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Élève tué à Monastir : la Fédération de l’enseignement secondaire accuse frontalement le ministère

Par Myriam Ben Zineb

La Fédération générale de l’enseignement secondaire, relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a condamné, mardi 10 février 2026, le meurtre d’un élève dans un établissement secondaire du gouvernorat de Monastir, dénonçant une dégradation grave de la sécurité au sein des institutions éducatives.

Dans un communiqué publié le même jour, la Fédération a présenté ses condoléances à la famille de la victime et souhaité un prompt rétablissement à l’élève blessé lors de la même agression, survenue à l’arme blanche à l’intérieur du lycée.

Une condamnation ferme et des accusations contre le ministère

La structure syndicale a qualifié ce crime de « violation flagrante du caractère sacré de l’institution éducative » et de menace directe pour la sécurité scolaire. Elle a estimé que cet acte criminel grave a transformé l’école publique en un espace de peur, révélant, selon elle, l’effondrement du système de protection des élèves, du cadre éducatif et de l’ensemble du personnel des établissements.

La Fédération a tenu le ministère de l’Éducation pour pleinement responsable de la dégradation de la situation sécuritaire dans les établissements scolaires, évoquant des politiques jugées défaillantes, un manque de mesures minimales de sécurité et l’absence d’une volonté politique réelle pour faire face à la montée de la violence en milieu scolaire.

Un phénomène structurel et non un incident isolé

Selon la Fédération, ce drame ne constitue pas un fait isolé, mais la conséquence d’un manque de réponse aux alertes répétées concernant l’aggravation de la violence dans les établissements éducatifs.

Elle a pointé notamment l’absence de dispositifs de surveillance, l’affaiblissement des mécanismes d’accompagnement psychologique et social et l’absence de politiques préventives efficaces.

Appel à une enquête élargie et à des mesures urgentes

La Fédération a appelé les autorités à ouvrir une enquête immédiate et sérieuse, couvrant non seulement les aspects pénaux, mais également les responsabilités administratives et structurelles, avec des sanctions contre toute partie reconnue défaillante.

Elle a également formulé plusieurs revendications urgentes, dont :

  • la mise en place d’une protection effective et permanente des établissements éducatifs
  • l’élaboration d’un plan national global de prévention de la violence scolaire
  • le renforcement réel de l’accompagnement psychologique et social dans les lycées
  • l’implication effective du partenaire syndical dans l’élaboration des solutions

La Fédération a enfin averti que le silence et l’inaction face à cette situation sont devenus inacceptables, estimant que la poursuite de cette politique pourrait conduire à davantage de drames au sein de l’espace scolaire, dont elle tient le ministère pour responsable.

M.B.Z

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