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Sidi Bou Saïd en alerte : glissements et perturbations météo en perspective

Service IA, Business news

Par Nadya Jennene

Par temps clair, Sidi Bou Saïd donne l’illusion de l’éternité. Accroché à sa colline comme un vaisseau immobile, le village semble défier le temps, la mer et les hommes. Le bleu de ses portes dialogue avec le blanc de ses murs, la Méditerranée s’étire à ses pieds comme un miroir ancien, et l’air, chargé de sel et de jasmin, paraît suspendu. Pourtant, sous cette apparente immuabilité, le site vit, travaille, se fatigue parfois. Et lorsque la nature se déchaîne, ce fragile équilibre, patiemment construit au fil des siècles, révèle ses lignes de fracture.

Perché sur un promontoire dominant la mer Méditerranée, Sidi Bou Saïd constitue l’un des exemples les plus aboutis de la rencontre entre paysage naturel, architecture et spiritualité sur la rive sud du bassin méditerranéen. Son développement, amorcé à partir du XVIIIᵉ siècle, ne s’est jamais fait contre la colline, mais avec elle. Ici, l’urbanisme n’a pas imposé sa loi au relief : il l’a épousé.

Palais, demeures modestes, monuments religieux, fontaines publiques et cimetières y dessinent un tissu urbain d’une grande richesse. Le palais du baron Rodolphe d’Erlanger, aujourd’hui Ennejma Ezzahra, le palais Lasram ou encore le complexe cultuel de la zaouïa témoignent de la diversité des influences qui ont traversé la colline. 

Cette intelligence du lieu a valu à Sidi Bou Saïd une reconnaissance précoce. Dès 1915, un texte juridique spécifique est adopté pour protéger son architecture et son paysage, faisant du village l’un des tout premiers sites patrimoniaux réglementés de la région. Un geste visionnaire, à une époque où la notion même de patrimoine restait balbutiante.

Aujourd’hui, des visiteurs viennent chercher le recueillement au mausolée du saint soufi Abou Saïd Khalaf Ibn Yahya El Tamimi El Beji, d’autres la beauté, d’autres encore une forme de retrait du tumulte urbain.

Alertes citoyennes et réponses institutionnelles

Ces derniers jours, cette harmonie séculaire a été mise à rude épreuve. Des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux ont montré des affaissements localisés et des coulées de terre sur une partie de la colline, à la suite de fortes pluies et d’une mer particulièrement agitée. Des images inquiétantes, qui ont ravivé les craintes autour de la stabilité du site.

Invité de la matinale de Mosaïque FM vendredi 23 janvier 2026, le géologue et professeur universitaire Chokri Yaich a livré une analyse sans détour. Selon lui, la vulnérabilité de Sidi Bou Saïd est avant tout géologique. La colline est majoritairement constituée de sols argileux, pauvres en roches dures, donc naturellement peu cohésifs. L’eau de pluie, même en quantité modérée, pénètre ces sols, les ramollit et favorise leur délitement.

À cette fragilité s’ajoutent des failles et fractures internes qui facilitent l’infiltration de l’eau et perturbent les équilibres souterrains. Lorsque les couches argileuses gonflent, la stabilité du terrain est compromise, ouvrant la voie à des glissements partiels. Ceux observés récemment restent limités, orientés vers la façade est de la colline, mais ils constituent un signal d’alerte clair. La mer, elle aussi, joue un rôle déterminant. Lors des tempêtes, les vagues attaquent la base de la falaise, érodant progressivement son soutien naturel.

Face à cette situation, la société civile s’est mobilisée. Le président de l’Association de vigilance et de citoyenneté de Sidi Bou Saïd, Sadok Jerbi, a lancé un appel pressant au président de la République, Kaïs Saïed, pour une intervention urgente. Dans une intervention dans la matinale de Jawhara FM, vendredi 23 janvier 2026, il a rappelé que les risques d’instabilité n’étaient ni nouveaux ni exclusivement liés aux dernières intempéries, notant qu’ils sont connus depuis des années.

La fermeture du palais Ennejma Ezzahra, l’an dernier, après des glissements de terrain, illustre la gravité de la situation. Les mesures prises jusqu’ici — chaînes, balisages, interventions ponctuelles — sont jugées insuffisantes face à l’ampleur du risque.

Du côté des services de secours, le constat est empreint de gravité et de lucidité. Pour le directeur régional de la Protection civile, le colonel Mounir Riahi, la colline de Sidi Bou Saïd figure parmi les dossiers les plus délicats et les plus préoccupants suivis par l’institution. L’instabilité récurrente du terrain, marquée par la répétition des glissements, ne relève plus d’un aléa ponctuel, mais d’un risque structurel qui pèse directement sur les habitations accrochées au versant. Une réalité qui, selon lui, impose des décisions rapides et parfois douloureuses, à l’image des évacuations temporaires recommandées ces derniers jours à plusieurs familles, dans un souci de prévention et de protection des vies humaines.

Les pluies intenses enregistrées récemment n’ont fait que renforcer ce diagnostic. Elles ont mis en lumière, une fois encore, la fragilité profonde de la colline et les limites des réponses improvisées ou fragmentaires. Pour le colonel Riahi, il ne s’agit plus de colmater, mais de repenser. Seule une approche globale, articulant interventions techniques lourdes, études géotechniques approfondies et mise en place d’un dispositif de surveillance continue, permettra d’anticiper les évolutions du terrain et de réduire durablement l’exposition au danger, notamment face à la multiplication annoncée des épisodes climatiques extrêmes.

Harry, une tempête révélatrice

Si la colline de Sidi Bou Saïd a récemment montré ses failles, c’est aussi parce qu’elle a été frappée par un événement météorologique d’une ampleur exceptionnelle : la tempête Harry. Née d’un puissant creusement dépressionnaire, cette perturbation a balayé la Méditerranée centrale, de l’Italie à la Tunisie, laissant derrière elle un sillage de destructions.

Parmi les territoires méditerranéens les plus durement éprouvés, la Sicile et la Sardaigne se sont retrouvées au cœur de l’assaut de la tempête Harry. Face à l’ampleur des intempéries, les autorités italiennes n’ont pas hésité à placer ces régions en vigilance rouge, leur niveau d’alerte maximal, traduisant l’extrême gravité de la situation.

En Sicile, la côte ionienne a été particulièrement touchée. En quelques heures, le cocktail de pluies torrentielles, de vents violents soufflant parfois à plus de 100 km/h et de houles déchaînées a transformé des quartiers entiers en véritables zones sinistrées. Les villes de Messine, Catania, Syracuse et Giardini Naxos ont subi des inondations généralisées, des glissements de terrain et d’importantes dégradations d’infrastructures. Dans certains secteurs, les digues naturelles ou artificielles n’ont pas résisté à la pression des eaux, laissant l’inondation s’engouffrer dans les rues, envahir les commerces et submerger les habitations. À Santa Teresa di Riva, des familles ont été évacuées en urgence alors que des vagues de plusieurs mètres balayaient littéralement la côte, imposant des interventions immédiates pour sauver des vies.

Le bilan matériel en Sicile est déjà impressionnant : les premières estimations chiffrent les dommages directs à près de 740 millions d’euros. Si l’on prend en compte les pertes indirectes affectant le commerce, l’agriculture et le secteur touristique, le total des préjudices pourrait largement dépasser le milliard d’euros, soulignant l’ampleur historique de cette tempête.

La Sardaigne n’a pas été épargnée. Des pluies abondantes et des vents soutenus ont fragilisé les sols et perturbé la vie quotidienne, notamment autour de Cagliari, la capitale régionale. Les réseaux routiers et les infrastructures locales ont été mis à rude épreuve, tandis que les habitants de certaines zones ont été confrontés à des conditions de vie temporairement insoutenables.

Malte, de son côté, a connu des perturbations moins dramatiques qu’en Sicile, mais suffisamment sévères pour provoquer des désagréments considérables. Les services météorologiques avaient émis des alertes orange et rouge, et des rafales dépassant 100 km/h ont balayé l’archipel. Les vents ont déraciné des arbres, arraché des panneaux et endommagé les façades des habitations, tandis que des vagues parfois impressionnantes ont submergé certaines portions du littoral.

À Marsascala, les autorités locales ont mobilisé des engins pour dégager des tonnes de débris et de sédiments charriés par la mer et le vent. Dans d’autres localités, commerces et habitations situés en bord de mer ont souffert de l’assaut répété des vagues. Les perturbations se sont également étendues aux transports : plusieurs lignes de ferry entre Malte et la Sicile ont été interrompues, les vols annulés ou retardés, et des écoles ont fermé par mesure de précaution, traduisant la précarité de la situation face à une tempête d’une telle intensité.

Un climat méditerranéen en mutation

Pour les scientifiques, la tempête Harry n’est pas un simple accident météorologique. Elle s’inscrit dans un contexte de réchauffement des eaux de surface et de renforcement des gradients atmosphériques, propices à des systèmes de plus en plus énergétiques. La Méditerranée, longtemps considérée comme relativement épargnée par les tempêtes extrêmes, semble entrer dans une nouvelle ère climatique.

Harry illustre d’ailleurs un mécanisme atmosphérique complexe : une anomalie froide en altitude, associée à une dépression en surface, glisse vers la Méditerranée depuis l’ouest, tandis qu’un blocage anticyclonique à l’est contraint les masses d’air à onduler, à se canaliser et à plonger vers le sud provoquant ainsi des précipitations exceptionnelles. 

Une telle configuration, bien que rarement observée avec une telle intensité, n’est pas inédite en plein hiver. C’est pourquoi, ces évolutions posent des défis majeurs aux territoires côtiers, en particulier à ceux dont le patrimoine repose sur des équilibres anciens et fragiles. Sidi Bou Saïd, joyau architectural et spirituel, se retrouve ainsi à la croisée des chemins. Si, en apparence, le village semble immobile, la nature, elle, ne dort jamais. Les pluies, les vents et la mer rappellent avec force que l’équilibre fragile entre l’homme et son environnement nécessite vigilance et anticipation. Chaque glissement, chaque infiltration, chaque vague frappe comme un avertissement que le temps n’attend pas.

Ces signaux, loin d’être de simples alertes ponctuelles, traduisent la nécessité d’une anticipation proactive. Ils imposent de passer de la prise de conscience à l’action concrète, en traduisant la vigilance en mesures tangibles, capables de protéger durablement le village face aux caprices de la nature, surtout que le risque d’épisode météorologique extrême plane encore. 

Le répit qu’a connu la Tunisie ces deux derniers jours semble, hélas, de courte durée. Les bulletins de l’Institut national de la météorologie préviennent que de nouvelles perturbations sont attendues ce week-end : modérées certes, mais suffisamment intenses pour réveiller les fragilités des sols déjà saturés, mettre à l’épreuve des réseaux d’assainissement encombrés par les eaux et les déchets plastiques charriés par les récentes inondations, et générer des difficultés de circulation sur les axes principaux. Chaque goutte de pluie nouvelle pourrait ainsi exacerber les effets de la tempête passée, rappelant combien le tissu urbain et les infrastructures de drainage sont vulnérables face à des précipitations extrêmes.

Une nouvelle dépression, suivant le même chemin que Harry, s’apprête, selon les chaînes météo européennes, à descendre de la péninsule Ibérique vers le cœur de la Méditerranée. Le défilé de ces perturbations s’annonce prolongé, avec des risques renouvelés d’inondations et de perturbations pour les transports, non seulement en Tunisie, mais sur l’ensemble des pays riverains du bassin méditerranéen.

Nadya Jennene

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6 commentaires

  1. Larry

    24 janvier 2026 | 10h17

    On en parle….
    On en parle…
    Et l’on commencera à prendre des mesures quand ça s’effondrera…
    Mais il sera encore trop tard !….
    (comme d’habitude)

  2. Nahor Guëttam

    23 janvier 2026 | 14h01

    ERRATA CORRIGE (pour la bonne forme du texte révisé des coquilles par ma hâte sur le clavier)

    Bravo à vous, la journaliste Nadia Jennene, pour la belle prose française que vous avez employée pour cet article! Toutefois, lorsque vous évoquez le mausolée soufi qui fait le nom et la légende du site, vous aurez bien fait de rappeler son INCENDIE CRIMINEL par la hordes barbare et terroriste qui a déssacré ce lieu de paix et de romantisme.

    Ceci n’est certainement du dossier des calamité « naturelles », mais revient souvent « de nature », la nature de la prédication incessante, cassante, raciste et maudite d’un triste idéologie et d’une triste période de l’histoire moderne de la Tunisie, bouleversée à partir du milieu des années 1970 et plus encore par les « gardiens du temple khomeyniste » révoltés contre le Père de la Patrie en 1987!

    O combien Bourguiba y voyait clair face à la myopie coupable et complice de ceux qui prétendent combattre au nom de la Sûreté et du « djihad de libération nationale » les complots « fréristes » invisibles depuis un certain 25 symbolique, très symbolique. Cette calamité est bien là, chère journaliste, il faut bien en faire alerte, puisque d’autres « frères brûleurs » venus directement du Moyen-âge et des conflits entre Croisades et Califats, sont bien plus dangereux -je vous assure- que les intempéries et les tempêtes infiltrantes à la longue les roches érodées de Sidi Bou Said.!

    Ces hordes fanatisées peuvent détruire à l’instant, envahir et brûler, si non exécuter les « infidèles » opposées à la « révolution du califat global »!

    Davantage s’ils trouvent l’INDIFFÉRENCE du pouvoir incritiquable du guide suprême de prisons pleines et des caisses vides (et de tout ce qui n’est pas un leurre, car c’est l’Etat lui même) et qui ont déferlé le 14 janvier d’un triste anniversaire.

    Les tunisiens n’ont même plus le droit de le lire dans la presse française, car Le Monde, le JDD, Le Figaro et même JEUNE AFRIQUE n’avaient jamais été MIS EN EMBARGO à Tunis, sur l’avenue Bourguiba désolée de ces journaux et magazines, libres et fiers d’un pays jadis francophone…

    Alors, chère journaliste, bravo pour votre belle prose française, elle nous gratifie !

    N.G.M. – activiste indépendant pour les Droits humains en Afrique

  3. zaghouan2040

    23 janvier 2026 | 13h46

    Les jours de la Sidi Bou Said actuelle sont coptés

    Ce n’est pas faute d’absence d’etudes et publications.
    Mais le peuple tunisien y compris ses autorités semble pour le moins inconséquent ; a tel point que je suis tenté de dire que Sidi Bou Said est un patrimoine beaucoup trp beau pour etre confié à des Tunisiens
    Pourquoi ? Parce que les risques sérieux de glissement de terrain ont été analysés scientifiquement et publiés des……1927

    Oui vous avez bien lu, 1927 : Solignac » Notes sur les mouvements de terrain observés à l’éperon rocheux de Cap Carthage » in « Structures et relef de la Tunisie Septentrionale, janvier 1929, Annales Géographiques »

    Donc il y a un siècle, un géologue reconnu mondialement avait souligné l’existence de risques importants concernant l’instabilité du plateau collinaire de Sidi Bou Said et préconisé un plan de prévention détaillé….

    Plus tard Castaudy en….1954, avait approfondi les analyses de Solignac au travers d’un étude hydogéologique complète démontrant l’existence de six zones vulnérables ; son rapport avait été transmis aux autorités françaises de l’époque et est actuellement disponible en version numérique au Centre d’Etudes Euro-Méditérannéennes……à Tunis ……

    Cette étude de 1954 a été approfondie par le remarquable travail de feu Ben Yaagoub Jilani, 1980 , commandité par l’Office National des Mines » Etude sur les glissements de terrain observés sur la colline de Sidi Bou Said » …… ses conclusions avaient déplu, son rapport a été enterré
    Pareil, une decennie plus tard ,pour les remarquables travaux de Mme Hanan Belgacem Saidi

    • HatemC

      23 janvier 2026 | 15h50

      Vous dites si bien … « Sidi Bou Saïd est un patrimoine trop beau pour être confié à des Tunisiens. »
      Cette phrase choque.
      Mais elle pose une question qu’on fuit depuis trop longtemps.

      Car ce n’est pas seulement Sidi Bou Saïd.
      C’est toute la Tunisie qui a été clochardisée en la confiant à ses propres enfants.

      Que reste-t-il de la Tunisie depuis l’indépendance ?
      Un pays qui, en 70 ans, est passé du remarquable au délabré.
      Des villes défigurées.
      Un espace public abandonné.
      Un patrimoine maltraité.
      Une dignité collective érodée.

      Ce pays n’a pas été détruit par une puissance étrangère.
      Il n’a pas été ruiné par une guerre.
      Il a été défait de l’intérieur.

      Par qui ?
      Par ceux qui l’ont gouverné sans vision.
      Par ceux qui l’ont géré sans respect.
      Mais surtout par ceux qui l’ont habité sans responsabilité.

      Bourguiba lui-même le disait :
      un peuple peut être son pire ennemi
      quand il confond liberté et laisser-aller,
      quand il remplace l’exigence par l’excuse,
      et la responsabilité par le fatalisme.

      La vérité est brutale :
      la Tunisie n’a pas manqué de potentiel,
      elle a manqué de discipline collective.

      Et tant qu’on refusera de regarder cette réalité en face,
      on continuera à accuser le destin, l’histoire, ou les autres,
      au lieu de reconnaître une chose simple et terrible :

      Un pays peut être détruit par ses propres enfants…. bonne journée … HC

      • zaghouan2040

        23 janvier 2026 | 17h55

        Oui; vous avez entièrement raison

  4. Nahor Guëttam

    23 janvier 2026 | 13h34

    Bravo à vous, la journaliste Nadia Jennene, pour la belle prose française que vous avez employé pour cet article! Toutefois, lorsque vous evoquer le mausolée soufi qui fait le nom et la legende du site, vous aurez bien fait de rappeller son INCENDIE CRIMINEL par la hordes barbare et terroriste qui a dessacré ce lieu de paix et de romantisme.

    Ceci n’est certainement du dossier des calamité « naturelles », mais revient souvent « de nature », la nature de la predication incessante, cassante, raciste et maudite d’un triste idéologie et d’une triste période de l’histoire moderne de la Tunisie, bouleversée à partir du milieu des années 1970 et plus encore par les « gardiens du temple khomeiniste » revoltés contre le Père de la Patrie en 1987!

    O combien Bourguiba y voyait clair face à la myopie coupable et complice de ceux qui pretend combattre au nom de la Sûreté et du « djihad de libération nationale » les complots « fréristes » invisibles depuis un certain 25 symbolique, très symbolique. Cette calamité est bien là, chère journaliste, il faut bien en faire alerte, puisque d’autres « frères bruleurs » venus directement du Moyen-Age et des conflits entre Croisades et Califats, sont bien plus dangereux -je vous assure- que les intemperies et les tempêtes infiltrantes à la longe les roches érosés de Sidi Bou Said.!

    Ces hordes fanatisées peuvent détruire à l’instant, envahier et brûler, si non executer les « infideles » opposée à la « revolution du califat »!

    Davantage s’ils trouvent l’INDIFFERENCE du pouvoir incriticable du guide suprême de prisons pleines et des caisses vides (et de tout ce qui n’est pas un leurre, car c’est l’Etat lui même) et qui ont deferlé le 14 janvier d’un triste anniversaire.

    Les tunisiens n’ont même plus le droit de le lire dans la presse française, car Le Monde, le JDD, Le Figaro et même JEUNE AFRIQUE n’avaient jamais été MIS EN EMBARGO à Tunis, sur l’avenue Bourguiba desolées de ces journaux et magazines, libres et fiers d’un pays jadis francophone…

    Alors, chère journaliste, bravo pour votre belle prose française, elle nous gratifie !

    N.G.M. – activiste indépendant pour les Droits humains en Afrique