Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Brahim Bouderbala, a reçu, lundi 16 février 2026 au palais du Bardo, l’ambassadrice de l’Inde à Tunis, Devani Uttam Khoragade, pour un entretien consacré au renforcement de la coopération bilatérale.
À cette occasion, le président du Parlement a exprimé « son souhait de poursuivre les efforts visant à consolider les relations entre les deux pays et à les développer davantage, notamment dans les domaines économique, social, académique et culturel », d’après un communiqué de l’ARP. Il a souligné « la disposition de l’Assemblée à soutenir la coopération bilatérale, à travers l’accompagnement des efforts gouvernementaux et l’appui aux initiatives favorisant le rapprochement entre Tunis et New Delhi ».
Brahim Bouderbala a également rappelé la création d’un groupe de coopération parlementaire avec les pays d’Asie et d’Australie, dont est issu le groupe d’amitié Tunisie–Inde. Il a, par ailleurs, mis en avant « la place importante de l’Inde sur la scène internationale », saluant « le rôle qu’elle peut jouer dans la promotion de l’équilibre entre les puissances et dans la consolidation des valeurs de justice et de paix, dans un contexte marqué par des mutations globales ».
Soutien réaffirmé à la cause palestinienne
Le président du Parlement a, en outre, réaffirmé le soutien de la Tunisie aux causes justes, en particulier la cause palestinienne, évoquant les violences subies par le peuple palestinien et appelant à un renforcement du soutien international à son droit à l’autodétermination.
Relations historiques et coopération sectorielle
De son côté, l’ambassadrice indienne a souligné la solidité des relations historiques entre les deux pays, fondées sur des valeurs communes et le respect mutuel. Elle a mis en avant l’importance des liens culturels et civilisationnels unissant les deux peuples, tout en réaffirmant la volonté de son pays de renforcer la coopération avec la Tunisie, considérée comme un partenaire africain et arabe stratégique.
Devani Uttam Khoragade a également évoqué la coopération existante dans le domaine de la santé, notamment à travers le partenariat entre l’Inde et l’Institut Pasteur de Tunis, qu’elle a qualifié d’exemple réussi de collaboration bilatérale.
Elle est par ailleurs revenue sur le deuxième forum ministériel arabo-indien, tenu le mois dernier à New Delhi, au cours duquel les discussions ont porté sur le renforcement des valeurs démocratiques ainsi que sur plusieurs questions régionales et internationales.
Vers une intensification des échanges
L’ambassadrice a exprimé l’espoir de voir la commission mixte tuniso-indienne activée afin de consolider davantage les relations bilatérales, appelant à intensifier les échanges de visites entre responsables et parlementaires des deux pays. Elle a, dans ce cadre, invité le président de l’Assemblée ainsi qu’une délégation parlementaire à effectuer une visite en Inde.
Elle a également fait part de la volonté de son pays de travailler à la suppression des visas pour les ressortissants tunisiens, dans le but de renforcer les échanges touristiques et économiques, appelant à approfondir l’examen de cette mesure par les deux parties.
Enfin, la diplomate indienne a réaffirmé le soutien de son pays à la cause palestinienne, rappelant que l’Inde figure parmi les premiers États non arabes à avoir reconnu l’État palestinien, et soulignant la poursuite de son appui à la solution à deux États ainsi que l’envoi d’aides humanitaires au peuple palestinien depuis le début de la guerre.
S.H











Commentaire
HatemC
Le titre est trompeur par rapport au contenu.
Tunisie – Inde … beaucoup de verbes, zéro décision
La rencontre avec l’ambassadrice Devani Uttam Khoragade est présentée comme une avancée diplomatique.
En réalité, il s’agit d’un communiqué classique, riche en intentions… mais pauvre en résultats.
On y trouve une accumulation de formules bien connues :
– « renforcer la coopération »
– « consolider les relations »
– « activer la commission mixte »
– « intensifier les échanges »
Mais aucune :
– décision
– feuille de route
– accord signé
– calendrier
– mécanisme opérationnel
Il faut aussi rappeler une réalité institutionnelle :
la politique des visas relève de l’exécutif, pas du Parlement.
La rencontre au Bardo est donc symbolique, non décisionnelle.
Elle dit .. » la volonté de son pays de travailler à la suppression des visas pour les ressortissants tunisiens » ///
Dans le langage diplomatique, c’est le niveau le plus préliminaire possible.
Pendant ce temps, les éléments réellement structurants brillent par leur absence :
– aucun objectif commercial chiffré
– aucun projet industriel ou pharmaceutique
– aucun programme de mobilité étudiante ou d’affaires
– aucune connectivité aérienne directe annoncée
La seule coopération concrète mentionnée concerne un partenariat déjà existant avec l’Institut Pasteur de Tunis….
Ce Bouderbala brasse du vent … tout comme le gouvernement et leur président des enrhumeurs de crétins … HC