Après avoir épuisé toutes les démarches légales pour obtenir un visa et rejoindre son fils en Europe, une dame de 85 ans de Mahdia a finalement été contrainte de prendre la mer clandestinement. Son courage et sa persévérance contrastent avec l’absurdité de la situation qui l’a poussée sur une embarcation de fortune.
Si le courage de cette octogénaire force l’admiration, son histoire illustre avec amertume l’ampleur d’un phénomène bien réel : la migration clandestine continue de gagner du terrain en Tunisie, touchant toutes les générations, et traduisant un désir irrépressible de mobilité face à des frontières qui, parfois, semblent plus rigides que la mer elle-même.
Selon la publication de Mustapha Abdelkebir jeudi 29 janvier 2026 sur les réseaux sociaux, cette nonagénaire aurait tenté en vain d’obtenir un visa pour voyager légalement et vivre auprès de sa famille. Après avoir essuyé tous les refus des instances consulaires, elle a choisi la voie de l’illégalité, devenant ainsi la plus âgée des migrantes ayant emprunté les routes de la mort.
Cette situation n’est malheureusement pas un cas isolé. Chaque année, les Tunisiens se voient attribuer un quota limité de visas Schengen, une restriction qui engendre de nombreux refus, même pour des motifs familiaux légitimes. Les demandeurs se retrouvent alors confrontés à un dilemme cruel : renoncer à voir leurs proches ou tenter la traversée clandestine, souvent à bord d’embarcations improvisées et sur des mers traîtresses.

N.J










