L’Association Innocence – Barâa pour la protection de l’enfance menacée a exprimé son « soutien absolu » à l’enfant de trois ans victime d’une agression sexuelle présumée au sein d’une garderie privée, appelant à la vigilance médiatique et à une mobilisation collective contre les violences faites aux mineurs.
Un soutien clair à la victime
Dans un communiqué publié à la suite du placement en détention du suspect principal et de trois autres personnes impliquées dans l’affaire, l’association affirme que l’incident survenu dans un espace « supposé garantir protection et sécurité » s’inscrit dans une réalité « récurrente et préoccupante ».
Elle souligne que les chiffres officiels et les rapports annuels des délégués à la protection de l’enfance font état d’un nombre significatif de signalements transmis à la justice, traduisant l’ampleur du phénomène.
L’association insiste sur la nécessité de « briser le mur du silence » et de refuser toute forme de culpabilisation des victimes, considérant ces principes comme fondamentaux dans la lutte contre les violences sexuelles.
Appel à la prudence médiatique
L’Association Innocence appelle également les médias et les internautes à éviter la diffusion de toute information permettant d’identifier l’enfant victime (nom, image ou éléments reconnaissables), mettant en garde contre les conséquences psychologiques et l’atteinte à la dignité que cela pourrait entraîner.
Elle invite par ailleurs les parents à s’engager dans une éducation adaptée à l’âge des enfants, notamment en les sensibilisant dès le plus jeune âge aux notions liées au corps, à l’intimité et au respect des limites.
Rappel du cadre légal
L’association rappelle enfin que l’obligation de signalement constitue une responsabilité morale et légale partagée par tous. Elle souligne que la législation tunisienne prévoit des garanties protégeant l’identité de la personne ayant effectué un signalement, et la met à l’abri de poursuites même si les faits signalés ne sont pas confirmés.
Une affaire suivie par les autorités
Pour rappel, le suspect principal ainsi que trois autres personnes liées à l’établissement ont été placés en détention le 13 février 2026 dans le cadre de l’enquête ouverte sous supervision judiciaire.
Selon les autorités, l’enfant a été entendu en présence d’un psychologue et bénéficie d’une prise en charge psychologique. Les investigations se poursuivent afin d’établir l’ensemble des responsabilités et de déterminer les circonstances exactes des faits.
La veille de la médiatisation de l’affaire, la mère de l’enfant avait publié un témoignage sur Instagram, dans lequel elle relatait les circonstances ayant conduit à la découverte des violences présumées. Selon son récit, les faits remontent au 30 janvier 2026, jour où elle avait déposé son fils à la garderie. Elle affirme avoir constaté un comportement inhabituel à la sortie, puis des signes physiques qu’elle juge alarmants une fois rentrée au domicile, ce qui l’a poussée à déposer immédiatement un signalement. L’enfant a ensuite été examiné par un médecin légiste et entendu par les services compétents, en présence d’une psychologue, dans le cadre d’investigations toujours en cours.
S.H












