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Une infirmière tunisienne retrouvée morte dans des circonstances suspectes à Janzour en Libye 

Par Nadya Jennene

Une jeune Tunisienne originaire du gouvernorat de Gafsa a été retrouvée morte à son domicile à Janzour, dans la banlieue nord de Tripoli en Libye. L’annonce, confirmée par Mustapha Abdelkebir sur les ondes de Jawhara FM, vendredi 13 février 2026, a suscité une vive émotion. Une enquête a été ouverte par les autorités libyennes, tandis que deux personnes ont été placées en détention. Le dossier, désormais qualifié de « décès suspect », mobilise également les autorités consulaires tunisiennes.

Selon Mustapha Abdelkebir, président de l’Observatoire tunisien des droits de l’homme, l’alerte a été donnée après que des difficultés à joindre la jeune femme ont suscité l’inquiétude de son entourage. La victime travaillait dans une clinique privée à Janzour, connue pour ses services en obstétrique.

Face à l’impossibilité de la contacter, les autorités se sont rendues à son domicile. Sur place, ils ont découvert son corps portant des traces de brûlures, contrairement aux premières rumeurs évoquant un corps calciné. 

Les services de sécurité libyens, notamment la police scientifique, ont procédé à la levée du corps et aux constatations d’usage. Une enquête a été immédiatement ouverte afin de déterminer les circonstances exactes du décès.

D’après les informations communiquées par Mustapha Abdelkebir, deux personnes ont été placées en détention provisoire dans le cadre de l’enquête : une femme tunisienne et un ressortissant libyen. L’identité précise et le rôle de ces personnes dans les faits restent, à ce stade, soumis au secret de l’instruction.

Interrogé sur la nature des charges retenues, Mustapha Abdelkebir s’est montré prudent, rappelant qu’il ne disposait pas encore du rapport d’enquête préliminaire complet. Les éléments actuellement disponibles confirment toutefois l’ouverture d’une information judiciaire et la poursuite des investigations.

Mustapha Abdelkbir a insisté sur la nécessité de ne pas précipiter les procédures : « Nous demandons que le dossier ne soit pas refermé hâtivement et que le corps ne soit transféré qu’après l’achèvement de toutes les mesures légales. » Il a souligné que, même dans le cas d’un décès naturel, les formalités peuvent prendre plusieurs jours ; a fortiori lorsqu’il s’agit d’une mort suspecte nécessitant expertises médico-légales et investigations complémentaires.

Dans ce même contexte, il a évoqué également un autre drame : le décès, en Allemagne, d’une autre infirmière tunisienne survenu il y a environ un mois et demi. Dans cette affaire, un suspect d’origine palestinienne a été interpellé, selon ses dires. 

N.J

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