La Fédération générale de l’enseignement secondaire a affirmé que les grèves régionales observées du 16 au 18 février 2026 dans les établissements d’enseignement secondaire ont enregistré un taux de participation dépassant 75 %, saluant une mobilisation qu’elle qualifie de « réussite ».
Dans un communiqué publié mercredi 18 février 2026, la fédération, relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a exprimé sa « gratitude et sa reconnaissance » envers les enseignants ayant respecté la grève et contribué à la réussite de cette action, ainsi qu’aux structures syndicales régionales et locales pour leur mobilisation.
Un mouvement échelonné sur trois jours
Ce mouvement de protestation s’est déroulé sur trois jours, selon un calendrier régional échelonné. La première journée, le lundi 16 février, a concerné les gouvernorats du nord, suivie le 17 février par ceux du centre, avant de s’achever le 18 février dans les régions du sud. Durant chaque journée, les cours ont été totalement suspendus dans les établissements concernés.
Un revirement stratégique du syndicat
Cette mobilisation intervient après un revirement stratégique du syndicat. En novembre 2025, la fédération avait décidé de boycotter les examens, une mesure particulièrement sensible. Toutefois, cette décision a été suspendue début février 2026 au profit de grèves régionales, dans une démarche visant à maintenir la pression sur le ministère de l’Éducation.
La fédération insiste sur le fait que le taux de participation enregistré constitue, selon elle, « une preuve claire de l’attachement des enseignants à leurs revendications légitimes » et un encouragement à poursuivre la mobilisation jusqu’à leur satisfaction. Elle appelle, dans ce cadre, les enseignants à approfondir les discussions sur les prochaines étapes et à renforcer leur unité autour des structures syndicales.
Le syndicat réclame notamment l’application des accords conclus antérieurement, l’amélioration des conditions de travail et une prise en charge plus efficace des difficultés structurelles que connaît l’école publique, tout en dénonçant la montée de la violence en milieu scolaire.
S.H











