Le député de la circonscription de Sousse, Hamdi Ben Salah, a affirmé avoir été la cible d’une tentative d’incendie de son véhicule, à l’aube du samedi 31 janvier 2026. Dans une vidéo diffusée en direct sur sa page Facebook officielle, l’élu, visiblement ébranlé, a accusé des « parties » qu’il n’a pas nommées de chercher à le faire taire, évoquant un climat de pressions qu’il dit subir, lui et sa famille, depuis plusieurs semaines.
Selon ses déclarations, les faits se seraient produits aux environs de 5 heures du matin. Le député affirme que sa voiture a été incendiée volontairement, montrant à l’image des dégâts visibles sur les roues avant et arrière du véhicule, qu’il dit calcinées. Il présente également un bâton et un bout de mèche retrouvés à proximité, qu’il estime avoir été utilisés pour mettre le feu à l’arrière de la voiture. À l’avant, il exhibe une bouteille en plastique, affirmant qu’elle « empestait l’essence » et qu’elle aurait servi à tenter d’embraser le véhicule.
Hamdi Ben Salah soutient que le pire aurait été évité de justesse. D’après son récit, les auteurs présumés auraient tenté d’incendier le réservoir, avant d’être surpris par des voisins témoins de la scène. Ces derniers seraient intervenus pour éteindre les flammes, contraignant les assaillants à prendre la fuite.
Dans cette même vidéo, l’élu ne se limite pas à l’incident de sa voiture. Il affirme être la cible d’un « système » qui exercerait des pressions croissantes sur lui. Il évoque notamment des difficultés administratives rencontrées par ses parents, ainsi qu’une arrestation qu’il qualifie d’« étrange » de son frère jumeau, plombier de profession et, selon lui, sans aucun lien avec la politique.
Le député raconte qu’une descente aurait été menée au domicile de son frère par des agents qui auraient « terrorisé » son épouse et ses enfants. Il affirme que son frère aurait ensuite été emmené de force, retenu dans un véhicule pendant près d’une heure sans aucune explication, avant d’être relâché.
Très affecté, Hamdi Ben Salah explique avoir décidé de rendre ces faits publics parce qu’il dit ne « plus pouvoir se taire » et se sentir clairement ciblé. L’incident survenu à l’aube du 31 janvier ne serait, selon lui, que « la dernière manifestation » d’un acharnement à son encontre. Il affirme également ne plus faire confiance à personne et dit craindre être au cœur d’un complot.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune communication officielle n’a été publiée par les autorités compétentes concernant cette tentative d’incendie présumée ni les faits évoqués par le député.
R.B.H










