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Décès de Hechmi Nouira : le SNJT salue la mémoire d’un pionnier du syndicalisme journalistique

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a rendu, jeudi 12 février 2026, un dernier hommage au journaliste tunisien Hechmi Nouira, décédé dans la soirée du vendredi 6 février 2026. La cérémonie s’est tenue au siège du syndicat, dans une atmosphère marquée par le recueillement et l’émotion.

Dans un communiqué publié à cette occasion, le SNJT a indiqué que son siège a accueilli, « dans une atmosphère empreinte de tristesse et de fidélité », la cérémonie de recueillement en mémoire du défunt. La famille de Hechmi Nouira, ses proches, ses compagnons de route ainsi que de nombreux journalistes y ont assisté pour saluer la mémoire d’un homme qui, selon le syndicat, « a laissé une empreinte indélébile dans les cœurs et dans la profession ».

Zied Dabbar rend hommage à une figure majeure de la profession

Le président du SNJT, Zied Dabbar, a prononcé une allocution dans laquelle il a rendu hommage à « une figure parmi les figures de la presse tunisienne et arabe », soulignant que feu Hechmi Nouira n’était « ni un homme de passage dans la profession, ni dans nos vies ».

Dans son discours, il a décrit un journaliste habité par son métier, rappelant que pour le défunt, « la parole est une position », « l’analyse est une responsabilité » et que le syndicat était « une maison à laquelle on ne renonce pas ».

Évoquant les débats et divergences qui ont pu marquer son parcours, Zied Dabbar a ajouté : « Nous avons souvent été en désaccord avec lui… nous avons longuement débattu… peut-être avons-nous été durs avec lui comme il l’a été avec nous… mais il a toujours fait place à la différence et célébré le débat. »

Selon lui, le défunt estimait que « la profession n’avance que par un dialogue franc et une critique responsable » et que « la force du journaliste ne réside pas dans la hauteur de sa voix, mais dans la solidité de son raisonnement, dans sa sincérité et dans sa capacité à rester ferme sans perdre son humanité ».

Un acteur du tournant syndical

Le communiqué met en avant le rôle de Hechmi Nouira dans le passage historique de l’association professionnelle à une structure syndicale indépendante. Cette transition est décrite comme « un rêve, un combat et une responsabilité », ayant permis de consolider le cadre légal et organisationnel du syndicat.

Le SNJT souligne qu’il faisait partie de ceux qui considéraient que les journalistes méritaient « un cadre syndical libre et indépendant », capable d’être « un rempart pour les journalistes et une conscience vivante pour la profession ».

Son engagement s’est également inscrit au niveau régional et international. Il portait, selon le communiqué, « les préoccupations de la presse arabe », convaincu que « le journaliste arabe est un seul corps et que la bataille pour la liberté ne se divise pas ».

Plus de quarante ans au service d’une presse libre

Feu Hechmi Nouira était une figure respectée du paysage médiatique tunisien. Fort de plus de quarante ans de carrière, il s’était imposé comme l’un des visages constants du combat pour une presse libre et indépendante.

Ancien rédacteur en chef d’un journal tunisien, il avait occupé des responsabilités régionales et internationales. Il était notamment conseiller spécial auprès de la Fédération arabe des journalistes (FAJ), représentant de cette fédération auprès de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), et président fondateur du Syndicat national des journalistes tunisiens.

Son engagement ne s’était pas limité aux fonctions institutionnelles. En 2024, la Fédération internationale des journalistes et le SNJT avaient dénoncé des poursuites engagées contre lui sur la base du décret-loi 54, à la suite de critiques visant l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie).

Une mémoire inscrite dans l’histoire de la profession

Dans son hommage, le président du SNJT a souligné : « Nous ne pleurons pas seulement un journaliste, un analyste ou un syndicaliste… nous pleurons la mémoire d’une époque, une expérience riche et une voix qui faisait partie de notre quotidien professionnel. »

Il a conclu en affirmant : « Nous préserverons son nom dans notre mémoire syndicale et nous évoquerons son parcours chaque fois que nous parlerons de l’honneur du métier, du courage dans l’opinion et de la conviction que le syndicat est la maison de tous, quelles que soient les divergences. »

La cérémonie du jeudi 12 février 2026 s’est achevée sur un message de solidarité adressé à sa famille, à ses proches et à l’ensemble de la profession. Les hommages continuent d’affluer pour saluer le parcours d’un journaliste dont l’engagement aura marqué plusieurs générations.

Paix à son âme.

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