L’Institut national du patrimoine (INP) a publié, dans la soirée de mercredi 28 janvier 2026, un communiqué exprimant « sa vive préoccupation » face à la multiplication d’interventions médiatiques de personnes « qui s’arrogent indûment le droit de s’exprimer publiquement sur des questions relevant de l’archéologie, de l’histoire et du patrimoine culturel » alors qu’elles, selon l’établissement, « non qualifiées et dépourvues de formation scientifique reconnue ».
L’INP a mis en garde contre une telle dérive — préjudiciable à la protection du patrimoine national et à la rigueur scientifique, à son sens — notant que seuls les spécialistes dûment habilités — chercheurs, universitaires et cadres scientifiques relevant des institutions compétentes — sont « légalement et scientifiquement autorisés à interpréter, commenter et communiquer sur les vestiges archéologiques, l’histoire et le patrimoine national ».
Selon l’institut, la médiatisation de discours non fondés scientifiquement contribue à « la désinformation, banalise les atteintes au patrimoine et favorise indirectement des comportements dangereux, tels que le pillage, les fouilles clandestines et les dégradations volontaires des sites archéologiques », déjà fragilisés par de multiples menaces.
L’INP a interpelé directement les professionnels des médias et les a appelés à assumer pleinement leur responsabilité éditoriale, les exhortant à faire preuve de rigueur et de discernement dans le choix de leurs invités, en vérifiant systématiquement leurs compétences et leur légitimité scientifique, notamment lorsqu’il s’agit de sujets touchant au patrimoine culturel, à l’histoire et à l’archéologie.
Il a rappelé à ce titre qu’il demeure la seule autorité réglementairement responsable du patrimoine national, soulignant que « le patrimoine archéologique et historique constitue un secteur stratégique, protégé et strictement encadré par la loi n°94-35 du 24 février 1994 portant Code du patrimoine archéologique, historique et des arts traditionnels ».
Par ailleurs, l’établissement s’est adressé aux citoyens les appelant à adopter un comportement responsable face aux vestiges archéologiques. Toute personne constatant des atteintes, des fouilles clandestines ou la découverte fortuite de vestiges — notamment à la suite de phénomènes naturels ou climatiques récents — est invitée à alerter immédiatement les postes de police les plus proches ou les autorités compétentes afin de permettre une intervention rapide, lit-on dans le communiqué de l’INP.
N.J














