L’affaire de l’agression présumée d’un enfant de trois ans dans une garderie privée a relancé le débat sur l’éducation sexuelle en Tunisie. Alors que la société civile appelle à briser le silence et à protéger les enfants, de nombreux internautes soulignent l’importance de doter les plus jeunes des outils pour comprendre et défendre leur corps.
« Le silence met nos enfants en danger »
Pour certains, comme l’influenceuse La Bozarienne, le drame récent illustre l’impact du silence sur la vulnérabilité des enfants : « Le petit doit être armé de mots pour pouvoir parler et protéger son corps. Assez de honte et de tabous… Le vrai problème, c’est ce qui arrive à nos enfants ».

Entre méfiance et nécessité
D’autres internautes relèvent la persistance des résistances culturelles. Selon Nabiha Krir, certaines familles continuent de voir l’éducation sexuelle comme une menace pour les valeurs ou la morale : « On a peur de l’éducation sexuelle, mais la réalité montre que l’ignorance est ce qui met nos enfants en danger, pas les livres ».

La journaliste Khaoula Boukrim rappelle également les difficultés récentes :
« Même sous le règne de son altesse, on retirait les livres d’éducation sexuelle du Salon du Livre, alors que partout dans le monde ils font partie des programmes officiels ». En effet, lors de l’édition du Salon du Livre l’année dernière, il y a eu une campagne pour saisir les ouvrages sur l’éducation sexuelle, notamment des fascicules de l’Unicef.

La prévention avant tout
Des voix comme celle du célèbre blogueur Mehrez Belhassen rappellent le contraste avec les pratiques internationales :
« Aujourd’hui, dans le monde entier, l’éducation sexuelle fait partie des programmes scolaires, alors pourquoi pas en Tunisie ? ». Il souligne que l’éducation sexuelle ne consiste pas à exposer les enfants à des contenus inappropriés, mais à leur apprendre le respect de leur corps et des autres :
« Dans les pays avancés, l’éducation sexuelle dès le plus jeune âge enseigne au petit que son corps est sacré et que personne n’a le droit de le toucher ou de le violer. C’est une protection, pas un danger ».

Cette approche rejoint les recommandations de l’Association Innocence , qui insiste sur la nécessité de briser le silence, de ne pas culpabiliser les victimes et de sensibiliser les parents et enfants aux limites corporelles et aux risques potentiels.
L’éducation sexuelle comme outil de protection
Le drame rappelle que l’éducation sexuelle est un outil de prévention essentiel face aux violences. Elle doit apprendre aux enfants à reconnaître les situations dangereuses et à chercher de l’aide auprès d’adultes de confiance. Les internautes plaident pour un système éducatif qui intègre cette formation de manière progressive, adaptée à chaque âge, et qui soit soutenue par les parents et la société.
S.H














Commentaire
Tunisino
L’égoïsme des parents est à déplorer, ils veulent tout sans être responsables, ils sont sensés suivre leurs enfants avec l’accompagnement nécessaire, ils doivent assumer lorsque leurs enfants subissent des dépassements, mais aussi lorsque leurs enfants deviennent des vagabonds! L’école des littéraires et des illettrés, qui autorise et programme des choses sans se projeter dans le futur, ne fait qu’aggraver les choses. Come exemple, elle parle publiquement de reproduction humaine de A à Z durant le secondaire, alors qu’il était possible de donner juste des flashs, sans approfondissement. Le manque de projet stratégique et la non exploitation des compétences sont en train de couter très chers au développement durable du pays, les tunisiens se sont transformés en des sauvages sous le règne des aventuriers suicidaires, qui ne savent qu’installer l’anarchie.