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En photos – La visite de Kaïs Saïed à Sidi Bou Saïd et Bhar Lazreg

Le président Kaïs Saïed s’est rendu, le 28 janvier 2026, dans la zone de Bhar Lazreg, relevant de la municipalité de La Marsa, touchée par les dernières inondations enregistrées dans le pays le 20 janvier dernier, où il a salué les efforts de la protection civile et appelé à traiter les causes structurelles pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise. Il a dénoncé la corruption, le sabotage, l’absence de planification urbaine et l’insuffisance des réseaux d’évacuation des eaux, tout en réaffirmant le soutien de l’État aux citoyens affectés et le droit du peuple tunisien à la dignité et à la justice.

Il s’est ensuite rendu à Sidi Bou Saïd, où la colline fragilisée par les fortes précipitations enregistrées ces derniers jours est sous la menace de nouvelles perturbations météorologiques. La zone fait désormais l’objet de mesures exceptionnelles de prévention, décidées par les autorités régionales.

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12 commentaires

  1. Zico

    Répondre
    29 janvier 2026 | 22h33

    On dirait le Bay de la Tunisie en 1926 qui visite des zones sinistrées et qui est acclamé par la foule. Sa majesté a constaté l’état des lieux, a pris quelques photos souvenir avec des démunis et puis est rentré dans son palais….Cette comédie dure depuis trop longtemps.

  2. Hannibal

    Répondre
    29 janvier 2026 | 15h30

    Encore une visite qui fera Pschitt.
    Il y a tellement de choses à changer au niveau urbanisme, infrastructures, collectivités locales, etc. Bref, soit on anticipe les effets évolutifs du changement climatique, soit on crève.

    • Fares

      Répondre
      30 janvier 2026 | 5h18

      Des coups d’épée dans l’eau ou encore كان فلح، راهو من بارح. A ce point on ne sait plus si Saied est sincère ou bien s’ il se fout de nous ou bien s’ il est en plein déni.

      Peu importe, Saied n’ est certainement pas l’homme de la situation. Ne me parlez plus d’un manque d’alternatives, ce régime a atteint le fond par sa médiocrité et ses clowneries. Toute alternative est à considérer. Et il y en a eu beaucoup d’alternatives. Beaucoup plus sérieuses en 2024 que le malheureux cirque que nous vivons, mais Farouk, un de ces multiples pions du régime a refusé d’entendre raison.

  3. Tunisino

    Répondre
    29 janvier 2026 | 11h43

    Les freins d’un littéraire politisé de l’école francophone:
    1. Formation et expérience faibles, impossible de sortir de sa spécialité ou de rayonner.
    2. Un emprisonné dans le passé, maladroit au présent, et le futur pour lui n’existe pas.
    3. Un poète, aucun respect aux technologies et aux sciences, capables de faire évoluer le pays.
    4. Une intelligence scientifique (de calcul) limitée, ce qui favorise l’aveuglement, la mauvaise gestion des priorités, la subjectivité, ce qui lui réduit à un aventurier suicidaire.
    5. Aucun projet pertinent sauf de s’emmerder et d’emmerder.
    6. Un égoïste extrême, ce qui lui enfonce dans le vide et la négativité.
    Toute troisième république doit écarter méthodiquement les aventuriers suicidaires des postes politiques (les partis sont responsables) et administratifs (l’administration est responsable), on a assez des littéraires et des illettrés, depuis 1956.

  4. HatemC

    Répondre
    29 janvier 2026 | 11h35

    Le cœur du problème, le vrai, celui que tout le monde connaît mais que personne n’ose formuler clairement.
    L’exode rural en Tunisie n’a pas été subi.
    Il a été toléré au nom de la “paix sociale”.
    On a laissé construire sans règles,
    – bâtir sans réseaux,
    – bétonner sans limites.

    Aujourd’hui, ce n’est pas la pluie qui détruit le pays.
    C’est 60 ans de lâcheté politique qui s’effondrent.
    La facture différée de la lâcheté politique.
    La paix sociale obtenue par le laisser-faire finit toujours par se transformer en :
    – chaos urbain
    – drames humains
    – ruines patrimoniales

    • zaghouan2040

      Répondre
      29 janvier 2026 | 14h58

      Je suis absolument d’accord avec vous pour souligner l’impact catastrophique et radical de l’exode rural anarchique – anarchique- sur l’ensemble de la Tunisie de Bizerte a Gabès en passant par Nabeul Mahdia Sfax etc
      Ce phénomène vieux de 45 années a détruit définitivement le patrimoine et le savoir vivre de communautés urbaines raffinés et détentrice d’une importante partie de l’identité et de la mémoire de la nation tunisienne
      Meme le Sahel,longtemps épargné par la catastrophe, est radicalement impacté
      Cependant il ne faut pas tomber dans l’excès : ce sont des Tunisiens égaux en droits et devoirs comme tout autre Tunisien
      En outre une véritable elite économique et intellectuelle tout aussi voire plus sophistiquée que l’élite issue de la notabilité urbaine s’est constituée au fil des années
      Moi même j’ai fui la médina de mes ancêtres pour m’installer a 50 km de Tunis parce que l’exode rural a massacré le cadre de vie de mes ancêtres

      Le problème fondamental de la vie urbaine en Tunisie est l’invivabilite de tres nombreux quartiers populaires érigés a partir d’habitat anarchique : a Tunis par exemple ce sont près d’un million et demi de personnes qui ne bénéficient pas d’un accès normal aux services essentiels comme la santé le transport le réseau d’assainissement la sécurité voire l’éducation
      Ceci a créé deux générations de zombies sociopathes qui achèvent, partout dans le pays ,de rendre l’infrastructure et le cadre de vie urbaine une aberration repoussante et anxiogène
      Il  »y a qu’à constater le nombre de villas de
      maîtres désertées a Mutuellevillle Ennasr au Bardo a Ezzahra etc
      Tunis Bizerte Sfax Sousse Kairouan sont devenues des agglomérations fragmentées sans cohésion sociale radicalement dépossédées de leur mémoire et de leur identité
      Il n’y aura pas de solution a court et moyen termes
      Ce nouveau cadre

      • HatemC

        Répondre
        29 janvier 2026 | 19h05

        Mon écœurement est compréhensible quand on a vu, de ses propres yeux, un héritage familial dégradé, vandalisé, rendu invivable et invendable. je m’explique …

        Je suis d’accord … ce sont des Tunisiens égaux en droits et devoirs.
        Mais l’exode rural anarchique, toléré au nom de la paix sociale, a eu un pouvoir de nuisance réel et massif sur le patrimoine, la valeur immobilière et la mémoire urbaine.

        Mes parents avaient un appartement avenue Habib Thameur. Aujourd’hui, il est invivable, vandalisé, squatté, invendable….
        C’est une destruction concrète, vécue dans les immeubles, les cages d’escalier, les portes sculptées arrachées, le marbre cassé, le fer forgé volé, l’odeur, le squat, l’abandon et même l’ascenseur d’une grande beauté n’est plus utilisable et la cage sert de dépôt d’ordure …

        Ce n’est pas une théorie. C’est un héritage détruit.
        Le vrai responsable n’est pas l’origine sociale des habitants, mais un État qui a abandonné la ville, la loi et le bien commun.

        On peut parfaitement comparer un appartement avenue Habib Thameur à un bien du 8ᵉ ou du 16ᵉ arrondissement de Paris : hyper-centre, patrimoine, histoire, architecture.
        Ces biens auraient dû avoir une valeur inestimable.
        Aujourd’hui, ils sont dégradés, invivables, invendables.
        Il n’y a pas que l’exode rural.
        Il y a surtout une urbanisation anarchique organisée par l’absence de l’État.
        On a laissé construire sans règles, sans réseaux, sans entretien.
        Résultat : des quartiers invivables, un patrimoine détruit,
        et des biens du centre-ville qui auraient dû valoir une fortune réduits à l’état de ruines sociales …

        À qui s’en prendre pour la dévaluation de l’immobilier ? et qui en parle ????

        En parler, c’est être traité de “nanti”.
        Se taire, c’est accepter la ruine.
        Défendre le patrimoine, c’est être accusé de mépris du peuple.
        Résultat : tout est nivelé par le bas, la misère progresse et les héritages de toute une vie disparaissent.

        Voilà où nous en sommes.
        HC

      • HatemC

        Répondre
        29 janvier 2026 | 19h24

        en reponse @ zaghouan2040

        Cet appartement m’était destiné.
        Ma mère, salariée à l’époque de la SNIT, l’avait acheté pour moi et il était à mon nom.
        Elle l’a d’abord loué normalement.

        Puis, avec les années, l’effondrement des règles, du droit et de l’autorité publique a fait le reste.
        L’immeuble s’est dégradé.
        Les abus se sont installés.
        La loi a reculé.

        Ma mère, épuisée, a fini par abandonner le logement à des squatteurs.
        Nous avons tenté de récupérer un bien qui nous appartenait légalement.
        On nous a traités de nantis.
        Puis de harceleurs.

        Aujourd’hui, nous sommes propriétaires d’un appartement
        qui ne nous appartient plus dans les faits.

        Voilà ce que produit l’effondrement de l’État de droit …
        Je vis en France j’ai mon propre patrimoine, j’ai tourné la page ma mère aussi mais garde une profonde amertume …. j’en veux à la Tunisie qui ne protège pas ses citoyens et le patrimoine chèrement acquis par nos parents et grands parents … HC

        • zaghouan2040

          Répondre
          29 janvier 2026 | 21h15

          Je comprends parfaitement votre colère
          Les immeubles situés a Habib Thameur et au Passage notamment sont d’une très grande beauté construits en pierre de taille et de style rococo du début du siècle dernier
          Certains immeubles sont de pures merveilles avec leur escalier en fer forgé leur ascenseur dignes d’un hôtel neo retro des appartements au luxe sobre mais magnifique
          Mon père me racontait qu’autrefois ce quartier comptait parmi les plus huppés de Tunisie ou résidaient nombre d’intellectuels et professions libérales
          Claudia Cardinale les Cohen les Bayaarassou les Tordjman les Bismuth y résidaient
          Mais ce temps est définitivement révolu
          Du moment que les ruraux sont aussi tunisiens que vous et moi vous ne pouvez pas les empêcher de vouloir une vie meilleure
          Le problème est l’absence de loi et la malveillance de certaines factions régionalistes comme les Saheliens qui ont massacré La Marsa Bab Souika mais aussi le centre ville de Sfax qui est aussi une ville martyre comme Kairouan ou encore Le Kef
          L’incapacité a s’adapter aux normes et exigences de l’urbanité arabo-mediterannenne des centres urbains de Tunisie a été un cataclysme silencieux encore totalement sous estimé et incompris
          Le nivellement socio-culturel qui s’en est suivi releve de l’impensable
          Mais c’est une quasi-fatalite vu les déséquilibres régionaux existants car à moins d’un système d’apartheid il était devenu impossible de juguler le flux incessant des ruraux aveuglés par les lumières de la ville
          C’est ainsi que pratiquement tous les centres urbains de Tunisie sont devenus invivables
          Je vis a proximité immédiate d’une zone forestière et montagneuse et j’y ai trouvé un bonheur fragile
          Bonne soirée et tout mon soutien amical
          PS : si vous voulez un cadre de vie agréable et encore doté d’une certaine mémoire et identité venez découvrir Zaghouan a proximité du Temple des Eaux

  5. HatemC

    Répondre
    29 janvier 2026 | 11h29

    Sidi Bou Saïd et les stations balnéaires …. un crime urbanistique

    Le cas de Sidi Bou Saïd est emblématique.
    Ce n’est pas la pluie qui fragilise la colline, c’est :
    – la bétonisation sauvage
    – la surcharge des sols
    – les constructions sans respect du relief
    – l’absence d’entretien des murs de soutènement
    – le laisser-faire généralisé

    Ce patrimoine a été sacrifié lentement, par négligence, cupidité et lâcheté politique.

    Quand il parle de “causes structurelles”, il a raison.
    Mais cela fait 5 ans qu’il gouverne sans contre-pouvoir réel.

    Or :
    – où est la grande loi sur l’urbanisme ?
    – où est la cartographie nationale des zones à risque ?
    – où est le plan de relogement massif ?
    – où est la réforme des municipalités ?

    Sans actes, ce discours devient une répétition, pas une solution …. IL NOUS SAOUL CE POPULISTE …. HC

  6. HatemC

    Répondre
    29 janvier 2026 | 11h26

    Kaïs Saïed se rend sur les lieux après la catastrophe, remercie la protection civile, parle de dignité, de justice, de corruption, de sabotage.
    C’est le rituel post-désastre … présence symbolique, vocabulaire fort, mais aucun engagement
    Aucune responsabilité clairement nommée par exemple.

    Le président parle de :
    – corruption
    – absence de planification
    – insuffisance des réseaux
    Mais il ne dit jamais QUI a laissé faire, QUI a signé les permis, QUI a fermé les yeux pendant des décennies.
    L’urbanisme anarchique n’est pas tombé du ciel.
    Il est le produit :
    – d’un État laxiste, il est en poste depuis près de 6 ans qu’at-il proposé pour stopper ces constructions anarchiques et l’exode rural ? RIEN, il est aussi responsable que les précédent gouvernement
    – d’administrations complaisantes
    – de municipalités faibles ou corrompues
    – de gouvernements successifs qui ont préféré l’électorat au territoire

    Oui, l’EXODE RURAL MASSIF a profondément transformé les villes et les zones balnéaires.
    Oui, des constructions illégales ont proliféré.
    Oui, des quartiers entiers ont été bâtis sans réseaux, sans fondations, sans études géotechniques….

    L’exode rural massif n’a pas été subi. Il a été toléré, encouragé, instrumentalisé au nom de la “paix sociale”.

  7. Judili58

    Répondre
    29 janvier 2026 | 10h46

    Que les choses soient claires . Certes l’infrastructure doit être mise aux normes et ceci est la responsabilité des pouvoirs publics. Néanmoins il faut mettre fin aux constructions anarchiques, aux constructions en dehors des zones aménagées en bref il faut mettre fin au désordre et arrêter le populisme. Hier les « commerçants de Sidi Bou Said semblaient ne pas être contents de l’interdiction de l’accès des bus à la colline faisant fi des risques de DISPARITION du village de Sidi Bou Said . Car il s’agit bel et bien de cela. Il est urgent de prendre ce type de mesures et de démarrer sans tarder les travaux de consolidation de la colline qui ont trop tardé.

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