Le ministère de la Femme a publié, samedi 14 février 2026, un communiqué appelant à la vigilance quant à la circulation d’informations personnelles liées à l’affaire d’agression sexuelle présumée visant un enfant dans une garderie privée. Le ministère insiste sur la nécessité absolue de préserver l’identité du mineur, rappelant que toute donnée susceptible de conduire à son identification constitue une atteinte grave à ses droits et expose ses auteurs à des poursuites judiciaires.
Protection de l’enfant et cadre légal
Le département ministériel souligne que la divulgation d’éléments permettant d’identifier l’enfant, directement ou indirectement, contrevient à la Constitution, au Code de protection de l’enfant ainsi qu’à la loi organique n°63 de 2004 relative à la protection des données personnelles. Il appelle ainsi médias, plateformes numériques et internautes à faire preuve de responsabilité dans le traitement et le partage des informations relatives à cette affaire.
Le ministère rappelle également que tout signalement concernant une menace pour l’intérêt supérieur d’un enfant peut être effectué auprès des services compétents ou via les numéros dédiés 192 et 1809, ainsi qu’auprès des bureaux régionaux des délégués à la protection de l’enfance.
Fermeture de la garderie concernée
Dans ce contexte, la ministre avait décidé la fermeture de l’établissement impliqué, conformément aux dispositions légales en vigueur. Cette mesure a été exécutée par les services régionaux du ministère, en coordination avec les autorités locales.
Quatre personnes placées en détention
Pour rappel, le suspect principal ainsi que trois autres personnes liées à la garderie ont été placés en détention le 13 février 2026 dans le cadre de l’enquête ouverte sous supervision judiciaire. Selon les autorités, l’enfant a été entendu en présence d’un psychologue et bénéficie d’un suivi spécialisé, tandis que les investigations se poursuivent afin d’établir l’ensemble des responsabilités et de déterminer précisément les circonstances des faits.
L’affaire avait émergé publiquement après le témoignage publié par la mère de l’enfant sur Instagram. Elle y relatait que les faits remonteraient au 30 janvier 2026, jour où elle avait déposé son fils à la garderie. Elle affirme avoir constaté un comportement inhabituel à la sortie, puis des signes physiques jugés inquiétants une fois rentrée chez elle, ce qui l’a conduite à effectuer immédiatement un signalement. L’enfant a ensuite été examiné par un médecin légiste et entendu par les services compétents, toujours en présence d’une psychologue.
M.B.Z













