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Agression sexuelle d’un enfant de trois ans dans une garderie à Ennasr : aucune interpellation près de deux semaines après les faits

Par Nadya Jennene

Un enfant de trois ans a été victime d’une agression sexuelle au sein d’une garderie. Jeudi 12 février 2026, la députée Syrine Mrabet a annoncé avoir pris contact avec la ministre de la Femme et de l’Enfance afin d’accélérer le traitement de cette affaire qui suscite une vive émotion dans l’opinion publique après sa publication sur les réseaux sociaux.

L’élue a assuré, dans un post sur sa page Facebook, que toutes les mesures nécessaires seraient prises pour protéger les enfants et faire toute la lumière sur les faits. 

La veille, la mère de l’enfant a livré un témoignage bouleversant sur les circonstances de la découverte des violences subies par son fils. Son témoignage a été rendu public par la page El Madame sur Instagram. 

Tout a commencé le 30 janvier. La mère explique avoir déposé son enfant à la garderie où un évènement devait avoir lieu le jour même. Elle affirme ne pas avoir aperçu son enfant sur les photographies prises ce jour-là. À la sortie de la garderie, le petit garçon lui aurait paru inhabituellement silencieux et troublé, refusant d’abord de parler.

De retour au domicile familial, elle observe un changement dans sa démarche et perçoit un malaise profond. L’enfant finit par évoquer les gestes qu’un individu lui a infligés au sein de l’établissement. Selon sa mère, il s’était uriné dessus en évoquant les faits. En tentant de le changer, elle découvre des signes physiques alarmants. L’enfant, dit-elle, sombre alors dans un état de panique aiguë.

Immédiatement, elle se rend au poste de police pour signaler les faits. Sur instruction des autorités, l’enfant est examiné par un médecin légiste. D’après le témoignage maternel, l’expertise médicale a conclu à l’existence d’attouchements graves, sans pénétration complète — circonstance qui, selon les médecins, aurait pu mettre la vie de l’enfant en danger. Le rapport d’expertise de la police scientifique, publié quelques jours plus tard, a confirmé les premières constatations médicales.

Entre temps, la mère affirme avoir été contactée par le commissariat à la protection de l’enfance. L’enfant y a été entendu en présence d’une psychologue. Il a alors décrit les faits et indiqué que l’individu incriminé a utilisé une couverture pour le maintenir au silence. Toujours selon ce témoignage, le petit garçon a évoqué trois autres enfants qui ont subi des actes similaires.

Treize jours après les faits allégués, la mère affirme que la garderie poursuit ses activités et que la personne mise en cause y est toujours présente. Le 11 février, la directrice de l’établissement a été convoquée par les autorités, mais aucune mesure concrète n’a, selon elle, été prise à ce stade.

N.J

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5 commentaires

  1. jamel.tazarki

    Répondre
    13 février 2026 | 13h54

    Je précise davantage:

    Il faut comprendre enfin que l’éducation sexuelle est d’abord une prévention des agressions sexuelles. Il s’agit de prévenir nos enfants et de leur en parler en utilisant des notions simples adaptées à leur développement. Il est crucial de leur apprendre à identifier les gestes inacceptables et à respecter leur corps, avant même qu’ils ne rentrent à l’école. Puis, il faudrait arrêter cette invasion de bisous donnés de partout à nos enfants, et qui sont aussi une forme d’agression physique de nos enfants, puisqu’ils les prennent passivement.

    Je précise le passge de mon texte ci-dessus: « Certes, la Tunisie a été le premier pays du monde arabe à introduire officiellement des cours d’éducation sexuelle dès l’âge de 5 ans, en 2020, afin de briser ces tabous et de protéger les enfants. Comme d’habitude, beaucoup de nos politiciens blablabtent pour faire croire au reste du monde que la Tunisie est un pays dirigé par l’intelligence et rien d’autre. »
    –>
    a) « Cours d’éducation sexuelle » dans le sens de prévention des agressions sexuelles, en encourageant nos enfants à en parler à leurs parents, et à ne pas se laisser agresser, de peur des menaces de l’agresseur. Puis, il faudrait dire non aux bisous que tous les amis et les membres de la famille font à nos enfants. Ces bisous de partout, à la con, ne font que préparer nos enfants à subir passivement une agression sexuelle.
    b) « la Tunisie a été le premier pays du monde arabe à introduire officiellement des cours de prévention sexuelle dès l’âge de 5 ans, en 2020 »
    –>
    Est-ce qu’il y a vraiment des cours de prévention des agressions sexuelles dans nos écoles ? J’en doute!

  2. jamel.tazarki

    Répondre
    13 février 2026 | 11h14

    L’agression sexuelle des enfants est souvent la conséquence de parents qui ne s’occupent pas assez d’eux. Il y a aussi l’hypocrisie de toute la société tunisienne et de sa pseudo-morale ! En effet, en Allemagne, la prévention des agressions sexuelles commence dès le plus jeune âge, dès l’âge de trois ans.
    –>
    Il s’agit de les prévenir et de leur en parler en utilisant des notions simples adaptées à leur développement. Il est crucial de leur apprendre à identifier les gestes inacceptables et à respecter leur corps avant même qu’ils ne rentrent à l’école.

    En Tunisie, les agresseurs sexuels en parlent sans se soucier de passer par la justice dans tous les cafés. Ils en tirent gloire. En Tunisie, la faute est toujours imputée à la victime. Mais tôt ou tard, la personne agressée prendra sa revanche. Il ne doit pas y avoir de pardon.

    Je cite d’après le lien suivant:
    https://www.caf.fr/allocataires/vies-de-famille/articles/education-sexuelle-comment-en-parler-avec-ses-enfants
    –>
    L’éducation à la sexualité est un processus progressif qui commence dès le plus jeune âge, bien avant l’adolescence. Selon les experts et les programmes éducatifs récents, l’approche doit être adaptée au développement de l’enfant :
    – Dès 3 ans (Maternelle) : À cet âge, l’accent est mis sur la connaissance de son corps et l’apprentissage des noms corrects des parties génitales (vulve, pénis, testicules). C’est aussi le moment d’aborder la notion d’intimité, du consentement (apprendre à dire non à un bisou) et de protection de son corps.
    – De 6 à 10 ans (Primaire) : Les discussions s’élargissent à la reproduction, aux différences entre les sexes et au respect de l’autre. Le nouveau programme EVARS (Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle), qui entre en vigueur à la rentrée 2025 en France, structure ces apprentissages dès l’école élémentaire.
    – À partir de 11-12 ans (Collège) : L’information devient plus technique, abordant la puberté, les émotions amoureuses, la contraception et la prévention des IST (Infections Sexuellement Transmissibles).
    – Répondez aux questions dès qu’elles surviennent : Il n’est pas nécessaire d’attendre un âge précis. Si un enfant pose une question, c’est qu’il est prêt à entendre une réponse adaptée.
    – Utilisez des termes exacts : Nommer correctement les parties intimes aide l’enfant à mieux communiquer en cas de malaise ou de sévices sexuels.
    – Soyez naturels : L’objectif est de dédramatiser le sujet pour que l’enfant se sente en confiance pour revenir vers vous plus tard.
    Fin de la citation

    –>
    Certes, la Tunisie a été le premier pays du monde arabe à introduire officiellement des cours d’éducation sexuelle dès l’âge de 5 ans, en 2020, afin de briser ces tabous et de protéger les enfants. Comme d’habitude, beaucoup de nos politiciens blablabtent pour faire croire au reste du monde que la Tunisie est un pays dirigé par l’intelligence et rien d’autre.

    Fazit : Kais Saied veut lutter contre la corruption et la drogue, mais il n’a jamais abordé la question de la protection de nos enfants contre les agressions sexuelles. Pourquoi ? Probablement parce que c’est un sujet tabou dans notre société. Il est doué, apparemment, à trouver/localiser les corrompus. Par contre, il est incapable d’arrêter les agresseurs sexuels qui rodent librement dans nos cafés, et qui en parlent haut et fort. Pourvu qu’ils ne critiquent pas notre Prince Charmant !

    • jamel.tazarki

      Répondre
      13 février 2026 | 13h53

      Je précise davantage:

      Il faut comprendre enfin que l’éducation sexuelle est d’abord une prévention des agressions sexuelles. Il s’agit de prévenir nos enfants et de leur en parler en utilisant des notions simples adaptées à leur développement. Il est crucial de leur apprendre à identifier les gestes inacceptables et à respecter leur corps, avant même qu’ils ne rentrent à l’école. Puis, il faudrait arrêter cette invasion de bisous donnés de partout à nos enfants, et qui sont aussi une forme d’agression physique de nos enfants, puisqu’ils les prennent passivement.

      Je précise le passge de mon texte ci-dessus: « Certes, la Tunisie a été le premier pays du monde arabe à introduire officiellement des cours d’éducation sexuelle dès l’âge de 5 ans, en 2020, afin de briser ces tabous et de protéger les enfants. Comme d’habitude, beaucoup de nos politiciens blablabtent pour faire croire au reste du monde que la Tunisie est un pays dirigé par l’intelligence et rien d’autre.  »
      –>
      a) « Cours d’éducation sexuelle » dans le sens de prévention des agressions sexuelles, en encourageant nos enfants à en parler à leurs parents, et à ne pas se laisser agresser, de peur des menaces de l’agresseur. Puis, il faudrait dire non aux bisous que tous les amis et les membres de la famille font à nos enfants. Ces bisous de partout, à la con, ne font que préparer nos enfants à subir passivement une agression sexuelle.
      b) « la Tunisie a été le premier pays du monde arabe à introduire officiellement des cours de prévention sexuelle dès l’âge de 5 ans, en 2020 »
      –>
      Est-ce qu’il y a vraiment des cours de prévention des agressions sexuelles dans nos écoles ? J’en doute!

  3. Larry

    Répondre
    12 février 2026 | 11h57

    Ils sont où nos anti Morandini, anti Epstein et autres ?….
    Ils préfèrent cracher sur la France, alors que comme je l’avais dit… nous avons les mêmes chez nous…
    Mais là, personne ne veut en parler !…

  4. Hannibal

    Répondre
    12 février 2026 | 11h47

    Je comprends pas !
    Si l’agresseur a été identifié, pourquoi n’a-t-il été interpellé immédiatement ?
    Ceci lui permettra de s’enfuir ou pire, de commettre d’autres agressions 🙁
    Dommage qu’il n’ait pas commis un délit selon le décret 54 ! Il aurait été dans ce cas interpellé dans le champ par toute une cavalerie fière de servir son seigneur.

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