La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé vendredi 13 février 2026 au Palais de la Kasbah un conseil ministériel consacré à l’état d’avancement des projets de digitalisation de l’administration. Selon un communiqué de la présidence du gouvernement, l’exécutif a appelé à accélérer l’exécution des projets et à respecter les délais fixés.
Le gouvernement présente la transformation numérique comme un levier de modernisation du service public, mais aussi comme un outil censé renforcer la transparence, simplifier les procédures et soutenir l’activité économique. La digitalisation est également mise en avant comme un moyen de lutte contre la corruption, la contrebande, l’évasion fiscale ou encore les situations de monopole.
Une stratégie intégrée au plan 2026-2030
D’après la même source, la transformation numérique est désormais intégrée au plan de développement 2026-2030, présenté comme une feuille de route nationale unifiée. L’année 2026 devrait marquer, selon le gouvernement, le lancement effectif d’une digitalisation « complète » de l’administration.
L’exécutif affirme vouloir rationaliser l’action publique et renforcer les mécanismes de contrôle économique, tout en facilitant les démarches des entreprises et en améliorant le climat des affaires.
Plusieurs projets déjà annoncés comme opérationnels
Lors du conseil, le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, a présenté un état des lieux des réalisations numériques jusqu’à fin 2025. Le communiqué cite plusieurs projets déjà lancés, dont le paiement à distance de la taxe de circulation, le timbre fiscal électronique, la plateforme des permis de construire « Taamir » et une première phase de la plateforme nationale d’interopérabilité.
Selon la présidence du gouvernement, ces projets ont été intégrés à une plateforme nationale de suivi, censée permettre un pilotage plus centralisé de leur avancement.
192 projets numériques suivis au niveau national
Le conseil ministériel a également porté sur les projets programmés pour 2026. Toujours selon le communiqué, 192 projets numériques font actuellement l’objet d’un suivi au niveau national.
Les discussions auraient notamment porté sur les obstacles techniques, organisationnels ou opérationnels qui ralentissent certains chantiers, avec l’objectif affiché d’accélérer leur mise en œuvre dans l’ensemble des ministères et des structures publiques.
Cette volonté d’accélération intervient alors que plusieurs services numériques publics continuent de susciter des critiques de la part des citoyens, notamment en raison de dysfonctionnements techniques, d’interruptions fréquentes ou de procédures jugées peu claires. La facturation électronique, par exemple, a fait récemment l’objet d’une polémique.
Paiement électronique et interconnexion en tête des priorités
En clôture, Sarra Zaâfrani Zenzri a insisté sur l’importance d’accélérer les solutions de paiement électronique et l’interconnexion entre les services publics numériques. La cheffe du gouvernement a également appelé à prioriser les projets ayant un impact direct sur le quotidien des citoyens et sur l’environnement des investisseurs.
Le gouvernement affirme enfin vouloir aller vers une administration fondée sur les données ouvertes et l’intelligence artificielle, tout en mettant l’accent sur le renforcement de la cybersécurité.
Reste que la réussite de cette accélération dépendra autant de l’annonce des feuilles de route que de la capacité des plateformes à fonctionner de manière stable, accessible et coordonnée entre les administrations. Un enjeu d’autant plus sensible que plusieurs services déjà lancés continuent de faire l’objet de critiques.
M.B.Z











Commentaire
HatemC
J’ai entendu ce discours plusieurs fois … et à chaque fois c’est décevant … HC