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Arrestation de l’ancien député Abdellatif Aloui

Par Myriam Ben Zineb

L’ancien député et figure du courant radical d’Al Karama, Abdellatif Aloui, a été arrêté lundi 9 février 2026, en application d’une décision judiciaire définitive prononcée à son encontre dans le cadre de ce qui est communément appelé l’affaire de la « poésie ».

Selon les éléments disponibles, cette arrestation intervient suite à un arrêt de la Cour de cassation confirmant un jugement rendu en appel par la justice militaire, condamnant Abdellatif Aloui à une peine de prison d’un mois.

Une peine réduite en appel puis confirmée en cassation

Dans cette affaire, la juridiction militaire de première instance avait initialement condamné Abdellatif Aloui à trois mois de prison.

La juridiction d’appel militaire avait ensuite décidé de réduire la peine à un mois de prison, décision confirmée par la Cour de cassation, rendant ainsi la condamnation définitive et exécutoire.

Cette affaire prend racine dans la participation d’Abdellatif Aloui, en octobre 2021, à l’émission animée par Ameur Ayed sur Zitouna TV.

Lors de cette émission, Ameur Ayed a tenu une intervention virulente contre le président Kaïs Saïed et la nomination de Najla Bouden comme cheffe du gouvernement. Il a également récité un poème du poète irakien Ahmed Matar, adressé au président et contenant l’expression « enfant illégitime ». Abdellatif Aloui, invité à cette émission, a lui aussi été arrêté.

M.B.Z

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Commentaire

  1. Roberto Di Camerino

    Répondre
    10 février 2026 | 15h21

    Quel pays est devenue la Tunisie ?
    Un taudis en ruines — des écoles aux murs fissurés, aux toits qui s’effondrent — mais qui trouve encore le temps de mobiliser l’armée. Non pas pour reconstruire, non pas pour sauver, mais pour juger et condamner un civil pour un poème.

    Pourquoi ce citoyen est-il traduit devant un tribunal militaire ? Je l’ignore. Ce que je sais, en revanche, c’est que quiconque ose critiquer le Président finit derrière les barreaux, sous l’accusation fourre-tout d’« atteinte à la sûreté de l’État ».

    En réalité, le message est clair : l’État s’est confondu avec un homme. Et comme l’aurait dit — avec un cynisme qui résonne tragiquement aujourd’hui — le général de Gaulle :
    « L’État, c’est moi. »

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