Dans une lettre poignante adressée depuis la prison de la Mornaguia, vendredi 23 janvier 2026, le journaliste Mourad Zeghidi est sorti du silence après sa condamnation, dénonçant un jugement qu’il qualifie d’« injuste » et exprimant sa profonde reconnaissance envers les Tunisiennes et les Tunisiens qui lui ont manifesté leur solidarité.
« Ce qui a été encore plus fort que le choc, la stupéfaction et l’indignation que j’ai ressentis face au jugement, c’est l’élan de solidarité et de soutien que j’ai reçu de larges franges de Tunisiennes et de Tunisiens », écrit-il d’emblée. Un message dans lequel le journaliste salue particulièrement « les collègues journalistes et camarades des médias, en Tunisie comme à l’étranger », soulignant l’importance du soutien reçu dans une épreuve qu’il décrit comme un long combat judiciaire et moral.
Mourad Zeghidi affirme sa détermination à poursuivre sa défense et à préserver ce qu’il considère comme ses droits fondamentaux. « Je défendrai, avec toute l’énergie dont je dispose, ma dignité et mon honneur, et surtout mon droit en tant que citoyen, face à un acharnement procédural continu depuis le 11 mai 2024 », écrit-il, évoquant une succession de procédures qu’il juge abusives.
Revenant sur le fond du dossier, le journaliste rappelle que les poursuites initiales sont liées à une affaire fiscale et estime que les démarches entreprises depuis l’ouverture de l’enquête auraient dû logiquement conduire à sa libération et à l’abandon des charges. « Tout ce que nous avons entrepris depuis le début de l’affaire fiscale aurait dû conduire à ma libération et à l’arrêt de toute poursuite à mon encontre, conformément aux lois en vigueur dans la République tunisienne », insiste-t-il.
Il rejette par ailleurs catégoriquement les accusations de blanchiment d’argent retenues contre lui. « Je rejette avec la plus grande clarté toute accusation fabriquée en lien avec le blanchiment d’argent », écrit-il, affirmant que « le dossier est à la disposition de quiconque souhaite le consulter afin de comprendre ce qui s’est réellement passé dans cette affaire ».
Dans un passage empreint de retenue et de philosophie, Mourad Zeghidi conclut son message par une réflexion sur le sens de l’épreuve et la valeur de la solidarité : « Comme souvent dit : dans cette vie éphémère, seules nos bonnes actions demeurent. Et votre amour et votre solidarité resteront à jamais gravés dans mon cœur. »
Pour rappel, la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a rendu, jeudi 22 janvier 2026, son verdict dans l’affaire visant les journalistes Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies. Les deux hommes ont été condamnés à trois ans de prison pour blanchiment d’argent et à six mois supplémentaires pour des infractions fiscales, dans un dossier distinct de celui ayant conduit à leur première incarcération.
Le tribunal a également prononcé des amendes à l’encontre des deux journalistes, en plus de la confiscation de leurs avoirs ainsi que de la saisie des parts sociales des sociétés dont ils sont actionnaires, au profit du trésor public tunisien.
S.H












Commentaire
ZARZOUMIA
ET SI les medias , expliquent les accusations EXACT de ZGHIDI et le bssaies , car tout ce écrivent les medias est floo , si les faits réels seront connus par l’opinion public et sans voile , il pourra peut être croire à une des parties les accusés condamnés ou la justice !!! car là et tout ce qu’on lit c’est FIL MAHMOUTA , ou alors il ne faut pas qu’on le sache !!! L!image bien sûr elle risque de ternir …