Le député Ahmed Saidani a été interpellé mercredi 4 février 2026. Les motifs de son arrestation ainsi que la base juridique des poursuites engagées ont été rendus publics dans la matinée de jeudi 5 février, par sa collègue Olfa Marouani, lors d’une intervention dans la matinale de Jawhara FM.
Selon les précisions apportées par la députée, Ahmed Saidani fait l’objet de poursuites fondées sur l’article 86 du Code des télécommunications, lequel dispose que « est puni d’un emprisonnement de un à deux ans et d’une amende de cent à mille dinars quiconque, sciemment, nuit aux tiers ou trouble leur quiétude par l’usage des réseaux publics de télécommunications ».
Les faits reprochés au parlementaire concerneraient des publications diffusées sur sa page Facebook, considérées comme portant atteinte à la personne du président de la République. La procédure a été engagée à la suite d’une auto-saisine du ministère public.
Placé en garde à vue pour une durée de quarante-huit heures, l’élu est actuellement soumis à des interrogatoires, a encore indiqué Olfa Marouani.
L’arrestation du député a suscité une vive réaction au sein de l’Assemblée des représentants du peuple. Le bloc parlementaire de la Ligne nationale souveraine, auquel appartient Ahmed Saidani, a exprimé son rejet catégorique de cette mesure, la qualifiant de « violation manifeste » des procédures légales en vigueur.
Dans un communiqué publié à la suite de l’interpellation, survenue dans un café de la ville de Mateur, le bloc a appelé les autorités judiciaires et sécuritaires à procéder à la libération immédiate du député et à privilégier le strict respect des procédures légales dans le cadre de toute poursuite éventuelle.
Cette arrestation constitue, selon le bloc parlementaire, une atteinte à la Constitution, laquelle garantit l’immunité parlementaire pour les positions, déclarations et actes des députés.
N.J














2 commentaires
Vladimir Guez
La peine de mort s’impose.
Judili58
« auto saisine du ministère publique » !!!