L’Union internationale de banques (UIB) a publié ses indicateurs financiers arrêtés au 31 décembre 2025, faisant état d’une progression soutenue de l’activité commerciale, notamment en matière de dépôts et de crédits, dans un contexte marqué par une pression réglementaire et une hausse des charges. Les performances de la banque traduisent une dynamique opérationnelle globalement positive, mais une rentabilité affectée par l’impact de la loi 2024-41 portant amendement au code de commerce.
Dépôts et crédits à la clientèle en progression en 2025
À fin décembre 2025, l’encours des dépôts de la clientèle de l’UIB s’établit à 7,24 milliards de dinars, contre 6,86 milliards de dinars une année auparavant, soit une augmentation de 5,5%, correspondant à un accroissement de 380,7 millions de dinars.
Cette progression est portée principalement par la hausse des dépôts à vue, qui augmentent de 228 millions de dinars, ainsi que par celle des dépôts d’épargne, en hausse de 219,2 millions de dinars. Les autres dépôts et avoirs de la clientèle progressent également de 40,4 millions de dinars.
En revanche, les dépôts à terme, certificats de dépôt et autres produits financiers enregistrent une baisse de 106,9 millions de dinars, traduisant une recomposition de la structure des ressources au profit des dépôts plus liquides.
L’encours net des crédits à la clientèle atteint 6,52 milliards de dinars à fin 2025, contre 6,21 milliards de dinars à fin 2024. Cette évolution correspond à une hausse de 5%, soit 306,1 millions de dinars supplémentaires, confirmant la contribution de la banque au financement de l’économie.
Parallèlement, l’encours des emprunts et ressources spéciales recule à 113,4 millions de dinars, contre 147,8 millions de dinars un an auparavant.
Revenus bancaires globalement stables malgré l’impact réglementaire
Les produits d’exploitation bancaire, présentés nets des agios réservés, s’élèvent à 918,6 millions de dinars à fin décembre 2025, contre 921,5 millions de dinars une année auparavant, enregistrant une quasi-stabilité avec une légère baisse de 0,3%.
Dans le détail, la marge d’intérêt ressort à 288,8 millions de dinars, en baisse de 6,5% par rapport aux 308,9 millions de dinars enregistrés à fin 2024. Toutefois, retraitée de l’impact de la loi 2024-41, estimé à 27 millions de dinars, la marge d’intérêt afficherait une progression de 2,3%, traduisant une amélioration sous-jacente de l’activité.
La marge sur les commissions progresse pour sa part de 2,5%, pour s’établir à 151,5 millions de dinars, contre 147,8 millions de dinars une année auparavant.
Les revenus du portefeuille-titres commercial et d’investissement enregistrent également une hausse de 3,3%, atteignant 82,3 millions de dinars à fin décembre 2025, contre 79,6 millions de dinars à fin 2024.
Le Produit Net Bancaire (PNB) s’établit à 522,6 millions de dinars à fin décembre 2025, en baisse de 2,6% par rapport aux 536,3 millions de dinars réalisés une année auparavant. Retraité de l’impact de la loi 2024-41, le PNB afficherait toutefois une hausse de 2,5%, confirmant la solidité de la performance opérationnelle sous-jacente.
Charges en hausse et pression sur le résultat d’exploitation
Les frais de personnel enregistrent une augmentation de 4,3%, pour atteindre 206,5 millions de dinars, contre 197,9 millions de dinars à fin décembre 2024.
Les charges opératoires, en hausse de 5%, s’élèvent à 283,6 millions de dinars, contre 269,9 millions de dinars une année auparavant.
Dans ce contexte, le Résultat Brut d’Exploitation recule de 10,3% pour s’établir à 239,6 millions de dinars, contre 267 millions de dinars à fin 2024. Retraité de l’impact de la loi 2024-41, la baisse serait limitée à 0,1%, traduisant une quasi-stabilité du résultat opérationnel.
Le coefficient d’exploitation ressort à 54,3% à fin décembre 2025, contre 50,3% une année auparavant, reflétant la hausse des charges plus rapide que celle des revenus. Retraité de l’impact de la loi 2024-41, ce coefficient s’établirait à 51,6%, niveau plus proche de celui observé en 2024.
I.N.










