Une séance de travail consacrée au projet de protection de la colline de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain s’est tenue ce mardi 3 février 2026, sous la présidence du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari.
Cette réunion intervient à la suite de la décision n°11 de la cheffe du gouvernement, en date du 26 janvier 2026, confiant au ministère de l’Équipement la mission de suivre la réalisation des études et des travaux relatifs à la protection de la colline, dans le cadre du programme national de protection des zones urbaines, du littoral et de la maîtrise des ouvrages.
La séance a réuni le chef de cabinet du ministre, la directrice générale des services aériens et maritimes, ainsi que des représentants de plusieurs ministères et organismes concernés, dont l’Agence de protection et d’aménagement du littoral, le ministère de l’Agriculture, le ministère de la Culture, le ministère de l’Intérieur, le ministère du Tourisme, l’Institut national du patrimoine, l’Office national des mines, l’Onas, la municipalité de Sidi Bou Saïd et le Centre d’essais et techniques de la construction.
Avancées et coordination autour du projet
Les participants ont pris connaissance du cadre général du projet, de ses caractéristiques techniques et des besoins identifiés, tout en examinant les résultats des visites de terrain et le diagnostic de la situation actuelle de la colline.
À cette occasion, le ministre a appelé l’ensemble des parties prenantes à transmettre toutes les études et données disponibles afin de permettre l’élaboration d’un programme d’intervention précis et l’estimation du coût global du projet, en vue d’un démarrage effectif des travaux dans les plus brefs délais, notamment pour les interventions urgentes. Il a également annoncé la mise en place d’un comité de pilotage regroupant l’ensemble des intervenants pour assurer le suivi et la bonne exécution du projet, insistant sur la nécessité d’une meilleure coordination et d’un appui technique renforcé.
Salah Zouari a par ailleurs souligné que les orientations de l’État visent à classer ce projet parmi les grands projets publics, en tant que priorité nationale destinée à protéger la région contre les risques d’éboulements et à garantir la sécurité des personnes et des biens.
Rappelant l’importance historique, culturelle et architecturale de la colline de Sidi Bou Saïd, le ministre a insisté sur la nécessité d’adopter des interventions maîtrisées, compatibles avec les exigences du développement durable et la préservation du patrimoine.
À noter que la colline de Sidi Bou Saïd s’étend sur une superficie d’environ 170 hectares, sur une longueur de 7,5 kilomètres, dont 4,5 kilomètres de façade maritime.
S.H










