Des milliers de personnes ont assisté aux funérailles de Seif al-Islam Kadhafi à Bani Walid, ville considérée comme un bastion historique des partisans de l’ancien régime libyen. La cérémonie s’est tenue quelques jours après l’annonce de son assassinat, dans un contexte politique toujours marqué par les divisions internes en Libye.
Âgé de 53 ans, le fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a été tué plus tôt dans la semaine dans la ville de Zenten, après l’attaque de son domicile par des hommes armés non identifiés. Selon les premiers éléments disponibles, plusieurs assaillants auraient pénétré dans sa résidence avant de l’abattre.
Une mobilisation massive de fidèles de l’ancien régime
L’inhumation a donné lieu à un rassemblement massif de sympathisants. Des milliers de personnes ont convergé vers Bani Walid pour accompagner le cortège funéraire, près de quinze ans après le renversement du régime Kadhafi lors du soulèvement de 2011.
Des participants ont transporté le cercueil lors de la procession funéraire, certains arborant des portraits de Seif al-Islam Kadhafi et de son père, tandis que des drapeaux verts — symbole de la Libye sous l’ancien régime — ont été brandis par des partisans présents sur place.
Le choix de Bani Walid, ville historiquement loyale à la famille Kadhafi, a renforcé la dimension symbolique de ces funérailles et témoigne du poids que conserve encore l’ancien régime auprès d’une partie de la population libyenne.
Une figure politique controversée mais structurante
Avant 2011, Seif al-Islam Kadhafi était considéré par certains comme l’héritier politique potentiel de son père. Il avait longtemps incarné une image réformatrice et entretenu des relations avec plusieurs capitales occidentales avant de soutenir le pouvoir en place lors du soulèvement libyen.
Capturé durant la guerre civile de 2011, il avait été détenu plusieurs années avant d’être libéré en 2017 dans le cadre d’une amnistie. Il avait ensuite tenté un retour sur la scène politique en se présentant à l’élection présidentielle libyenne de 2021, candidature finalement invalidée dans un climat politique tendu.
Un assassinat aux implications politiques potentielles
La mort de Seif al-Islam Kadhafi intervient dans une Libye toujours fragmentée entre autorités rivales et groupes armés. Sa disparition pourrait reconfigurer certains équilibres politiques, notamment au sein des réseaux nostalgiques de l’ancien régime.
Une enquête a été ouverte afin d’identifier les auteurs et les circonstances exactes de l’attaque, sans qu’aucune responsabilité officielle n’ait été établie à ce stade.
M.B.Z













Commentaire
Nahor Guëttam
Que Dieu lui donne la paix du Paradis, dans Sa Grâce.
Alors que l’Union Africaine a sévèrement condamné ce lâche homicide qui assassine la voix démocratique d’un peuple empêché de parvenir aux élections présidentielles, que Saif al-Islam Kadhafi avait recommandé de faire précéder par les législatives pour éviter la violence entre les parties, un lourd silence officiel depuis Carthage doit interpeller.
L’actuel premier ministre libyen à Tripoli, M. Debaïba a exprimé par contre ses regrets et sa condamnation pour cet énième acte de violence.
De Tunis, qui avait pris récemment l’initiative d’une rencontre diplomatique tripartite pour un règlement pacifique et rapide des divisions politiques à fin de réunir la Libye, pas de condoléances officielles pour le peuple libyen après ce meurtre sans responsabilité définie…
Vous rappelez vous des idées électorales d’un certain Ridha « Lénine » en 2019, qui promettait que son candidat aurait repris la « démocratie directe » chère au Guide-martyr Mouammar…?
Mon cœurs est brisé. Les conspirateurs qui ont ourdi leurs crimes contre la Libye et son peuple en 2011 ont commis un autre crime impardonnable, et c’est impossible de n’y pas voir la complicité du groupe fréro-terroriste basé au Qatar, protégé par le dictateur turc et par la complicité ddu régime satanique de Khamenei, lequel est prêt à perpétrer un génocide même contre son propre peuple.
Séif al-Islam, bien-sûr opposé à la Confrérie qui a déclenché l’ « enfer arabe » en 2011 en le faisant passer pour une « révolution populaire » en singéant celle de Khomeini qu’on a voulu « islamique », a été condamné par une Cour Pénale internationale, coupable d’avoir défendu son pays face aux massacres organisés par l’OTAN et ses commandos djihadistes par les mercenaires d’Al-Qaïda. Mais quelle valeur peut-on encore donner à une Cour corrompue par des plutocrates mondialistes et cyniques qui réinvente la réalité par la manipulation de masse télévisée et mensongère par sa nature!?
Que Dieu ait pitié du héros Saif al-Islam et des martyrs de la Jamahiriya. Nous implorons Dieu Tout-Puissant de punir les hypocrites avec la plus grande sévérité, par miséricorde des âmes innocentes et cherchant uniquement la paix entre les hommes de leurs pays bienaimé.
N.G.M. – activiste pour les Droits humains en Afrique