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Tensions dans le secteur éducatif : la Fédération dénonce les manquements du ministère

Par Nadya Jennene

La Fédération générale de l’enseignement secondaire tient, le 2 février 2026, une réunion de son instance administrative sectorielle au siège de l’Union générale tunisienne du travail pour examiner les derniers développements dans le secteur, notamment les tensions récentes avec le ministère de l’Éducation, qui ont conduit à la suspension de toutes les formes d’évaluation pédagogique dès le second trimestre, a annoncé vendredi 30 janvier 2026, l’organe de presse de la Centrale syndicale, Echaâb News. 

Selon la même source, lors d’une précédente réunion, la Fédération a souligné la détérioration de la situation sociale et le pouvoir d’achat des enseignants, fortement affectés par la flambée des prix et a dénoncé les atteintes aux droits syndicaux et la remise en cause des acquis sociaux, ainsi que l’abandon progressif des engagements pris par l’État dans le cadre des accords conclus avec le secteur.

Il a également été question de l’emprise des ministères de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports sur les mouvements de mutation et sur l’ensemble de la gestion pédagogique, le déficit criant en encadrement et en personnel enseignant, la détérioration des infrastructures scolaires, dont plusieurs établissements sont désormais jugés dangereux, ainsi que la gestion unilatérale du dossier de la réforme éducative. 

Dans ce contexte, la Fédération a fermement dénoncé le refus du ministère de l’Éducation de respecter ses engagements, estimant que ce recul constitue une atteinte à la continuité de l’État et à la crédibilité du dialogue social, ainsi qu’une méconnaissance inédite de la dignité des enseignants et de leur droit à l’amélioration de leurs conditions de vie.

Elle a également critiqué les tentatives du ministère visant à affaiblir le droit syndical et la négociation collective, en contradiction flagrante avec la législation nationale et les conventions internationales ratifiées par la Tunisie, ainsi qu’avec les traditions de longue date qui font du syndicalisme un pilier de l’équilibre au sein des établissements scolaires, et non un objectif de criminalisation ou de suppression.

Elle a condamné par ailleurs le recul du ministère sur les acquis du secteur et la remise en cause du processus participatif pour la gestion des mutations et des nominations, dénonçant un retour à des pratiques décisionnelles unilatérales rejetées depuis des années par le corps enseignant.

N.J

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