Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu dans l’après-midi du 16 février 2026 au palais de palais de Carthage la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri.
Cette rencontre a été consacrée à la situation générale dans le pays, notamment au fonctionnement de plusieurs services publics que le chef de l’État estime ne pas être gérés de manière satisfaisante. Selon lui, l’objectif serait « clair et manifeste » : attiser les tensions par des figures de l’ancien système qui chercheraient à se repositionner sur la scène politique.
Le président a affirmé que la Tunisie n’a plus besoin de prolonger la bataille de la libération nationale, ni de se limiter à une révolution législative, mais qu’elle doit désormais engager une « révolution administrative », accompagnée d’une réforme culturelle en profondeur. Il a également souligné que les efforts se poursuivent sans interruption pour autonomiser les jeunes et restituer leurs droits légitimes à ceux qui ont été victimes d’exclusion et de corruption.
Pour le chef de l’État, les objectifs de la Révolution tunisienne, déclenchée le 17 décembre 2010, ne pourront être pleinement atteints qu’à travers l’instauration d’une véritable justice sociale.
Sur un autre plan, Kaïs Saïed a insisté sur l’unité de l’État, estimant que certains acteurs n’ont pas saisi la portée du moment historique actuel. Il a déclaré que ceux « qui sont en dehors de l’Histoire » ne peuvent prétendre participer à sa construction. Les attentes du peuple tunisien, a-t-il assuré, seront concrétisées par des responsables qu’il qualifie de patriotes sincères, conscients que la responsabilité est une lourde charge et non un privilège.
Le président a enfin affirmé que la scène politique est « claire » aux yeux des Tunisiens, qu’il s’agisse de ceux qui, selon lui, répartissent les rôles entre eux ou de ceux qui en assurent la mise en scène.
S.F











2 commentaires
Roberto Di Camerino
Quand méme, Si Hatem, il ne faut pas oublier qu’il a renové la piscine du Belvedere et a confié la reconstruction du State Geo André aux Chinois.
HatemC
@ ce président qui nous saoule avec ses « traitres » … l’efficacité est la seule réponse politique crédible.
Les discours sur les « traîtres », « l’ancien système » ou « ceux qui sont hors de l’Histoire » peuvent mobiliser une base, mais ils ne règlent ni le chômage, ni la croissance, ni les services publics défaillants.
Quand un chef d’État reste dans l’invective :
– il polarise la société
– il déresponsabilise l’exécutif (tout devient la faute des autres)
La meilleure façon de répondre aux opposants n’est pas de les qualifier, mais de livrer des résultats visibles et chiffrés.
En politique, la légitimité se maintient par la performance, pas par le vocabulaire. Or son bilan est négatif …
Tout le vocabulaire sur les « traîtres » et la « révolution administrative » devient du vent quand aucune réalisation concrète n’est à montrer.
Si on fait le bilan factuel depuis son arrivée :
– Services publics … toujours en panne ou inefficaces.
– Économie … croissance quasi nulle, inflation élevée, chômage persistant, investissements étrangers très limités.
– Réformes structurelles … promesses répétées (justice sociale, révolution administrative) non concrétisées.
– Projet de société … discours permanent mais aucune infrastructure, aucune initiative industrielle ou technologique aboutie.
En résumé
Beaucoup de rhétorique, très peu d’action.
L’« efficacité » qu’il clame comme réponse aux opposants est… absente du bilan.
Kaïs Saïed passe son temps à dénoncer les « traîtres » et l’« ancien système », à parler de révolution administrative et de justice sociale … blablabla sous un baobab … il est saoulant … HC