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« Il peine à respirer » : l’avocat d’Ahmed Souab alerte sur son état de santé

Par Nadya Jennene

L’avocat Sami Ben Ghazi a exprimé, dans une publication rendue publique sur Facebook jeudi 12 février 2026, de vives inquiétudes quant à l’état de santé de son client, Ahmed Souab, à l’issue de la dernière audience. 

Selon Me Ben Ghazi, l’état physique d’Ahmed Soueb est apparu particulièrement préoccupant durant la séance. L’avocat rapporte que son client a été pris d’une toux persistante tout au long de l’audience, au point de peiner à reprendre son souffle par moments. Face à cette situation, la cour a autorisé l’intéressé à rester assis et lui a fourni de l’eau, tandis que des signes visibles de pâleur, de fatigue et d’épuisement étaient, selon lui, nettement perceptibles.

Dans son message, l’avocat a également fait part de ses craintes quant à la capacité de son client à supporter les conditions de détention. Il a évoqué notamment l’exiguïté des lieux, l’humidité ambiante et la dureté des conditions carcérales, qu’il estime susceptibles d’aggraver rapidement l’état de santé d’Ahmed Souab.

Me Ben Ghazi a affirmé redouter une détérioration de la situation sanitaire de son client dans les jours à venir, allant jusqu’à exprimer son inquiétude quant à sa capacité à endurer plus longtemps ces conditions.

Plus tôt dans la matinée de jeudi, la justice a décidé de reporter l’audience d’Ahmed Souab au 23 février 2026, tout en rejetant la demande de libération déposée par sa défense.  

Ce développement intervient alors que l’affaire continue de susciter des réactions de la part d’organisations nationales et internationales de défense des droits humains, dont Amnesty International, qui appelle à l’annulation de sa condamnation et à sa libération immédiate et sans condition.

Ahmed Souab devait initialement comparaître le 12 février 2026 devant la Cour d’appel de Tunis, après plusieurs mois sans avancée notable dans son dossier judiciaire.

La fixation de cette audience était intervenue après une longue période durant laquelle ses proches et son comité de défense avaient dénoncé les lenteurs entourant l’examen du dossier. Sa famille avait récemment alerté sur la dégradation de son état de santé et appelé à accélérer la procédure.

Le 31 octobre 2025, Ahmed Souab a été condamné à cinq ans de prison ferme assortis de trois ans de surveillance administrative par la chambre criminelle spécialisée du pôle judiciaire antiterroriste.

L’ancien magistrat est poursuivi pour « incitation à commettre un acte terroriste » et « atteinte à la sûreté intérieure de l’État », à la suite d’une déclaration faite en marge du procès en première instance de l’affaire dite de complot contre la sûreté de l’État.

Lors de cette déclaration, Ahmed Souab avait utilisé l’image métaphorique d’un « couteau sous la gorge » pour décrire la pression exercée sur les juges. Cette formulation a été interprétée par l’accusation comme une menace, une lecture que contestent de nombreux avocats et magistrats indépendants.

N.J

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Commentaire

  1. Nahor Guëttam

    12 février 2026 | 22h17

    Une honte absolue. La Tunisie du « dictateur » Ben Ali est à envier face à l’assassinat inexorable de l’État de Droit par le régime robocopiste actuel. L' »expert constitutionnaliste » ne veut certes pas une Cour constitutionnelle pour savoir dans quel type de régime la Tunisie se trouve …

    Malheureusement, le fils et l’entourage de Me Souab se trompé d’image lors d’une récente manifestation à Tunis. Il aurait dû choisir Hitler, Mao ou Khomeini et écrire « mais quelle révolution !? »