Alors que la réforme du paiement électronique de la taxe de circulation est entrée en vigueur le 1er janvier 2026, un témoignage publié par un citoyen tunisien sur Facebook relance le débat sur l’écart entre le cadre légal et les pratiques observées sur le terrain.
Dans ce témoignage largement partagé sur les réseaux sociaux, l’internaute affirme avoir réglé sa taxe de circulation en ligne, conformément aux dispositions de la loi de finances 2026 et de l’arrêté conjoint publié au Jort n°151. Pourtant, lors d’un contrôle routier, il explique s’être vu réclamer un reçu émis par la recette des finances, malgré la présentation du justificatif électronique de paiement.
Selon son récit, les agents lui auraient demandé de se rendre à la recette pour obtenir un reçu « officiel », allant jusqu’à confisquer temporairement ses papiers administratifs dans l’attente de ce document. Une situation que le citoyen qualifie d’illustration d’un dysfonctionnement entre la numérisation annoncée et la réalité administrative.


Une réforme censée simplifier les procédures
Pour rappel, l’arrêté conjoint signé le 19 décembre 2025 par les ministres des Finances, de l’Intérieur, des Transports et des Technologies de la communication fixe les nouvelles modalités de paiement des taxes de circulation.
Le texte prévoit deux modes de règlement :
- soit directement auprès de la recette des finances ;
- soit via des moyens électroniques fiables.
Chaque paiement doit obligatoirement donner lieu à un récépissé constituant la preuve officielle du règlement :
- papier pour les paiements physiques ;
- électronique pour les paiements en ligne.
Avec cette réforme, l’autocollant de la vignette devient obsolète et n’est plus exigé depuis le 1er janvier 2026. La preuve du paiement repose désormais uniquement sur le récépissé, quel que soit son format.
Un contrôle censé être automatisé
Le dispositif prévoit également la mise en place d’interfaces numériques permettant aux services de contrôle de vérifier en temps réel le paiement des taxes de circulation. L’objectif affiché est de renforcer la traçabilité, réduire la fraude et simplifier les contrôles sur le terrain.
Un malaise autour de l’application concrète
Les témoignages de plusieurs citoyens mettent toutefois en lumière un possible décalage entre l’architecture réglementaire et sa mise en œuvre opérationnelle. Ils s’interrogent notamment sur la cohérence de certaines pratiques administratives, évoquant plus largement un sentiment d’improvisation et de désorganisation.
Ces interrogations interviennent dans un contexte plus large de transition numérique de l’administration, marqué notamment par la généralisation progressive de la facturation électronique et la dématérialisation de plusieurs procédures publiques qui ne connaissent pas une grande réussite.
M.B.Z












Commentaire
Hannibal
Dématérialiser pour réduire les coûts des services publics et les opportunités de corruption ou de fraude est une bonne chose.
Mais il faut une mise en place dans les règles de l’art. Il faut aussi dématérialiser/automatiser le contrôle. Mais, si vous avez des gugusses sur le terrain dont le logiciel interne est resté sans mises à jour ou qui font de l’excès de zèle ou qui cherchent à continuer à tirer profit de cette manne financière, alors ça ne servira à rien.
Équipez-vous de dashboard cams pour coincer ces gugusses parce qu’il y en a marre!