Réagissant au verdict prononcé contre les journalistes Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies, l’ancien député et dirigeant du parti Attayar, Hichem Ajbouni, a publié, vendredi 23 janvier 2026, un message au ton particulièrement grave, exprimant son indignation face à ce qu’il qualifie d’injustice et de répression.
Dans un post largement relayé, il dit ne plus trouver les mots pour décrire le sentiment qui l’habite devant « toute cette injustice, cette répression et cette cruauté » qu’il affirme voir s’abattre sur la Tunisie. Il évoque un mélange de colère, d’amertume, de dégoût et de révolte, parlant d’un profond malaise face à la situation actuelle. Tout en assurant que « ceux qui sèment l’injustice et l’oppression ne récolteront qu’une chute retentissante », il adresse un message de solidarité aux personnes qu’il considère comme victimes, ainsi qu’à leurs familles, appelant à la patience et à la fermeté.

Une réaction au lendemain d’un verdict lourd
Cette prise de position intervient après la décision rendue, la veille, par la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis. Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies ont été condamnés à trois ans de prison pour blanchiment d’argent et à six mois supplémentaires pour des infractions fiscales, dans un dossier distinct de celui ayant conduit à leur première incarcération.
La juridiction a également prononcé des amendes, la confiscation de leurs avoirs et la saisie des parts sociales des sociétés dont ils sont actionnaires, au profit du Trésor public. Présentés en état de détention, les deux journalistes avaient comparu pour répondre d’accusations de fraude et d’évasion fiscales, avant que l’affaire ne soit mise en délibéré puis tranchée par une peine cumulée de trois ans et demi de prison.
RSF parle d’« acharnement judiciaire »
La veille du verdict, Reporters sans frontières avait dénoncé un « acharnement judiciaire » à l’encontre des deux journalistes, emprisonnés depuis mai 2024. L’organisation rappelle qu’ils avaient initialement été arrêtés pour « diffusion de fausses nouvelles » après avoir critiqué des décisions politiques, avant d’être poursuivis dans un second dossier pour blanchiment d’argent.
Deux procédures successives, près de vingt mois de détention
Arrêtés le 11 mai 2024, Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies avaient été condamnés en appel, le 26 juillet 2024, à huit mois de prison en vertu du décret-loi 54. Alors qu’ils purgeaient encore cette peine, de nouveaux mandats de dépôt avaient été émis début décembre 2024, sur la base de la législation relative au terrorisme et au blanchiment d’argent.
La défense a, à plusieurs reprises, soutenu qu’il s’agissait d’un dossier fondé sur de simples irrégularités fiscales, pouvant être traitées en liberté. Une demande de libération conditionnelle a toutefois été rejetée le 5 janvier dernier.
M.B.Z












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ZARZOUMIA
ZOHRA LAMBARA a ressuscitée .