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Après les intempéries, sept familles évacuées d’une école menaçant ruine et relogées en urgence à Tunis

Par Imen Nouira

Alors que la Tunisie fait face aux conséquences d’une tempête et d’inondations meurtrières, le Conseil local de Tunis-ville a procédé à l’évacuation d’une école devenue habitation pour sept familles, afin de prévenir tout risque lié à l’effondrement des bâtiments, fragilisés par les intempéries.

Évacuation et relogement des familles : des mesures d’urgence face aux bâtiments fragilisés

Le membre du Conseil local de Tunis-Ville, Hosni Morai, a précisé, vendredi 23 janvier 2026, dans une déclaration à Habib Wadhen, relayée dans le bulletin d’information de 11 heures de Mosaïque FM, que quatre des sept familles ont déjà été relogées dans des habitations sociales mises à disposition par la municipalité de Tunis à Tunis Ville et à Djebel Jelloud, tandis que les trois autres seront relogées dans les heures suivantes.

« Les services du gouvernorat, de la municipalité de Tunis et du Conseil local travaillent actuellement à la prise en charge des situations d’urgence des familles vivant dans des bâtiments menaçant ruine, afin de les reloger après leur avoir assuré un logement alternatif », a déclaré Hosni Morai.

Une partie de ces bâtiments s’était déjà effondrée, heureusement sans faire de victimes, soulignant l’urgence de ces relogements. Les récentes intempéries ont aggravé la fragilité de ces structures déjà délabrées, rendant l’intervention immédiate indispensable. Le Conseil local de Tunis-Ville a confirmé dans un communiqué que ces mesures avaient été effectuées grâce à une coordination entre les autorités locales et régionales.

« À la suite d’un suivi continu et d’une coordination conjointe entre le membre du Conseil local Hosni Morai, le secrétaire général chargé de la gestion des affaires de la municipalité de Tunis, le gouverneur de Tunis et le délégué de la ville, des logements sociaux ont été attribués aux familles vivant dans l’école menacée d’effondrement », indique le communiqué officiel daté de ce vendredi.

Intervention proactive de la municipalité

Deux jours plus tôt, le mercredi 21 janvier 2026, la municipalité de Tunis avait annoncé l’évacuation de plusieurs bâtiments délabrés susceptibles de s’effondrer, fragilisés par les intempéries. Selon le communiqué officiel, cette opération a été réalisée en coordination avec la police municipale et les autorités judiciaires locales.

Le même jour, le Conseil local de Tunis-ville avait également communiqué sur la sécurisation de bâtiments menaçant ruine dans le quartier de Bab Souika. Après un signalement d’un habitant de l’Impasse du Bien, les élus locaux Hosni Morai et Mohamed Jmoui Chebbi, accompagnés d’Anissa Ben Hattab, présidente du Conseil local de Bab Souika, se sont rendus sur place avec les responsables municipaux et de sécurité. Une inspection conjointe a permis de coordonner l’intervention immédiate des services municipaux chargés des bâtiments et des effondrements, afin de protéger les vies humaines et les biens publics.

Le Conseil local de Tunis-Ville et celui de Bab Souika sont restés en état de vigilance et de coordination permanente avec l’ensemble des services concernés aux niveaux local et régional.

Bâtiments fragilisés : aperçu en images
Contexte : intempéries et catastrophes naturelles

Ces opérations d’évacuation s’inscrivent dans un contexte de catastrophes naturelles particulièrement sévères. La Tunisie a récemment été frappée par la tempête Harry et des intempéries ayant provoqué des inondations et des crues importantes, aggravant la fragilité de nombreux bâtiments déjà délabrés, et entraînant de lourds dégâts matériels ainsi qu’un bilan humain de cinq décès.

Parallèlement, dans la nuit du lundi 19 janvier 2026, cinq pêcheurs avaient disparu au large du port de Teboulba. Les recherches se poursuivent : un pêcheur a été retrouvé vivant, la dépouille d’un autre a été repêchée, et trois pêcheurs restent portés disparus.

Face à cette conjoncture, les autorités locales multiplient les mesures préventives pour sécuriser les bâtiments à risque et reloger les familles vivant dans des structures fragilisées, afin d’éviter tout nouveau drame.

I.N.

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2 commentaires

  1. HatemC

    23 janvier 2026 | 15h31

    Que des gourbis … ce pays part à vau l’eau

  2. HatemC

    23 janvier 2026 | 15h09

    Ce que montre réellement cette photo (au-delà du linge étendu)

    On parle ici de familles évacuées d’un bâtiment menaçant ruine et relogées dans un lieu qui reproduit presque à l’identique l’insalubrité qu’on prétend fuir.

    Façades délabrées, peinture écaillée, structures fatiguées, absence totale de traitement architectural, d’espaces communs dignes, d’accompagnement social.
    Ce n’est pas un logement de transition pensé.

    L’article se félicite d’une “intervention proactive”, de “coordination”, de “prise en charge”.
    Mais sur le terrain, ce qu’on voit, c’est :
    – des bâtiments déjà visiblement dégradés,
    – aucun effort de mise à niveau minimale,
    – aucune réflexion sur la dignité du cadre de vie,
    Reloger sans réhabiliter, c’est institutionnaliser la précarité.

    L’article empile les communiqués, les noms des responsables, les dates, les déclarations.
    Mais il évite soigneusement les vraies questions :
    – Pourquoi des écoles deviennent-elles des logements ?
    – Pourquoi le parc de logements sociaux est-il lui-même insalubre ?
    – Où sont les normes minimales de relogement post-catastrophe ?
    – Où sont les architectes, urbanistes, travailleurs sociaux ?
    – Où est le plan national de traitement du bâti menaçant ruine ?

    Le discours officiel parle de “protéger les vies humaines”.
    Très bien.
    Mais vivre dans un logement indigne n’est pas vivre, c’est survivre … HC