La chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé, vendredi 6 février 2026, de rejeter la demande de mise en liberté de Lotfi Mraïhi, secrétaire général de l’Union populaire républicaine (UPR). La juridiction a également décidé de reporter l’examen de l’affaire au 13 mars prochain.
Cette décision intervient dans le cadre d’une demande formulée par le ministère public, notamment en lien avec la procédure visant à convoquer une coaccusée poursuivie en état de liberté.
Lotfi Mraïhi est poursuivi dans des affaires liées à des opérations financières et bancaires. Les faits examinés par la justice concernent notamment des transactions impliquant des résidents et des non-résidents, ainsi que des soupçons de blanchiment d’argent.
Poursuites liées à des infractions financières
Selon les éléments disponibles, le dossier porte sur des accusations en lien avec des infractions à caractère bancaire et financier. Les investigations portent notamment sur des opérations financières suspectes ainsi que sur des mouvements de fonds impliquant différents statuts de résidence.
Le volet relatif au blanchiment d’argent constitue également un axe central des poursuites engagées dans cette affaire.
Arrestation dans un contexte électoral
Lotfi Mraïhi, président de l’Union populaire républicaine (UPR) et ancien candidat à l’élection présidentielle, avait été arrêté alors qu’il s’apprêtait à se porter candidat à l’élection présidentielle de 2024.
Il fait l’objet de poursuites pour blanchiment d’argent, gains illicites et détention de comptes non autorisés.
Condamnations judiciaires antérieures
En novembre 2024, il a été condamné en appel à six mois de prison dans une affaire liée à la diffusion de fausses informations. Son arrestation en juillet 2024 était intervenue après l’émission d’un avis de recherche.
Par ailleurs, sa condamnation en lien avec l’élection présidentielle de 2019, initialement plus lourde, avait été réduite en appel en septembre 2024 à six mois de prison. Cette décision judiciaire avait également été assortie d’une interdiction à vie de se porter candidat à une élection.
Une détention préventive prolongée
Lotfi Mraïhi a connu une période de détention préventive prolongée entre la fin de l’année 2024 et le début de l’année 2025, dans le cadre des procédures judiciaires engagées à son encontre.
L’affaire se poursuit désormais devant la justice, dans l’attente de la prochaine audience fixée au mois de mars.
M.B.Z










