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France – Alerte à la bombe au siège de LFI : évacuation et climat de tensions dénoncé

Par Myriam Ben Zineb

Le siège national de La France insoumise (LFI) a été évacué mercredi 18 février 2026 après une alerte à la bombe signalée aux autorités, a indiqué Manuel Bompard, coordinateur du mouvement, détaillant le déroulement de l’intervention policière et dénonçant un climat de pressions visant ses militants.

Évacuation après l’installation d’un dispositif policier

Selon Manuel Bompard, les faits se sont déroulés aux alentours de 10 heures, lorsque des cordons policiers ont été déployés dans les rues entourant le siège. Les salariés présents ont appris des forces de l’ordre que la police avait reçu un signalement évoquant la présence d’un engin explosif dans les locaux.

Les autorités ont alors demandé l’évacuation immédiate du bâtiment afin de procéder à une vérification complète, une opération de « levée de doute » destinée à confirmer l’existence ou non d’une menace.

Reprise des activités après vérification

À l’issue des contrôles, aucune bombe n’a été découverte dans les locaux. Les salariés ont donc pu regagner leur lieu de travail et reprendre leurs activités.

Manuel Bompard a indiqué ne pas disposer d’informations sur l’origine des menaces, celles-ci ayant été transmises directement aux services de police.

Une série d’incidents signalés depuis plusieurs jours

Le coordinateur de LFI affirme que cet épisode s’inscrit dans une série d’actes hostiles visant son mouvement. Il évoque notamment une quinzaine de permanences ou locaux de campagne attaqués ou dégradés, ainsi que des militants et candidats menacés ces derniers jours.

Il a appelé les sympathisants à faire preuve de vigilance et de sang-froid, tout en accusant certains responsables politiques et médias d’alimenter, selon lui, un climat de tensions par des accusations qu’il juge infondées.

Une affaire meurtrière qui attise les tensions politiques

L’alerte intervient quelques jours après la mort de Quentin Deranque, un militant de 23 ans décédé à Lyon après avoir été violemment frappé par plusieurs individus lors d’affrontements en marge d’un rassemblement politique.

Selon des informations concordantes d’agences internationales, plusieurs personnes ont été interpellées dans l’enquête pour homicide volontaire, dont un collaborateur parlementaire lié à un élu LFI, tandis que les investigations visent à déterminer les responsabilités individuelles exactes dans cette agression collective.

Le décès est survenu après une attaque menée par un groupe d’assaillants masqués qui lui ont infligé de graves lésions cérébrales. L’affaire a ravivé les tensions politiques et sécuritaires dans le pays, nourrissant une vive polémique entre responsables publics sur le climat de violence et de radicalisation du débat politique.

Appel à préserver le débat démocratique

Manuel Bompard a insisté sur le fait que son mouvement n’avait « aucune responsabilité » dans les faits de Lyon, rappelant qu’une enquête judiciaire est en cours pour déterminer les culpabilités individuelles.

Il a estimé que les menaces visant élus et militants constituent une atteinte grave au débat démocratique, assurant que des mesures de sécurité ont été prises sans en révéler la nature.

Il a conclu en affirmant que la situation devrait « inquiéter tout le monde », tout en déclarant que son mouvement poursuivrait son action « par les voies démocratiques ».

M.B.Z

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2 commentaires

  1. HatemC

    Répondre
    18 février 2026 | 14h40

    Un parallèle existe en Tunisie, la polarisation entre islamistes et modernistes a conduit à l’échec de la transition démocratique après la dite révolution, avec des centaines de morts au fil des années, l’échec a conduit à l’émergence d’une nouvel dictature celle-là populiste et elle est la plus insidieuse … la cause revient à la maturité politique des Tunisiens et la robustesse civique qui ont manqué …
    Le concept de DICTATURE POPULISTE existe et se distingue des régimes autoritaires classiques par sa stratégie : elle exploite le soutien populaire, la rhétorique anti-élites et les institutions démocratiques tout en les affaiblissant progressivement, la Tunisie est un cas d’école.

    Contrairement à certains pays où la polarisation a permis l’ascension d’un pouvoir populiste insidieux, en France un leader populiste comme Jean-Luc Mélenchon et son mouvement LFI n’a aucune chance de reproduire ce schéma.

    Pourquoi ?
    – Le peuple français est globalement mûr politiquement.
    – La population est éduquée et informée, capable de distinguer débats légitimes et débordements. – Les incidents violents ou intimidants sont rapidement maîtrisés grâce à cette maturité démocratique et au fonctionnement des institutions.

    La France peut connaître des tensions et des excès ponctuels, mais la robustesse civique et démocratique de ses citoyens et de ses institutions empêche qu’une dérive populiste autoritaire s’installe durablement … HC

  2. HatemC

    Répondre
    18 février 2026 | 14h26

    Cela illustre malheureusement la spirale de tensions politiques et de violence qui s’intensifie parfois en France.
    Les groupes proches de La France Insoumise (LFI) et, de l’autre côté, des groupuscules d’extrême droite comme Collectif Némésis sont dos à dos :
    – Tous deux n’hésitent pas à recourir à la violence.
    – Tous deux sont perçus comme intimidants ou agressifs.
    Le drame récent, avec la mort de Quentin Deranque, illustre jusqu’où cette escalade peut conduire.

    La violence est le signe d’un échec du débat.
    Ceux qui en abusent montrent qu’ils n’ont ni les arguments, ni les leviers nécessaires pour convaincre dans l’espace démocratique.

    Peu importe les opinions de chacun … aucune cause politique ne justifie la violence, encore moins la mort d’une personne.
    La démocratie se protège par le débat et le respect, jamais par les coups ou les agressions, la peur ou le sang …

    Partout où le dialogue s’efface au profit de la violence, la démocratie recule … HC

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