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Oasis de Jemna : la justice rejette la demande d’évacuation de l’État

Par Myriam Ben Zineb

La Cour de première instance de Kébili a rejeté, mercredi 28 janvier 2026, la demande introduite par le chargé général du contentieux de l’État visant l’évacuation des oasis de Jemna au profit du ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières, au motif de l’incompétence, a indiqué le correspondant de Diwan FM dans la région.

La juridiction était appelée à se prononcer sur cette affaire après avoir décidé, le 14 janvier courant, de reporter l’examen du dossier pour le prononcé du jugement.

Pour rappel, le chargé du contentieux de l’État avait engagé une action en justice contre l’Association des oasis de Jemna, réclamant l’évacuation de ces terres domaniales au profit du ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières. Cette procédure s’inscrit dans un contentieux ancien opposant les autorités à l’association.

Depuis plus d’une décennie, l’oasis de Jemna est au cœur d’un bras de fer emblématique entre l’État et l’Association de protection des oasis de Jemna. Reprise par les habitants en janvier 2011, dans le sillage de la révolution, la palmeraie a été gérée de manière collective au nom d’un droit historique revendiqué par la population locale, tandis que les autorités considèrent ces terres comme relevant du domaine public.

Sous la houlette de l’Association, l’oasis est devenue une référence en matière d’économie sociale et solidaire : entretien du périmètre, création d’emplois, amélioration des rendements et réinvestissement d’une partie des bénéfices dans des projets au profit de la communauté. La réussite économique du site, marquée notamment par des recettes record lors de certaines campagnes de dattes, a renforcé la visibilité nationale de cette expérience d’autogestion.

Aujourd’hui, cette dynamique se dit menacée par une procédure judiciaire en référé engagée par le ministère des Domaines de l’État, réclamant l’évacuation de l’Association et la reprise en main du site. Une seconde action porte également sur l’audit des revenus de l’exploitation depuis 2011. Les responsables associatifs assurent pourtant que la gestion financière a toujours été transparente et régulièrement contrôlée, estimant que l’enjeu dépasse le simple cadre juridique et vise à mettre fin à leur rôle dans la gestion des ressources de l’oasis.

M.B.Z

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2 commentaires

  1. Larry

    28 janvier 2026 | 16h54

    Cette oasis sous l’emprise de l’état, c’est la faillite de cette oasis !….
    Tout ce que l’état touche part en vrille et en faillite !…

  2. Mhammed Ben Hassine

    28 janvier 2026 | 14h50

    [Sous la houlette de l’Association, l’oasis est devenue une référence en matière d’économie sociale et solidaire] on a horreur de la réussite