Les autorités irakiennes ont confirmé le lancement d’un vaste transfert de détenus affiliés au groupe État islamique (Daech) depuis la Syrie vers l’Irak, dans le cadre d’un accord conclu avec les États-Unis. Parmi les quelque 7 000 détenus susceptibles d’être transférés figureraient environ 240 ressortissants tunisiens, selon un haut responsable du renseignement irakien cité par l’Associated Press.
Une première opération a déjà eu lieu dans la nuit de mercredi 21 janvier 2026, avec l’arrivée en Irak d’un premier groupe de 144 détenus, transférés par voie aérienne depuis le nord-est syrien vers des installations sécurisées en Irak. Les autorités irakiennes indiquent que les transferts se poursuivront par étapes. Les détenus concernés sont de différentes nationalités, dont des Tunisiens, mais aussi des ressortissants du Tadjikistan, du Kazakhstan, de Syrie et d’autres pays. Tous sont décrits comme des cadres ou commandants de Daech, considérés comme hautement dangereux.
Jeudi 22 janvier 2026, Bagdad a confirmé qu’il entamerait des poursuites judiciaires contre ces détenus. Vendredi 23 janvier, le Premier ministre irakien par intérim, Mohammed Chiaa Al-Sudani, a appelé, lors d’un entretien téléphonique avec le président français Emmanuel Macron, « les États du monde, en particulier ceux de l’Union européenne », à reprendre leurs ressortissants détenus pour des faits liés au terrorisme et à garantir leur jugement.
Dans un communiqué, le bureau du chef du gouvernement irakien a insisté sur la responsabilité des États concernés dans la prise en charge de leurs citoyens, soulignant la nécessité de leur assurer des procédures judiciaires équitables.
Ces transferts interviennent après la prise de contrôle du camp d’al-Hol par les forces gouvernementales syriennes, à la suite du retrait des Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les États-Unis, dans le cadre d’un cessez-le-feu. L’armée américaine a indiqué que jusqu’à 7 000 détenus pourraient être transférés vers des centres contrôlés par l’Irak, afin d’éviter des évasions susceptibles de menacer la sécurité régionale.
Malgré la défaite territoriale de Daech en Irak en 2017 et en Syrie en 2019, le groupe conserve des cellules dormantes actives. Le camp d’al-Hol abrite encore environ 24 000 personnes, majoritairement des femmes et des enfants, dont plusieurs milliers de ressortissants étrangers, dans un contexte de préoccupations persistantes en matière de sécurité.
S.H











3 commentaires
HatemC
C’est excellent pour la Tunisie …un arrivage de choix … je suppose que KS les recevra à bras ouvert en les enlaçant comme il sait le faire … va falloir aussi leur trouver un boulot dans l’administration avec ancienneté rétroactive, on peut fixer une date 2011 début de la guerre en Syrie, un logement et inscrire leur *** dans les écoles publiques … HC
Gg
Salut ami Hatem!
Les tunisiens ne doivent pas être jaloux, la France va rapatrier son lot. Et toi, comme ma femme binationale, tu gagnes deux fois!
Hhhhhhhh…..
Gg
le financier
Les meilleurs alliés d israel sont les daechiens , les idiots utiles . KS devraient les re utiliser contre israhell mais ca il faudrait etre un genie pour le faire