Un mandat de dépôt a été émis, vendredi 6 février 2026, à l’encontre du député Ahmed Saidani, par le parquet près le tribunal de première instance de Tunis. L’information a été confirmée par son avocat, Houssemeddine Ben Attia, dans une déclaration accordée à Jawhara FM.
Interpellé le 4 février
Ahmed Saïdani avait été interpellé mercredi 4 février 2026. Les motifs de son arrestation ainsi que la base juridique des poursuites ont été rendus publics jeudi 5 février dans la matinée, par la députée Olfa Marouani.
Selon ses déclarations, le député fait l’objet de poursuites sur la base de l’article 86 du Code des télécommunications. Ce texte prévoit une peine d’emprisonnement de un à deux ans ainsi qu’une amende de cent à mille dinars contre toute personne qui, sciemment, porte atteinte à autrui ou trouble sa quiétude via l’usage des réseaux publics de télécommunications.
Des publications Facebook au cœur du dossier
Les faits reprochés concerneraient des publications diffusées sur la page Facebook du parlementaire, jugées attentatoires à la personne du président de la République. La procédure judiciaire aurait été engagée à la suite d’une auto-saisine du ministère public.
Après son interpellation, Ahmed Saidani avait été placé en garde à vue pour une durée de quarante-huit heures et soumis à des interrogatoires, selon les mêmes sources.
Réactions au sein de l’ARP
L’arrestation du député a provoqué des réactions au sein de l’Assemblée des représentants du peuple. Le bloc parlementaire de la Ligne nationale souveraine, auquel appartient Ahmed Saidani, a dénoncé une mesure qu’il considère comme une « violation manifeste » des procédures légales.
Dans un communiqué publié après son interpellation — survenue dans un café à Mateur — le bloc a appelé à sa libération immédiate et insisté sur la nécessité de respecter strictement les procédures légales dans le cadre de toute poursuite judiciaire.
Le bloc parlementaire estime également que cette arrestation porte atteinte aux dispositions constitutionnelles relatives à l’immunité parlementaire, qui protègent les positions, déclarations et actes des députés dans l’exercice de leurs fonctions.
M.B.Z













Commentaire
Judili58
Auto saisine du ministère public!!!!