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Seddik Laabidi, mort mais toujours convoqué par la justice

Par Imen Nouira

Une situation pour le moins surprenante a été révélée vendredi 30 janvier 2026 par l’avocate Ines Harrath. Lors d’une audience, elle a dénoncé le fait que le terroriste Seddik Laabidi, abattu le samedi 3 janvier 2026 lors d’une opération sécuritaire dans le gouvernorat de Kasserine, continue d’être convoqué par la justice antiterroriste et est toujours considéré « en état de fuite ».

« La chambre spécialisée dans les affaires de terrorisme continue de le convoquer dans plusieurs dossiers sous le motif qu’il serait en fuite. Aujourd’hui, il a été appelé à deux reprises », a expliqué Me Harrath, dénonçant une incohérence manifeste entre le suivi judiciaire et la réalité des faits.

La confirmation officielle de son décès

Le ministère de l’Intérieur avait annoncé dès le samedi 3 janvier 2026 la neutralisation de Seddik Laabidi lors d’une opération sécuritaire. Selon le communiqué officiel :

« Les unités sécuritaires ont pu empêcher une opération terroriste après le suivi d’éléments extrémistes. Cette intervention a permis d’éliminer l’élément terroriste dangereux Seddik Laabidi et de capturer son complice aux abords du marché hebdomadaire de Fériana, dans le gouvernorat de Kasserine.

Un agent de sécurité a été grièvement blessé et transporté à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires. L’opération se poursuit afin d’éclaircir toutes les circonstances entourant cette affaire. »

Cette annonce a été largement reprise par les médias et confirmée par les autorités, établissant clairement que Seddik Laabidi était décédé.

Une anomalie dans les dossiers judiciaires

Malgré cette confirmation officielle, la justice continue de traiter Laabidi comme s’il était en fuite. Pour Me Harrath, cette situation est incompréhensible : « Même après la diffusion de l’information par les médias et la confirmation du ministère, la chambre criminelle spécialisée continue de le convoquer». Cela reflète un problème sérieux de coordination entre les services de sécurité et le système judiciaire.

I.N.

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