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Une pétition de soutien à Kamel Jendoubi face à une campagne de dénigrement

Par Nadya Jennene

Une pétition rendue publique par des militants et acteurs de la société civile dénonce ce qu’elle qualifie de « cabale » visant Kamel Jendoubi, figure historique de la défense des droits humains en Tunisie. Les signataires y expriment leur indignation et affirment que les attaques dont il fait l’objet dépassent le cadre personnel pour toucher, selon eux, aux principes mêmes de l’universalité des droits et des libertés.

Dans ce texte, les initiateurs affirment que les attaques actuelles ne proviendraient pas des cercles traditionnellement proches du pouvoir, mais d’« opposants progressistes autoproclamés ». Ils estiment que, au-delà de la personne visée, c’est « l’essence même du combat pour les droits et les libertés » en Tunisie qui serait mise en cause.

« Discriminer les prisonniers d’opinion selon leurs appartenances relève d’un fanatisme dont la fonction est de valider la répression alors qu’il se targue d’opposition. Les vociférations contre l’éthique de la solidarité due à toutes les victimes, sont-elles autre chose qu’une énième diversion pour conforter le pouvoir dans sa répression. La cabale contre Jendoubi aujourd’hui – parce qu’il refuse de faire le tri des victimes – relève au fond d’une vision perverse qui conçoit les droits comme autant de privilèges que l’on concède aux uns et dont on prive les autres. Une vision aux antipodes des droits humains », lit-on dans le texte de la pétition.

Selon les auteurs de la pétition, la polémique actuelle serait liée à l’attachement de Kamel Jendoubi au principe de l’indivisibilité des droits humains. Ils rappellent qu’il a défendu, au fil des années, des victimes de la répression issues de sensibilités diverses – de gauche, libérales, islamistes, séculières ou nationalistes – considérant que « la dignité humaine prime sur l’appartenance idéologique ».

Le texte critique toute tentative de distinguer les prisonniers d’opinion selon leurs affiliations politiques, y voyant une dérive contraire à l’universalité des droits humains et susceptible, selon eux, de conforter les logiques de répression.

Les signataires y expriment leur « solidarité indéfectible » avec Kamel Jendoubi face aux « campagnes de calomnie », soulignent que la défense de toutes les victimes de la répression constitue un devoir et réaffirment leur attachement au caractère universel des droits humains et à l’éthique de l’action civique et politique.

Parmi les personnalités signataires figurent notamment Bochra Belhaj Hamida, Mokhtar Trifi, Sana Ben Achour, Hamadi Redissi, Dalila Msadek, Raja Ben Slama, Yosra Frawes, Mohieddine Cherbib ainsi que Bernard Dreano, président du Cedétim (France), et Abderrahim Afarki, ancien prisonnier d’opinion marocain.

N.J

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