Les États-Unis ont officiellement finalisé leur retrait de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mettant un terme à 78 ans d’adhésion à l’agence sanitaire des Nations unies, ont annoncé jeudi 22 janvier 2026, les autorités américaines.
Un an après la décision prise par le président Donald Trump, le département américain de la Santé et des Services sociaux (HHS) a confirmé l’arrêt total des financements américains à l’OMS ainsi que le rappel de l’ensemble du personnel américain détaché auprès de l’organisation. Le retrait avait été enclenché par un décret présidentiel signé dès le premier jour du second mandat de Donald Trump, en 2025.
Washington justifie cette décision par ce qu’il considère comme des défaillances de l’OMS dans la gestion de la pandémie de Covid-19, son refus d’engager des réformes jugées urgentes et son incapacité à préserver son indépendance face à des influences politiques. Les autorités américaines dénoncent également des contributions financières jugées « excessives et injustifiées » et excluent toute participation future, y compris en tant qu’observateur.
Un différend financier persistant avec l’OMS
Selon l’OMS, les arriérés américains dépassent 130 millions de dollars, un chiffre contesté par Washington, qui affirme que le processus de retrait, bien que finalisé, n’a pas été « total et sans difficultés », notamment sur le plan juridique et financier.
Les États-Unis, qui figuraient parmi les principaux bailleurs de fonds de l’organisation avec près de 680 millions de dollars annuels, entendent désormais coopérer directement avec d’autres pays sur la surveillance des maladies et les priorités de santé publique, en dehors de tout cadre multilatéral.
Inquiétudes des experts sur la santé mondiale
Ce retrait suscite de vives inquiétudes parmi les experts, qui alertent sur un affaiblissement de la lutte contre les pandémies mondiales et sur d’éventuelles lacunes dans l’accès des États-Unis à des données sanitaires essentielles.
L’OMS coordonne la réponse internationale à des crises sanitaires majeures telles que l’Ebola, la poliomyélite ou le mpox, et soutient de nombreux programmes de santé dans les pays les plus vulnérables. Presque tous les pays du monde sont membres de l’organisation. De nombreux observateurs avertissent que le retrait américain pourrait fragiliser durablement plusieurs initiatives sanitaires mondiales clés.
R.B.H










