulté, emportées par le courant dans une rue totalement submergée. Peinant à garder l’équilibre et à retrouver le sol sous la force des eaux, l’un d’eux est entraîné sur plusieurs mètres, suscitant une vive inquiétude. Grâce à une intervention rapide et à l’aide apportée sur place, les deux personnes ont finalement pu être sauvées, évitant de justesse le pire.

Ksar Hlal – Les agents de la protection civile de Ksar Hellal, en coordination avec la police nationale, sont intervenus sur le terrain pour évacuer trente personnes d’un bus bloqué par la montée des eaux de pluie sur l’avenue Habib Bourguiba à Ksar Hlal.

Chebba- Gouvernorat de Mahdia

Sousse

Moknine – Gouvernorat de Monastir

Vigilance météorologique et appels à la prudence

Les autorités ont lancé une alerte météo nationale face à cette situation exceptionnelle. Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie, les pluies pourraient être abondantes et parfois orageuses, avec des cumuls importants, particulièrement dans le Grand Tunis et Nabeul.

Ezzahra – Gouvernorat de Ben Arous

Des vents forts à très forts ont également été signalés, surtout près des côtes, avec une mer très agitée, ce qui accentue les risques pour les citoyens et les usagers de la route.

Bab Bhar-Tunis

A certains endroits, les vents violents ont provoqué la chute d’arbres de grande taille, bloquant la circulation et endommageant des véhicules stationnés, témoignant de la puissance des rafales enregistrées, comme l’illustre la vidéo ci-dessous :

Mesures de sécurité et mobilisation des services

Face à ces intempéries, les gouvernorats concernés ont activé leurs plans régionaux de prévention et de gestion des catastrophes. Les services de la protection civile, l’Observatoire national de la sécurité routière, ainsi que les équipes municipales sont mobilisés 24 h/24 pour intervenir en cas d’urgence.

La population est appelée à la plus grande vigilance :

  • Éviter les zones inondées ou les oueds en crue
  • Ne pas traverser les axes submergés
  • Réduire la vitesse sur les routes
  • Sécuriser les biens exposés aux vents et aux eaux fortes

Une situation encore évolutive

Les prévisions annoncent une poursuite des perturbations météorologiques, avec des pluies parfois intenses et des vents forts, notamment sur les zones côtières. Les autorités suivent l’évolution de la situation de près, alors que la vigilance reste de mise dans plusieurs régions du pays.

Face à l’intensité des pluies et aux risques d’inondations, les autorités ont décidé de suspendre les cours dans de nombreux gouvernorats, notamment à Tunis, Bizerte, Nabeul, Sfax, Mahdia et Monastir, afin de protéger les élèves et le personnel éducatif et éviter les déplacements dangereux sous la pluie.

Parallèlement, les tribunaux du Grand Tunis ont également suspendu certaines audiences et procès, une mesure visant à assurer la sécurité des justiciables et du personnel judiciaire dans un contexte où les intempéries compliquent l’accès aux institutions.

Les photos et vidéos partagées témoignent de l’ampleur de cet épisode pluvieux exceptionnel, rappelant une fois de plus la nécessité de la prudence face aux caprices de la météo.

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5 commentaires

  1. Vladimir Guez

    20 janvier 2026 | 19h24

    Très vite le Président va trouver une citation d’un poète du moyen age qui pourfend toutes les tempêtes sionistes. Et les choses rentreront dans l’ordre.

  2. zaghouan2040

    20 janvier 2026 | 17h08

    Face à l »identification la semaine dernière de la survenance d’un phénomène climatique majeur l’Italie a déclenché le plan ISPRA. Ce plan est élaboré mis a jour et déployé par l’agence ISPRA qui s’appuie notamment sur la gestion des risques hydrogéologiques : Législation axée sur la cartographie et l’atténuation des risques hydrogéologiques, y compris les inondations et les glissements de terrain.
    Risque hydrogéologique : Le risque potentiel pour la vie humaine, les biens et l’environnement posé par les processus géologiques liés à l’eau, tels que les inondations et les glissements de terrain.

    Un exemple d’action législative est le décret du gouvernement italien suite aux graves inondations de Gênes en 2014. Ce décret a alloué des fonds pour des mesures de prévention des risques d’inondation et a mandaté l’élaboration de plans de gestion des risques d’inondation mis à jour pour les zones vulnérables.

    Notez SVP le remarquable et très utile effort de la part de nos autorités pour rappeler à tous les citoyens que la pluie en général et les fortes précipitations en particulier sont bénéfiques pour la production des fruits, légumes et pissenlits (Taraxacum officinale)

    Le pissenlit, en plus de ses qualités gustatives, le pissenlit est réputé pour ses vertus détoxifiantes. En phytothérapie, il est souvent préconisé pour favoriser la digestion, le drainage de l’organisme l’élimination des déchets ou encore la détoxication du foie.

  3. HatemC

    20 janvier 2026 | 15h12

    Prendre exemple sur des pays qui réfléchissent

    Singapour : Le passage du « tout-béton » au « tout-jardin »
    Dans les années 70, Singapour subissait des inondations massives.
    Sa transition a été brutale et méthodique.
    La Méthode :
    – Ils ont créé une agence unique (la PUB) qui gère tout le cycle de l’eau.
    Ils ont séparé strictement les égouts des eaux de pluie.
    – L’innovation « Source-Pathway-Receptor » …
    Au lieu de juste élargir les canaux (Pathway), ils obligent chaque nouveau bâtiment (Source) à avoir ses propres réservoirs de rétention.
    Les zones inondables sont passées de 3 200 hectares en 1970 à moins de 30 hectares aujourd’hui, malgré une urbanisation galopante … @ suivre le Bresil sans doute l’exemple le plus proche des défis tunisiens

  4. HatemC

    20 janvier 2026 | 15h07

    Bien que les inondations frappent aussi la France ou d’autres pays, les facteurs aggravants en Tunisie relèvent souvent d’une défaillance structurelle et de gestion urbaine plutôt que de la simple fatalité climatique.

    De nombreux quartiers (notamment dans le Grand Tunis ) se sont développés sans respecter les plans d’aménagement, des bidons ceintures les grandes villes et même envahissent les villes … on ne voit que des constructions anarchiques à travers tout le pays, un désordre sans nom …

    Le point critique c’est l’entretien des infrastructures
    La véritable sécurité se joue en amont, par des investissements lourds dans l’infrastructure de drainage, qui semble stagner depuis des années malgré la répétition des drames.

    Ce qu’il faut en 2026, c’est une reconstruction systémique de la Tunisie, UN PLAN MARSHALL
    Un tel plan ne peut pas se contenter de « réparer » ; il doit refonder le pays sur deux axes majeurs :

    – Le volet Infrastructures : Une révolution hydraulique
    Actuellement, les réseaux sont dimensionnés pour la Tunisie des années 70-80
    Il est impératif de séparer les eaux usées (ONAS) des eaux pluviales.
    Actuellement, le mélange des deux provoque l’éclatement des conduites et la pollution des rues lors des crues.
    Créer de grands collecteurs souterrains capables d’évacuer l’eau directement vers la mer ou des bassins de rétention hors des zones urbaines.
    Automatiser les stations de pompage avec des sources d’énergie autonomes pour qu’elles ne s’arrêtent pas lors des coupures d’électricité durant les orages.

    – Le volet Urbanistique : Briser l’anarchie
    Un Plan Marshall exigerait l’expropriation et la démolition de certaines constructions anarchiques.
    Revoir totalement le cadastre pour que les routes ne soient plus les seuls chemins naturels de l’eau.

    Le « Plan Marshall » serait le seul moyen de transformer ces catastrophes annuelles en une opportunité de créer une Tunisie moderne, résiliente et digne de ses citoyens …

  5. jamel.tazarki

    20 janvier 2026 | 14h37

    Introduction : sans la maîtrise des eaux de pluie, la Tunisie risquerait un effondrement socio-économique.

    A) Ce n’est pas l’argent (en devises étrangères) qui nous manque pour sortir la Tunisie de l’impasse socio-économique, mais plutôt l’initiative simple et intelligente:
    – Il faudrait étudier, même par simple observation, les lieux d’accumulation et les axes d’écoulement des pluies torrentielles afin de construire un fleuve artificiel d’une assez grande largeur et profondeur qui serpenterait à travers nos villes et nos villages. Ce fleuve à grande dimension serait le lieu de déversement de centaines de milliers de petits ruisseaux artificiels d’eau pluviale. Il est très important de créer des lieux d’accumulation d’eau pluviale le long du ruisseau principal.

    – Les ruisseaux artificiels devraient être multifonctionnels, car ils sont souvent à sec, mais vitaux en cas de pluies torrentielles.

    – C’est grâce à un système de ruisseaux que la ville de Munich ne connaît pas de débordements lors des pluies torrentielles, 100 fois plus intenses que celles qui se sont abattues sur la Tunisie ces derniers jours !

    – À Munich, il y a une rivière de très grande taille : l’Isar. Elle est très profonde, large de plusieurs dizaines de mètres et longue de plusieurs centaines de kilomètres. Tout le monde parle du fleuve Isar, mais il ne s’agit en réalité que d’une immense rivière dont la profondeur de l’eau ne dépasse pas une dizaine de centimètres à certaines périodes de l’année.

    – L’Isar serpente à travers plusieurs villes bavaroises et est alimenté par des centaines de petits ruisseaux de pluie. Le lac de Starnberg se déverse même dans l’Isar par le biais de la Wurm, une rivière (ou plutôt un très grand ruisseau artificiel). C’est grâce à l’Isar que la ville de Munich ne connaît pas de débordements comme ceux de la Tunisie en période de pluies torrentielles.
    L’Isar est multifonctionnel : en été, il est partiellement une pelouse où l’on peut pique-niquer et prendre des bains de soleil, et durant la période des pluies torrentielles, il sert de lieu d’accumulation et de canalisation des eaux de pluie.

    – J’avoue avoir une grande fascination pour la façon dont l’Allemagne maîtrise les eaux pluviales grâce à un système de grands et de petits ruisseaux. J’ai également une grande fascination pour le système d’irrigation des oasis de Tozeur par de petits ruisseaux, qui utilise l’énergie potentielle de différences d’altitude négligeables. Voilà le génie du Tunisien quand il le veut, et cela sans satellites ni équipements sophistiqués (ni moteurs, ni pompes).

    – Il faut étudier de manière intelligente les lieux d’accumulation et les axes d’écoulement des pluies torrentielles en Tunisie afin de créer un système de ruisseaux artificiels débouchant dans un fleuve artificiel de grande taille. Cela nous éviterait le pire à l’avenir et nous garantirait des réserves d’eau dans des lieux d’accumulation artificiels. L’intelligence qui a cartographié et créé le système d’irrigation des oasis de Tozeur serait en effet également capable de mettre en place un tel système afin de protéger notre pays de certaines catastrophes naturelles et de canaliser ainsi les eaux de pluie vers des lieux d’accumulation artificielle.

    B) Ce que l’on devrait faire en Tunisie est évident :
    – maîtriser les écoulements des pluies torrentielles en contrôlant, même partiellement, leur trajectoire (les chemins de l’eau) ; Oui, cela est possible, car nous connaissons bien les axes d’écoulement et les lieux d’accumulation de l’eau grâce à l’historique des inondations des dernières décennies.
    – La maîtrise des pluies torrentielles pourrait se faire par simple observation visuelle, à l’aide d’un système de grands et de petits ruisseaux artificiels.

    C) Voici quelques exemples de pays qui ont su maîtriser les pluies torrentielles :
    c1) Le Japon : c’est dans ce pays que l’on trouve le plus d’inondations et de débordements. Il suffit de penser aux puissants typhons meurtriers, souvent accompagnés de pluies diluviennes. Les Japonais ont compris qu’ils ne pouvaient pas imposer leur volonté à la nature. Ils ont notamment compris qu’il faut laisser libres les surfaces soumises aux débordements et aux inondations, souvent des plaines relativement basses. Ils ont également compris qu’ils étaient responsables de leur destin. Il est en effet absurde de construire un village, une ville ou une agglomération dans une plaine relativement basse où l’eau s’accumule après des inondations souvent régulières.
    c2) Prenons l’exemple de la Chine : ce pays a évacué presque complètement plusieurs villes et villages situés dans des zones d’accumulation et sur des axes d’écoulement d’eau pluviale afin de construire le barrage des Trois-Gorges. En Tunisie, nous n’avons pas d’autre choix : il faut démolir certaines constructions et habitations situées sur les lieux d’écoulement des pluies torrentielles afin de construire des ruisseaux artificiels et d’évacuer les zones d’accumulation massive d’eau pluviale.
    c3) Je prends l’exemple de la Bavière, qui utilise les éléments suivants :
    1) La meilleure façon de lutter contre les pluies torrentielles est de laisser les axes d’écoulement et les zones d’accumulation libres de tout obstacle.
    2) La réduction des risques commence par la non-exposition des enjeux socio-économiques aux pluies torrentielles grâce à l’identification des axes d’écoulement et d’accumulation historiques.

    Fazit: Nos pluies torrentielles ne sont pas aussi intenses qu’on le pense. Le principal problème vient plutôt du manque de solutions simples et efficaces pour les maîtriser. Apprenons d’abord comment les Allemands gèrent leurs pluies torrentielles avec un système de grands et petits ruisseaux, avant de vouloir fabriquer des voitures comme Mercedes !

    Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien