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Tunis et Alger envisagent un accord de libre-échange pour renforcer leur partenariat stratégique

Par Sarra Hlaoui

Lors de la commémoration, dimanche 8 février 2026, du 68ᵉ anniversaire des événements de Sakiet Sidi Youssef, la cheffe du gouvernement tunisien, Sarra Zaâfrani Zenzri, a réaffirmé la volonté de la Tunisie et de l’Algérie de renforcer leur coopération économique et de mettre en place un cadre de partenariat plus intégré.

Dans son allocution, elle a souligné que les relations tuniso-algériennes traversent aujourd’hui « l’une de leurs meilleures phases » sous l’égide des présidents Kaïs Saïed et Abdelmadjid Tebboune, grâce à la convergence des vues et au dialogue constant entre les deux pays.

Elle a notamment évoqué la perspective de conclure un accord de libre-échange global, destiné à faciliter la circulation des biens et des services, stimuler l’investissement commun et consolider l’intégration économique entre les deux nations.

Des secteurs stratégiques au cœur de la coopération

La cheffe du gouvernement a également insisté sur l’importance de développer les secteurs stratégiques de l’énergie et des mines, afin de sécuriser l’approvisionnement, d’accompagner la transition énergétique et d’ouvrir de nouvelles opportunités d’investissement pour les entreprises tunisiennes et algériennes.

Elle a rappelé que la dynamique bilatérale repose sur la mise en œuvre concrète des accords signés, notamment lors de la 23ᵉ session de la grande commission mixte tuniso-algérienne tenue à Tunis le 12 décembre 2025, qui a abouti à la signature de 25 accords dans divers domaines.

Les régions frontalières comme levier de développement

Pour Sarra Zaâfrani Zenzri, le renforcement des zones frontalières constitue un autre axe stratégique de coopération, en tant que moteur de développement économique et social et moyen de créer des opportunités d’emploi et d’investissement pour les populations locales.

Présent à la commémoration, le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, a lui aussi mis l’accent sur la dimension historique et fraternelle des liens tuniso-algériens. Il a rappelé que « les sacrifices partagés lors de la lutte contre le colonialisme représentent un héritage inspirant pour les générations futures et une base solide pour approfondir la coopération bilatérale ».

S.H

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2 commentaires

  1. HatemC

    8 février 2026 | 19h18

    Un discours bloqué dans le logiciel des années 60

    Quand on lit :
    « sacrifices partagés »
    « lutte contre le colonialisme »
    « héritage inspirant »

    Aucun pays sérieux ne construit sa politique économique sur la mémoire, mais sur :
    – la compétitivité,
    – la valeur ajoutée,
    – l’accès aux marchés,
    – la technologie.

    Or :
    l’Algérie n’exporte presque rien hors hydrocarbures,
    – elle est fermée, protectionniste, bureaucratique,
    – elle n’a aucune chaîne de valeur industrielle régionale moderne.
    S’arrimer économiquement à un pays non intégré aux chaînes mondiales, c’est s’auto-marginaliser.

    Soyons sérieux.
    La frontière tuniso-algérienne aujourd’hui, c’est :
    – contrebande de carburant,
    – trafics en tout genre
    – économie informelle,
    – corruption à tous les étages
    – absence totale d’État efficace.
    UN LIBRE-ECHANGENE DEVELOPPERA RIEN, IL INSTITUTIONNALISERA L’INFORMZL

    Le vrai risque pour la Tunisie
    La Tunisie se lie à un pays qui n’attire pas, ne réforme pas et n’exporte pas.

    CE PARTENARIAT N’EST PA NEUTRE IDEOLOGIQUEMENT
    CE PARTENARIAT EST POLITIQUE PAS ECONOMIQUE ….HC

  2. HatemC

    8 février 2026 | 18h59

    2 pays de contrebandiers il n’en sortira rien de bon … HC