Une nouvelle initiative parlementaire visant à criminaliser les jeux de hasard et les paris électroniques est en cours d’élaboration à l’Assemblée des représentants du peuple, a annoncé samedi 24 janvier 2026, le député Yasser Gourari lors de son intervention sur Diwan FM.
L’élu a qualifié les jeux de hasard et les paris électroniques de véritable « fléau social », estimant que leurs effets dépassent aujourd’hui largement le cadre des loisirs pour devenir un phénomène aux conséquences graves sur les familles et la société.
La multiplication des plateformes numériques de paris, souvent hébergées à l’étranger mais accessibles en Tunisie, expose différentes catégories de la population à des risques sociaux, économiques et psychologiques, a-t-il avancé, soulignant que les autorités se heurtent aujourd’hui à un vide juridique, faute de textes clairs permettant de qualifier ces activités et d’engager les poursuites adaptées.
Selon Yasser Gourari, les conséquences dépassent le cadre du simple jeu : « Certaines personnes, après des pertes répétées et des difficultés financières, ont été poussées au désespoir, parfois jusqu’à envisager le suicide », a-t-il indiqué. Il a souligné que le phénomène affecte non seulement les jeunes mais aussi des adultes de tous âges, entraînant des tensions familiales, la perte de biens ou de revenus et, dans certains cas extrêmes, des drames humains.
Face à cette situation, un groupe de députés a rédigé un projet de loi transmis au bureau du Parlement, en vue de son examen par la Commission de la législation générale, selon Yasser Gourari. Le texte vise à définir précisément les jeux de hasard électroniques, incluant les applications, plateformes numériques, paris en ligne et jeux assimilés, afin d’en encadrer strictement l’usage et d’en réprimer les dérives.
Le projet prévoit toutefois des exceptions limitées pour certaines activités à caractère récréatif, caritatif ou sportif, sous des conditions strictes, notamment le Promosport, dont les recettes sont destinées à soutenir le sport, à financer des clubs ou des événements sportifs.
Sur le plan répressif, la proposition introduit des sanctions financières pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers de dinars — entre 10 et 500 mille dinars —, ainsi que des peines d’emprisonnement — entre un et cinq ans de prison — avec un durcissement en cas de récidive, d’implication de mineurs ou de soupçons de blanchiment d’argent, selon l’élu.
Le député a également insisté sur la nécessité d’une approche globale, combinant encadrement juridique, contrôle institutionnel, sensibilisation du public et prévention sociale. Plusieurs départements ministériels devraient être associés à ce dispositif, notamment la Justice, l’Intérieur, les Finances et les Technologies de communication.
N.J











2 commentaires
Gore fest
La Tunisie, pays où la seul solution est la prison … le monde avance et ce bled ne fait que reculer. Fuyez la Tunisie aussi vite que vous le pouvez ! Conseil d’un tunisien qui l’a quitté en 2022 et qui est enfin HEUREUX depuis.
HatemC
Par petite touche la tunisie rejoint l’Afghanistan …on criminalise le libre arbitre …ce pays part dans le mur avec cette poignée de bondieusard médiocre … HC