La députée Syrine Mrabet est intervenue, jeudi 12 février 2026, sur les ondes de Diwan FM pour revenir sur l’affaire ayant profondément ému l’opinion publique tunisienne : l’agression d’un jeune enfant dans un jardin d’enfants situé dans le gouvernorat de l’Ariana. L’affaire avait initialement été relayée sur les réseaux sociaux par la mère de la victime, déclenchant une vague de réactions et de solidarité auprès des familles concernées.
Une affaire médiatisée grâce au courage de la mère
La députée Syrine Mrabet rappelle que l’incident remonte au 30 janvier. La mère de l’enfant a partagé des informations et des images sur les réseaux sociaux pour alerter l’opinion publique. La députée a salué son courage, rappelant que sans cette démarche, les faits seraient restés largement ignorés par les médias et les autorités.
« La mère a pris l’initiative de faire connaître la situation de son enfant, et grâce à elle, la société a été informée », a déclaré Syrine Mrabet. Elle a également remercié les plateformes et les pages Instagram ayant relayé le contenu, contribuant ainsi à attirer l’attention des autorités.
Des enquêtes en cours, mais des mesures retardées
La députée a dénoncé le retard des mesures conservatoires visant à protéger l’enfant et à sanctionner l’établissement concerné. Selon elle, le rapport initial et les expertises légales existent depuis plusieurs jours, mais aucune action concrète n’a été prise pour assurer la sécurité de l’enfant et des autres enfants fréquentant l’établissement.
Elle a évoqué des sanctions financières et judiciaires émises contre l’établissement en 2024, qui n’ont toujours pas été appliquées. « Certaines décisions n’ont jamais été exécutées, et c’est inacceptable », a-t-elle affirmé.
La députée a précisé avoir contacté personnellement la ministre de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes âgées ainsi que le délégué général à la protection de l’enfance afin de suivre de près l’affaire et garantir que toutes les mesures nécessaires soient mises en œuvre pour protéger l’enfant et sa famille.
La protection de l’enfant et la responsabilité des institutions
Syrine Mrabet a insisté sur la nécessité d’une surveillance continue des établissements préscolaires et des structures accueillant des mineurs. Elle a rappelé que la sécurité des enfants relève de la responsabilité nationale et que chaque institution doit respecter ses obligations légales.
Elle a également mis en garde contre la diffusion non contrôlée d’images ou de détails permettant d’identifier l’enfant, soulignant que le bien-être psychologique de la victime doit être une priorité. « La société ne doit pas ajouter de traumatisme à un enfant déjà victime », a-t-elle souligné.
Un appel à l’action et au respect de la loi
La députée a conclu son intervention en appelant les autorités à appliquer strictement la loi, sans exception, et à poursuivre les responsables de toute négligence ou acte de violence. Elle a également salué le rôle des médias, des parlementaires et des citoyens dans la protection des enfants et la garantie de leurs droits.
« La loi est au-dessus de tous. La protection des enfants est une priorité nationale », a-t-elle affirmé, rappelant que l’affaire illustre l’importance de la vigilance et de la responsabilité collective pour prévenir de tels incidents à l’avenir.
S.H











