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Décès de l’éléphante Baby : une autopsie ordonnée pour déterminer les causes

Après la mort de l’éléphante Baby au zoo du Belvédère, une autopsie a été ordonnée afin de déterminer les causes exactes du décès. Le corps de l’animal a été transféré à l’École nationale de médecine vétérinaire, alors que les interrogations et les accusations de négligence se multiplient.

Intervenant sur Diwan FM dans la soirée de jeudi 29 janvier 2026, Mohamed Attia, le citoyen tunisien ayant servi d’intermédiaire pour le transfert de l’éléphante Baby vers la Tunisie, a ajouté au flou entourant la mort de l’animal. 

Selon Mohamed Attia, Baby était âgée d’environ 40 ans, un âge considéré comme moyen pour un éléphant d’Afrique, dont l’espérance de vie peut atteindre 70, voire 100 ans. Il a affirmé que l’éléphante ne présentait aucun problème de santé majeur lors de son arrivée en Tunisie, il y a près de trois ans, notant qu’il y a de cela un mois, elle se portait bien. 

D’après les informations qui lui ont été rapportées par un employé municipal, l’éléphante se serait soudainement affaissée sur ses pattes dans son enclos. Des tentatives auraient ensuite été menées pour la relever à l’aide d’une tractopelle à l’intérieur de son abri. Son corps a par la suite été transféré à l’École nationale de médecine vétérinaire afin de procéder à une autopsie destinée à déterminer les causes exactes du décès.

Mohamed Attia a pointé du doigt un problème de suivi vétérinaire. Il a rappelé que les deux vétérinaires spécialisés qui prenaient en charge Baby depuis son arrivée, et qui étaient en contact permanent avec ses anciens propriétaires français, ne travaillaient plus au zoo. 

Il a déploré l’absence de passation avec de nouveaux spécialistes en faune sauvage, estimant que l’éléphante était en excellente santé tant qu’elle était suivie par l’ancienne équipe.

L’intervenant s’est également dit profondément choqué par les images montrant le corps de l’éléphante transporté dans un camion, qu’il juge dégradantes et indignes, portant atteinte à l’image du pays.

En France, l’ancien propriétaire de Baby, qui a vécu avec elle pendant 37 ans avant son transfert en Tunisie, serait dans un état de profonde détresse. Selon Mohamed Attia, ce dernier écarte totalement l’hypothèse du froid, l’éléphante ayant déjà vécu sous des températures négatives, et s’interroge plutôt sur son alimentation ou un éventuel manque de soins récents.

Mohamed Attia a affirmé par ailleurs n’avoir été informé du décès par aucune autorité officielle, disant avoir appris la nouvelle via les réseaux sociaux, exprimant sa tristesse face à la disparition prématurée d’un animal qui faisait la joie de nombreux enfants, après seulement trois années passées en Tunisie.

L’ingénieur en chef chargé de la gestion de la sous-direction du parc zoologique Ahmed Sethom, a, lui, affirmé vendredi 30 janvier 2026 que la mort de l’éléphante relevait de causes naturelles.

S’exprimant dans l’émission Yaoum Saïd sur les ondes de la Radio nationale, il a précisé que l’animal, âgé d’environ 42 ans, souffrait d’une malformation accompagnée d’un handicap affectant sa patte arrière gauche, une fragilité ancienne qui faisait l’objet d’un suivi au sein du parc.

Il a avancé que l’animal était déjà d’un certain âge à son arrivée au zoo, et a souligné que les conditions de vie en captivité, dans le zoo et non dans son habitat naturel, avaient également contribué à réduire son espérance de vie. 

Même si certains éléphants d’Afrique parviennent à dépasser l’âge moyen en captivité, les recherches montrent que leur espérance de vie dans les zoos reste généralement bien inférieure à celle observée dans la nature.

En moyenne, un éléphant né en captivité vit autour de 17 ans, contre plus de 50 ans pour ses congénères évoluant dans leur habitat naturel, comme le parc national d’Amboseli au Kenya. Cette différence s’explique principalement par le stress, les maladies fréquentes, le manque d’exercice, les troubles articulaires et des conditions de vie artificielles qui ne reproduisent pas leur environnement naturel.

« Baby » a fait son entrée dans le jardin zoologique du Belvédère à Tunis en 2023, suscitant curiosité et engouement auprès des visiteurs, après deux décennies sans éléphants. 

Son arrivée était le fruit d’une initiative individuelle portée par Mohamed Attia, un citoyen tunisien installé en France, où il exerce dans le domaine du dressage et de la préparation d’animaux pour le cinéma et les productions audiovisuelles.

Âgée alors de 37 ans, l’éléphante Baby est originaire d’Afrique du Sud. Elle a grandi dans une réserve française avant d’être utilisée dans des films et des spectacles. Son profil et son histoire ont rapidement contribué à en faire l’une des principales attractions du zoo tunisien dès son arrivée.

N.J

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