L’affaire de l’agression sexuelle présumée d’un enfant de trois ans au sein d’une garderie continue de connaître des développements. La fermeture de l’établissement concerné a été annoncée, vendredi 13 février 2026, par la députée Syrine Mrabet, qui a indiqué que la décision avait été prise par la ministre de la Femme.
Cette décision intervient alors que le suspect principal ainsi que trois autres personnes liées à la garderie ont été maintenus en détention dans le cadre de l’enquête en cours.
Une décision dans un contexte de forte émotion
Depuis la diffusion de l’affaire sur les réseaux sociaux, le dossier suscite une vive émotion dans l’opinion publique. Syrine Mrabet avait annoncé avoir pris contact avec la ministre de la Femme et de l’Enfance afin d’accélérer le traitement de ce dossier, assurant que toutes les mesures nécessaires seraient prises pour protéger les enfants et faire toute la lumière sur les faits.
Selon les déclarations du délégué général à la protection de l’enfance, Moncef Abdallah, les services du ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées ont engagé, dès réception du signalement, les procédures administratives et judiciaires nécessaires visant toute personne ou structure susceptible d’être liée à l’incident.
Il avait précisé qu’un travail technique de terrain est en cours, en coordination entre les différentes parties concernées. Une enquête sécuritaire a été ouverte sous supervision judiciaire, en coordination avec la délégation à la protection de l’enfance et les services de psychiatrie.
Les investigations se poursuivent, a-t-il indiqué, soulignant que l’enfant a été entendu en présence d’un psychologue et qu’une première prise en charge psychologique a été assurée dans un hôpital public. Des visites ont également été effectuées par les services du ministère au sein de l’établissement concerné.
Le témoignage de la mère à l’origine de l’affaire
La mère de l’enfant, à l’origine du signalement, avait livré un témoignage détaillé sur les circonstances de la découverte des violences subies par son fils, témoignage rendu public via la page El Madame sur Instagram.
Selon ce récit, les faits remonteraient au 30 janvier. La mère explique avoir déposé son enfant à la garderie où un évènement devait avoir lieu ce jour-là. Elle affirme ne pas avoir aperçu son fils sur les photographies prises lors de cette journée. À la sortie de la garderie, l’enfant lui aurait semblé inhabituellement silencieux et troublé.
De retour au domicile, elle observe un changement dans sa démarche et perçoit un profond malaise. L’enfant finit par évoquer des gestes qu’un individu lui aurait infligés au sein de l’établissement. La mère indique qu’il s’était uriné dessus en évoquant les faits. En tentant de le changer, elle découvre des signes physiques qu’elle juge alarmants, l’enfant entrant ensuite dans un état de panique aiguë.
Elle affirme s’être immédiatement rendue au poste de police pour signaler les faits. L’enfant a alors été examiné par un médecin légiste. Selon le témoignage maternel, l’expertise médicale aurait conclu à l’existence d’attouchements graves, sans pénétration complète. Le rapport d’expertise de la police scientifique aurait confirmé ces premières constatations.
Audition de l’enfant et poursuite des investigations
La mère affirme également avoir été contactée par le commissariat à la protection de l’enfance, où l’enfant a été entendu en présence d’une psychologue. Selon son témoignage, le petit garçon aurait indiqué que l’individu mis en cause aurait utilisé une couverture pour le maintenir au silence. Il aurait également évoqué trois autres enfants qui auraient subi des actes similaires.
Selon ce même témoignage, la garderie poursuivait encore ses activités plusieurs jours après les faits allégués. La directrice de l’établissement avait été convoquée le 11 février par les autorités.
L’enquête se poursuit afin d’établir les responsabilités, d’identifier l’ensemble des personnes impliquées et de déterminer toutes les circonstances entourant cette affaire particulièrement sensible.
M.B.Z












Commentaire
Judili58
Honte à ce ministère qui met 12 jours pour saisir la justice dans une affaire aussi grave.