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Tunisiens : +25 % d’éloignements et +33 % d’interpellations en France en 2025

Par Raouf Ben Hédi

En 2025, les éloignements et interpellations d’étrangers en situation irrégulière en France connaissent une dynamique ascendante, avec une progression notable concernant les ressortissants tunisiens.

Selon les données du ministère français de l’Intérieur, publiés ce mardi 27 janvier 2026, 1.627 Tunisiens ont été éloignés du territoire français en 2025, soit une augmentation de 25,6 % par rapport à 2024. Cette hausse place les Tunisiens au troisième rang des nationalités les plus éloignées, derrière les Algériens (2.539 retours, en baisse de 15,3 %) et les Marocains (2.002 éloignements, en hausse de 20,7 %). Les ressortissants maghrébins représentent ainsi un quart des étrangers éloignés.

Cette tendance se reflète également dans les chiffres des interpellations. En 2025, 17.827 Tunisiens en situation irrégulière ont été interpellés, soit une augmentation de 32,9 % par rapport à l’année précédente. Les Tunisiens constituent la deuxième nationalité la plus fréquemment interpellée après les Algériens (51.133 interpellations, +51,5 %).

Cette augmentation des éloignements et des interpellations s’inscrit dans une dynamique générale d’intensification des contrôles et des départs d’étrangers en situation irrégulière, avec une hausse globale de 15,7 % des éloignements et 30,6 % des interpellations en 2025.

Le ministère souligne que cette évolution est portée principalement par l’augmentation des éloignements forcés (+21,1 %), qui constituent 62 % du total des éloignements, ainsi que par la croissance des départs spontanés (+21,2 %).

R.B.H

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5 commentaires

  1. HatemC

    27 janvier 2026 | 20h02

    Et là je vais toucher le nerf à vif, celui que personne ne veut nommer.
    La question interdite …. et si l’État encourageait le départ ?

    Les Tunisiens devraient aussi avoir le courage de se poser une question simple, presque obscène tant elle dérange ….. et si l’État facilitait le départ des jeunes … pour acheter la paix sociale ?

    Quand un pays :
    – ne crée pas d’emplois qualifiés,
    – bloque l’initiative privée,
    – méprise sa jeunesse diplômée,
    – et réprime au lieu de réformer,

    Il lui reste une soupape….: laisser partir.
    – Moins de jeunes dans la rue,
    – moins de colère,
    – moins de manifestations,
    – moins de risques politiques.

    Un État incapable de proposer un projet collectif accepte tacitement que ses forces vives s’en aillent.

    – Chaque jeune qui part est un chômeur de moins,
    – un contestataire potentiel en moins,
    – une bombe sociale désamorcée… provisoirement.

    LES ACORDS MIGRATOIRES, LES LAISSEZ-PASSER CONSULAIRES, LA MOLLESSE FACE AU DEPART ILLEGAUX … RIEN DE TOUT CELA N’EST NEUTRE

    Former des jeunes pour les voir partir, subventionner l’éducation pour enrichir d’autres économies,
    tolérer la clandestinité puis crier au drame … c’est le signe d’un État qui gère la pénurie par l’exil.

    L’EMIGRATION DEVIENT UEN VARIABLE D’AJUSTEMENT SOCIALE? COMME LES SUBVENTIONS OU L’ENDETTEMENT.

    Les médias tunisiens ne sont pas seulement indignés.
    Ils sont complices par omission.

    Tant qu’ils refuseront de nommer la faillite d’un pays qui sacrifie ses jeunes pour survivre politiquement, ils continueront à commenter les expulsions … au lieu de dénoncer l’exil comme politique nationale non assumée…. HC

    • Mohamed Mabrouk

      28 janvier 2026 | 9h14

      C’est une evidence, pas du tout interdite. Tout le monde le dit ici

  2. HatemC

    27 janvier 2026 | 19h52

    On criera au racisme, à la haine de soi ou à la trahison des « siens ».
    Pourtant, refuser la clandestinité n’a rien de raciste.
    C’est une position politique, morale et même rationnelle.

    Les chiffres publiés par le ministère français de l’Intérieur pour 2025 racontent surtout de mon point de vue l’effondrement silencieux de pays entiers, dont la Tunisie fait désormais pleinement partie.

    – 1 627 Tunisiens éloignés,
    – 17 827 interpellés,
    – +32,9 % en un an.

    Ce n’est pas un « hasard statistique ». C’est le symptôme d’un pays qui ne retient plus ses enfants, faute de projet, de perspectives, de dignité économique.

    Un étudiant ou un ingénieur qui respecte les règles n’a rien à voir avec quelqu’un qui traverse illégalement, vit dans la clandestinité, travaille au noir bascule souvent dans la drogue et le deal et finit souvent exploité ou marginalisé.
    Faire semblant de ne pas voir cette distinction, c’est organiser le chaos.

    Dire que les étrangers ( Algériens Tunisiens Marocains Africains ) en situation irrégulière n’ont pas vocation à rester n’est ni xénophobe ni colonialiste.
    C’est reconnaître une réalité simple … aucun État n’accepte durablement l’illégalité comme mode de gestion. Je vous renvoie Mr RBH à la situation des Subsahariens en Tunisie ….

    Les éloignements ne sont pas une violence morale en soi.
    La vraie violence, c’est :
    – vendre l’Europe comme un eldorado,
    – encourager des jeunes à risquer leur vie,
    – puis les abandonner à la misère, aux squats, à la délinquance ou à l’humiliation administrative.

    Pourquoi tant de jeunes Tunisiens choisissent-ils la fuite plutôt que la construction ?
    Parce qu’on leur a appris à partir, pas à bâtir.

    Parce que l’État :
    – décourage l’initiative,
    – punit la réussite,
    – méprise le travail,
    – étouffe l’investissement.

    La vraie question n’est pas : “Pourquoi la France expulse ?”
    Mais : “Pourquoi la Tunisie ne retient plus ?” @ suivre …. HC

    • Gg

      28 janvier 2026 | 0h10

      Oui Hatem!
      Les migrants irréguliers, aussi qualifiés de clandestins, sont envoyés à une vie misérable et précaire.
      Ils rêvent d’argent facile, et ne trouveront que des emplois au noir sous payés et ont toutes les chances de finir à la rue. Et de sombrer dans la violence envers une société de culture et de mœurs qu’ils rejeteront…
      La seule voie est la migration régulière.
      Les familles devraient le comprendre et les journalistes ne pas les inciter au voyage!
      Officiellement, en 2025 la seule France a accordé 384.000 premiers titres de séjour. Mais on estime de 600.000 à 800.000 le nombre de clandestins présents sur le territoire. Économiquement ce n’est pas tenable.
      Le mieux pour eux, le plus humain, le plus respectueux pour eux, est que cela cesse.
      Les candidats doivent se poser la question: pas de métier, pas de formation, pas de connaissances linguistiques ? Ne venez pas.

  3. Gg

    27 janvier 2026 | 19h42

     » En 2025, 17.827 Tunisiens EN SITUATION IRRÉGULIÈRE ont été interpellés, soit une augmentation de 32,9 % par rapport à l’année précédente ».

    En majuscules la cause de ce qui semble vous étonner…