Le député Ahmed Saidani a réagi, sur un ton empreint d’ironie mordante, aux récentes sorties médiatiques du président de la République, Kaïs Saïed, dans plusieurs zones touchées par les dernières intempéries.
Dans une publication diffusée sur Facebook jeudi 29 janvier 2026, l’élu a décrit un chef de l’État fidèle et à ses habitudes : celles de multiplier les apparitions auprès des populations les plus démunies, des sinistrés et des laissés-pour-compte.
Une mise en scène que le député tourne en dérision, rappelant les « visions universelles » et les « approches humanistes capables de sauver l’humanité entière » du président.
Derrière l’ironie, Ahmed Saidani pointe ce qu’il considère comme une contradiction majeure : l’abondance des discours et l’absence de traductions concrètes sur le terrain.
Il suggère, non sans sarcasme, que le véritable obstacle ne serait ni le manque de solutions ni celui des idées, mais un problème purement « technique » — celui d’une parole présidentielle qui, selon lui, ne parviendrait jamais jusqu’aux responsables censés agir.
« Bonjour. ‘kaysoun’ s’adonne à sa passion favorite : se faire photographier aux côtés des pauvres, des miséreux et des sinistrés. Il convient de rappeler que Kaïs Saïed ne détient pas seulement des solutions pour la Tunisie, mais également des visions d’envergure universelle et des approches humanistes globales, susceptibles — qui sait — de sauver l’humanité tout entière. Toutefois, le problème fondamental demeure d’ordre purement technique : sa voix n’atteint pas les décideurs de la planète Terre. Puisse votre voix parvenir à destination, Monsieur le Président. Et tant que vous ne vous êtes pas égaré dans une piscine aménagée par l’armée, laissez-vous plutôt déconcerter par des projets creux, tels que les infrastructures. Que Dieu soit avec vous, avec la Tunisie et avec nous. Il n’y a de force ni de puissance qu’en Dieu », a écrit l’élu.

Cette publication fait écho aux déplacements effectués par le président Kaïs Saïed après les intempéries exceptionnelles ayant provoqué des inondations la semaine dernière. Le dernier est date est celui du 28 janvier 2026 dans la zone de Bhar Lazreg, relevant de la municipalité de La Marsa, sévèrement touchée par les inondations.
Sur place, le chef de l’État a salué les efforts de la protection civile et appelé à s’attaquer aux causes structurelles des catastrophes récurrentes, dénonçant notamment la corruption, le sabotage, l’absence de planification urbaine et l’insuffisance des réseaux d’évacuation des eaux pluviales.
Le président s’est également rendu à Sidi Bou Saïd fragilisée par les fortes précipitations reste sous la menace de nouvelles perturbations météorologiques. Des mesures exceptionnelles de prévention ont été décidées par les autorités régionales afin d’éviter tout effondrement ou glissement de terrain.
N.J











3 commentaires
Fares
Un échange d’hypocrisie entre Saied et la populace. Saied prétend écouter leurs préoccupations et travailler à améliorer leur situation et la populace prétend le soutenir avec des applaudissements et des youyous à l’appui.
En fin de compte les deux camps ne font qu’ obéir à la loi du moindre effort. Saied espère garder le pouvoir grâce à ces ballades et la populace espère que ses problèmes seront réglés par quelques applaudissements.
Saied ne réglera jamais les problèmes de la populace et cette populace ne se déplacera jamais pour le soutenir pendant les élections.
A quoi bon se soucier pour un peuple hypocrite? Je plains tout ceux qui font de la prison pour défendre ces imbéciles heureux. Le jeu ne vaut pas la chandelle.
Hannibal
Ils ne font de la prison pour défendre ces imbéciles heureux mais les rendre moins imbéciles et changer leur paresse heureuse en citoyenneté active et conscienceuse.
Tunisino
Oui! C’est un conseil précieux au président KS de s’attacher au fond en plus de la forme. C’est son droit de manipuler les simples citoyens pour gagner du soutien politique, mais c’est aussi son devoir de travailler sur le progrès durable du pays. Après tout, il doit laisser la Tunisie en meilleure posture pour le pouvoir suivant, il est payé par les sinistrés tunisiens pour le faire.