Le président de la République, Kaïs Saïed, a affirmé, lors de la réception de la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, hier après-midi, lundi 9 février 2026, au palais de Carthage, que le peuple tunisien a aujourd’hui besoin non seulement de nouveaux textes juridiques, mais surtout de nouveaux responsables chargés de leur mise en œuvre. Selon lui, l’essentiel ne réside pas uniquement dans le texte, mais également dans l’intégrité et l’engagement de ceux qui œuvrent à la réalisation de ses objectifs.
Selon un communiqué publié à 0h43, le chef de l’État est revenu sur le phénomène de l’inflation législative, qu’il a associé à une prolifération excessive des institutions, considérant cette situation comme une forme de gaspillage des fonds publics.
Kaïs Saïed a également insisté sur la nécessité d’élaborer des textes réglementaires visant à préserver le pouvoir d’achat des citoyens, à faire face à la flambée des prix, à lutter contre la spéculation et à réduire les importations non essentielles. Dans ce contexte, il a souligné que la Tunisie, en choisissant de suivre sa propre voie, a obtenu des résultats que certains espéraient ne jamais voir se concrétiser, allant jusqu’à appeler, au nom d’un faux patriotisme, à l’imposition de sanctions économiques contre le pays.
Abordant les projets de textes relatifs à l’investissement, le président de la République a estimé que toute réforme doit impérativement commencer par la réalisation de la justice sociale et par l’identification des causes ayant entravé leur application. Il a précisé que les raisons des retards, des échecs et parfois même de l’entrave volontaire des réformes ne résident pas uniquement dans les textes, mais surtout dans l’emprise des lobbies au sein de l’administration et la propagation de la corruption. Sans l’éradication de ces causes profondes, a-t-il averti, aucun changement réel ne pourra voir le jour.
Le président a réaffirmé que le travail se poursuit afin de permettre à une nouvelle génération d’assumer les responsabilités, soulignant que le peuple tunisien n’a pas seulement besoin de discours clairs et nouveaux, mais surtout d’actions concrètes, rapides et efficaces, réalisées dans les plus brefs délais. Il a insisté sur la détermination du peuple à écrire une nouvelle page glorieuse de l’histoire de la Tunisie.
Dans ce même cadre, Kaïs Saïed a mis en avant l’enthousiasme et la détermination de la jeunesse tunisienne, citant en exemple leur mobilisation volontaire et solidaire pour effacer les dégâts causés par les récentes fortes pluies, grâce à leurs propres moyens. Selon lui, c’est par l’engagement de tels jeunes que les attentes du peuple tunisien pourront être pleinement satisfaites. Quant à ceux qui cherchent à attiser les tensions, ils devront assumer l’entière responsabilité de leurs actes devant la loi, concluant qu’ils n’auront à s’en prendre qu’à eux-mêmes.
S.F











3 commentaires
Larry
Lui… KS….
Devrait être le premier responsable à être remplacer !…
Et cela irait déjà beaucoup mieux !….
(mais avec un tel égo et aveugle)…
Ce pas demain la veille !….
le financier
les jeunes ne veulent pas de vieux et surtout pas de mediocre
Tunisino
Ce n’est pas une histoire de responsables mais de projet, un projet médiocre n’implique que les mediocres, les exellents ne sont ni des bêtes, ni des opportunistes. Toute troisieme republique doit empêcher les faibles (de l’ecole (formation), du travail (experience), et de la vie (maturité)) d’atteindre les hautes responsabiltés, ils ne sont qu’extrémement dangereux pour la Tunisie.