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Vaccinés morts en 2025 ? La rumeur virale démentie

Par Rabeb Aloui


« J’ai oublié de mourir », « Ah bon, nous sommes déjà morts » : ce type de commentaires ironiques circule massivement sur la plateforme X depuis le début de l’année 2026. Derrière l’humour apparent, ces réactions font référence à une vague de contenus anciens remis en circulation, principalement des tweets et des vidéos datant de 2020 et 2021, en pleine crise sanitaire liée au Covid-19. À cette période, de nombreuses théories complotistes avaient émergé, notamment autour de la vaccination, affirmant que les personnes vaccinées allaient mourir dans les mois ou les années suivantes.

Parmi les messages qui refont surface, on retrouve notamment un tweet largement partagé à l’époque affirmant : « Toutes les personnes vaccinées contre le Covid seront mortes d’ici le 31 décembre 2025 ». D’autres internautes repartagent également des vidéos anciennes, dont une citation attribuée à la scientifique Delores Cahill déclarant : « Toute personne ayant reçu une injection à ARN messager mourra dans un délai de trois à cinq ans, même après une seule dose ».

Des prédictions démenties par les faits

Ces contenus, sortis de leur contexte temporel, sont aujourd’hui diffusés comme s’ils constituaient des « preuves » que des échéances annoncées seraient arrivées ou sur le point de l’être. Or, nous sommes en 2026 et aucune des prédictions alarmistes relayées à l’époque ne s’est réalisée. Les centaines de millions de personnes vaccinées à travers le monde sont toujours en vie, et les données scientifiques accumulées depuis plusieurs années ont démontré que les vaccins à ARN messager ne provoquent ni mortalité massive différée ni « effet programmé » à long terme tel que décrit dans ces discours.

Pendant la pandémie, ce type de messages a eu des conséquences réelles, contribuant à l’hésitation vaccinale, à la peur collective et à la diffusion de croyances infondées qui ont parfois mis des vies en danger. Leur retour aujourd’hui, même sous forme de moqueries ou de sarcasmes, montre à quel point la désinformation peut s’inscrire dans la durée et continuer à produire des effets longtemps après les faits.

C’est précisément pour cette raison que le fact-checking demeure essentiel. Vérifier les dates, le contexte, l’auteur et la validité scientifique des affirmations permet de démontrer que ces messages reposaient sur des prédictions fausses et non étayées. Le travail de vérification ne consiste pas seulement à corriger une information erronée, mais aussi à rappeler comment et pourquoi ces discours ont émergé, quels impacts ils ont eus et comment éviter qu’ils ne continuent à alimenter la peur et la confusion.

R.A.

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Commentaire

  1. Gg

    6 février 2026 | 16h53

    Bravo BN pour cette mise au point!