Le ministère de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Seniors a rappelé, mardi 17 février 2026, aux responsables des établissements privés de la petite enfance (crèches, jardins d’enfants, garderies scolaires et clubs) qu’il est strictement interdit de publier des photos ou vidéos d’enfants sur les sites internet, les plateformes numériques et les pages de réseaux sociaux.
Dans son communiqué, le ministère souligne que la diffusion d’images d’enfants fréquentant ces établissements, accompagnée de l’identification de leur identité, constitue une atteinte grave aux droits de l’enfant, à sa vie privée et à ses données personnelles. Une pratique qui représente, selon le ministère, une violation manifeste de la loi.
Le ministère appelle ainsi les responsables de ces structures à s’abstenir de publier des images des enfants à des fins publicitaires ou promotionnelles, y compris en cas d’accord des parents. Il insiste sur le fait que les établissements concernés sont tenus de protéger l’identité des enfants et leurs données personnelles, de respecter les programmes pédagogiques officiels, et de veiller à ce que les activités proposées soient conformes à l’intérêt supérieur de l’enfant.
Des dépassements largement constatés dans le privé
Dans les faits, cette mise en garde intervient dans un contexte où de nombreux établissements privés font de leurs réseaux sociaux un outil central de communication et de promotion. Il n’est pas rare de voir circuler quotidiennement des photos et vidéos d’enfants en pleine activité, lors de sorties, d’ateliers ou de fêtes, parfois avec des éléments permettant de les identifier. Ces contenus, une fois publiés, peuvent être largement partagés, copiés et détournés, exposant les enfants à des risques bien réels. Une situation d’autant plus problématique que les règles de protection de l’enfance et de respect de la vie privée sont connues et rappelées depuis des années.
Enfin, le ministère a indiqué que tout signalement urgent lié à une menace contre l’intérêt supérieur de l’enfant peut être effectué auprès des services centraux et régionaux compétents, via les numéros 192 et 1809, ou en contactant les bureaux régionaux des délégués à la protection de l’enfance.
R.B.H










