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Abid Briki veut « consolider le 25-Juillet » en élargissant le cercle de participation

Par Raouf Ben Hédi

Le secrétaire général du mouvement La Tunisie en avant, Abid Briki, a estimé mardi 17 février 2026, sur les ondes de la Radio nationale, que l’administration tunisienne est aujourd’hui dans un état de « relâchement » tel que l’action publique devient presque « impossible ». Pour lui, la réforme de l’administration constitue « la porte d’entrée » indispensable à toute réforme économique ou sociale.

Selon lui, une administration efficace doit reposer sur la transparence, la clarté, la gouvernance et la capacité d’exécution. « Sans administration performante, il sera très difficile de mettre en œuvre les autres réformes », a-t-il martelé.

Des principes répétés… sans programmation réelle

Abid Briki a salué, sur le plan des principes, les discours du président de la République sur la souveraineté nationale et la restauration du rôle social de l’État. Mais il a pointé une faiblesse centrale : l’absence de passage « du principe à la programmation, puis à l’évaluation ».

Il a insisté sur le fait que l’État ne peut pas se contenter d’énoncer des slogans. Il doit transformer ces orientations en politiques publiques concrètes, suivies et mesurables.

Pour une “gouvernement politique” et un pacte national

Interrogé sur la notion de « gouvernement politique », Abid Briki a expliqué qu’il ne s’agit pas nécessairement d’un gouvernement de partis, mais d’un exécutif disposant d’une vision claire et d’objectifs définis, les technocrates étant chargés d’exécuter dans leur champ de compétence.

Il a enfin appelé à « consolider » le processus du 25-Juillet, en élargissant le cercle de participation et en instaurant un pacte politique autour de principes communs, plutôt qu’un simple dialogue national.

L’UGTT : un tournant difficile

Sur l’Union générale tunisienne du travail, Abid Briki a dit éviter traditionnellement d’intervenir dans ses affaires internes, mais il a jugé que l’organisation traverse aujourd’hui un tournant « très difficile ».

Il a attribué une part de la crise à l’abandon d’un mécanisme interne de limitation des mandats, qu’il a décrit comme une étape démocratique importante.

R.B.H

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Commentaire

  1. Tunisino

    Répondre
    17 février 2026 | 18h31

    Toujours la même approche de l’après 2011, qui a rendu la Tunisie plus difficile à vivre. Que de la politique stérile, l’essentiel est le pouvoir, ce qui rend durablement la vie des tunisiens moins difficile est loin des têtes limitées, égoïstes, et suicidaires.

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